
Sans l’usage de mon ordinateur depuis deux fins de semaine, j’en ai profité pour prendre quelques livres à la bibliothèque du 10e arrondissement. Or, tant qu’à lire à Paris, c’est évidemment une occasion de choisir des livres qui seront au diapason avec l’endroit où j’évolue dans le présent. Si à priori, j’avais l’idée de me lancer dans la série de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, un récit initiatique écrit au XXe siècle sur Paris à Paris, je suis vite revenu sur terre en constatant l’amplitude physique de l’œuvre ; assurément, lire cette série coûterait en temps mon voyage… (mauvais choix Carl !). Finalement, histoire d’être transcendé par de grands esprits parisiens, j’emprunterai donc comme livres de route :
- Bel Ami, de Maupassant : L’histoire de la réussite sociale d’un journaliste qui jongle avec calcul et diplomatie dans les coulisses du pouvoir et des cercles parisiens.
- Les Rêveries du promeneur solitaire, de Jean-Jacques Rousseau : Le philosophe s’engage ici dans une réflexion introspective sur son propre passé. Pour cela, il arpente les lieux qu’il affectionne à Paris.
- Le Spleen de Paris, de Charles Baudelaire : Les divagations poétiques de mon auteur fétiche des Fleurs du Mal, qui nous fait apprécier la ville comme les reflets de l’âme.

Mirroir, mirroir… Dis-moi qui je suis.
Me voilà donc bien chargé en livres de route pour occuper mes temps morts durant mon séjour. Et tant qu’à me prêter à l’exercice de la lecture, pourquoi ne pas joindre ici l’utile à l’agréable, en allant lire dans un endroit inspirant. Ainsi, après avoir arpenté le 10e arrondissement dans tous ses moindres recoins, je me suis finalement réconcilié avec mon quartier en concentrant mes sorties vers l’est de mon domicile, soit aux alentours du canal Saint-Martin ; j’y ai même trouvé un endroit fixe pour m’y arrêter quotidiennement. Lire la suite »
le 13 octobre 2006 par Carl Boileau713 visionnements
Écologie, Cinéma, Politique internationale, Stage Paris-2006
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Mercredi soir dernier, j’ai réussi à me faufiler à la projection privée du film, Une vérité qui dérange, le fameux documentaire sur le combat de monsieur Gore contre le réchauffement planétaire. La présentation était particulière, car non seulement l’ancien adversaire de George Bush à l’élection présidentielle étasunienne était sur place pour introduire le film, mais il fallait avoir été préalablement invité par le président de l’Assemblée nationale française pour pouvoir assister à l’événement. Toutefois, si cette soirée était avant tout destinée aux parlementaires français, ce fut, semble-t-il, plutôt les collaborateurs immédiats de ceux-ci qui se déplacèrent à l’événement.
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J’ai rencontré Aurore au resto-bar l’Envol, quelques minutes exactement après ma mésaventure avec le chien errant. À ce moment-là, c’était aussi mes retrouvailles avec Laurent. En effet, celui-ci a été le coloc de mon père quand j’avais 17 ans, appartement que nous partagions aussi avec l’autre colocataire… l’incomparable Michel Brulé. Le contexte environnemental de cet appartement était vraiment particulier :
- Moi, 17 ans, en pleine crise d’adolescence, j’étais à quelques mois de quitter le logement paternel.
- Michel, 28 ans, ambitieux et débrouillard, il distribuait, à ce moment dans les bars, son premier livre Le Manifeste des Intouchables à 5$ l’exemplaire. On connaît la suite de cette démarche.
- Laurent, 37 ans, tous juste débarqué de France, de nature joviale et fêtard invétéré, il était le seul des quatre satisfait dans la situation.
- Mon père, 44 ans, au plus bas de sa dépression… toujours imbibé d’alcool à râler sur tout.
Quatre hommes, chacun séparé de son cadet par une dizaine d’années, un appartement byzantin dans l’est du Plateau, un environnement social inusité… un cocktail original. D’ailleurs, Michel s’en est inspiré pour fixer le décor de son deuxième livre Fond de semaine. Il va sans dire… il ne vous sera pas très difficile de relier les personnages de l’histoire avec ceux réels qui les ont inspirés. En me remémorant cette «amusante» œuvre d’anthologie du Plateau Mont-Royal, ce chapitre de ma vie, je constate que le temps a bien défilé depuis… les derniers cheveux blancs de Laurent me confirmant ici une marque tangible du passage des années. Mais à part ce détail, Laurent n’a pas changé : toujours sans le sou à me rassasier les mêmes histoires nébuleuses à propos de ses entreprises artistiques… à croire qu’il est encore dans Fond de semaine. Ce qui m’amène à penser aux autres personnages du livre en question… que sont-ils devenus maintenant, 15 ans plus tard ? Mon père a stagné dans ce logement qu’il occupe encore et n’a jamais remis en question ses conditions de vie : en fait, rien n’a changé pour lui si ce n’est le vide qu’il a créé autour de sa personne. Michel, lui, a fait fortune dans le domaine de l’édition, il est devenu millionnaire, à édité les pensées d’une centaine d’intellectuels, à vécu mille et une aventures aux quatre coins de la planète… mais il est demeuré célibataire. Et moi, hé bien, je me retrouve à Paris, à l’Envol, toujours dans l’élan de mon élection à Montréal… en train de penser à mon ancienne vie. Décidément, je partais de loin.
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Oui, vous constaterez un certain ralentissement de mon activité sur mon blogue. Il s’avère, en effet, que l’ordinateur qui m’a été prêté par mon coloc à Paris est en réparation. Or, j’y avais à l’intérieur mes prochains articles en construction, mes dernières photos et mon carnet d’adresse électronique. Ne pouvant prendre mes courriels qu’à partir de mon bureau, je serai donc assez difficile d’accès pour les prochains jours.
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le 6 octobre 2006 par Carl Boileau243 visionnements
Sociologie, Stage Paris-2006, [archive vidéo]
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Dans mon premier article à Paris, j’y évoquais habiter à 15 minutes de roller de l’hôtel de ville! He bien, c’était finalement la perception erronée d’un Montréalais méconnaissant l’expérience du déplacement à Paris. En réalité, traverser trois kilomètres à Paris n’a rien à voir avec parcourir trois kilomètres à Montréal. Ainsi, c’est plutôt aux alentours de 45 minutes le temps qu’il me prend pour franchir en roller les trois kilomètres séparant mon domicile à l’Hôtel de Ville… de quoi me faire réfléchir sur les causes générant cette différence temporelle.
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