Benoît Labonté : marionnette de PowerCorp
Cet article à été diffusé, ici, sur l’Aut’Journal, puis dans le journal Le Couac

Ou les raisons pourquoi La Presse parle autant de Gérald Tremblay et de Benoît Labonté.

Vous aurez sans doute remarqué qu’il ne se passe pratiquement pas une journée sans que, sous un prétexte ou un autre, le journal La Presse ne publie la photo de Gérald Tremblay. Ces derniers temps, à la faveur de la course à la chefferie d’un parti politique pourtant moribond, Vision Montréal, La Presse multiplie les articles sur Benoît Labonté. Pourtant, on chercherait en vain le nom de Richard Bergeron dans La Presse, sauf parfois à la toute fin d’un article d’importance secondaire. Comment cela s’explique-t-il ? C’est à cette question que nous tenterons ici de répondre. À dix-huit mois de la prochaine élection municipale, ce sera l’occasion de tirer de précieux enseignements sur le fonctionnement de notre belle démocratie.

L’édition du lundi 14 avril 2008 de La Presse permet à merveille de montrer combien ce journal est orienté au niveau de son contenu. Pour en comprendre les raisons, nous nous intéresserons aussi au propriétaire de La Presse, Power Corporation du Canada, appartenant au multimilliardaire Paul Desmarais.

La Presse : un journal orienté
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Sphinx d'abbott ?!?

Réflexe de patineur oblige, je suis toujours attentif aux obstacles sur le sol ; qui plus est, cette aptitude est dédoublée par mes sens d’entomologiste à l’affut. Alors, même dans une métropole comme Montréal, je découvre quelquefois des insectes étonnants (mantes religieuses, nèpes, dytiques, chenilles m’étant inconnus). Ainsi donc, revenant de l’épicerie en mai dernier, j’ai discerné le cadavre écrasé d’un Sphinx d’Abbott sur le trottoir. Pour le commun des mortels, la présence de ce papillon à Montréal passera complètement inaperçue; pourtant, chez les initiés, il sera le signe manifeste d’un changement dans notre environnement. Toutefois, avant d’enclencher mes explications sur le sujet, laissez-moi vous raconter la rocambolesque histoire de ma rencontre initiale avec le Sphinx d’Abbott.


Les défis du Sphinx, ou l’histoire d’une révélation

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OUI au Scrutin proportionnel

Cela fait des années qu’on en parle, cela fait des années qu’on nous le promet… mais ni les péquistes, ni les Libéraux n’ont jamais bougé en ce sens. Dorénavant avec un gouvernement minoritaire, serait-ce finalement ici les conditions nécessaires pour nous voter un nouveau mode de scrutin, un mode proportionnel?

Et en passant les péquistes (particulièrement ceux qui privilégient l’intérêt du Parti avant les principes fondamentaux de la démocratie), j’aimerais que vous réfléchissiez à la possibilité qu’un troisième Parti peut carrément disparaître de l’Assemblée nationale dans l’actuel système uninominal. Dans ce cas, considérant qu’à la dernière élection au Québec il n’y a eu qu’une différence de 200 000 votes entre la première et troisième formation politique, il y a de quoi sérieusement remettre en question le système électoral n’est-ce pas ?

Sincèrement, tant que nous n’aurons pas une compensation proportionnelle pour établir le choix de nos représentants politiques, tant que nous n’aurons pas des élections à date fixe, hé bien, nous ne pouvons prétendre vivre pleinement dans un système démocratique. Pour que chaque vote compte vraiment au Québec, pour nous donner les moyens d’améliorer le rapport entre les citoyens et les représentants politiques, signons cette pétition.

http://www.nouveaumodedescrutin.net/pourquoi.html

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Voir Josée Legault

Jeudi dernier, en allant payer mon loyer à la caisse populaire, quelle ne fut pas mon heureuse surprise de constater la présence de la politicologue Josée Legault en ouvrant le journal Voir. En effet, cette dernière vient d’y être embauchée comme chroniqueuse régulière : Voix publique est le nom de sa nouvelle rubrique. Assurément, Voir vient de faire un grand coup ici (sans jeu de mots). Déjà que j’applaudissais l’intégration du génial François Parenteau au journal, déjà que je me sentais soulagé par le départ de l’infect Richard Martineau, voilà que maintenant, ma chroniqueuse préférée y fait son entrée. Wow! En tout cas, pour ma part, il va sans dire que de facto, je redeviens un lecteur assidu du Voir.

Mais, quand j’y pense vraiment, c’est incroyable comment la vie peut mener à des tournants spectaculaires, des rebondissements de situations que jamais personne n’aurait par le passé appréhendés. Ainsi, des fois, nos destins se croisent et se décroisent : or c’est un peu mon cas ici avec Josée Legault et le journal Voir. Voici donc une narration de la genèse de mon historique avec mon illustre voisine. → (LIRE LA SUITE)

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EAU DE PARIS

Aujourd’hui, je vais vous parler d’Anne Le Strat, l’un des deux élus du 18e arrondissement avec qui je partage le bureau à l’Hôtel de Ville. À vrai dire, je ne la croise que dans les jours autour des séances du conseil, car celle-ci est très occupée par une responsabilité des plus vitales dans une société… soit la distribution de l’eau. En effet, Anne Le Strat est aussi la Présidente Directrice Générale de la SAGEP (société anonyme de gestion des eaux de Paris), une société d’économie mixte qui a la mission de produire et transporter l’eau consommée chaque jour par les Parisiens. → (LIRE LA SUITE)

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retrouvailles France Québec : Le voyage de La Capricieuse

Étant donné que je tiens à rapprocher la France du Québec et vice-versa, je vous fais part ici d’une synthèse rapide comparant les deux « nations » ; l’exercice étant mon résumé de lecture de l’excellent livre dénommé France et Québec: portraits croisés. → (LIRE LA SUITE)

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Canal Saint-Martin

Sans l’usage de mon ordinateur depuis deux fins de semaine, j’en ai profité pour prendre quelques livres à la bibliothèque du 10e arrondissement. Or, tant qu’à lire à Paris, c’est évidemment une occasion de choisir des livres qui seront au diapason avec l’endroit où j’évolue dans le présent. Si à priori, j’avais l’idée de me lancer dans la série de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, un récit initiatique écrit au XXe siècle sur Paris à Paris, je suis vite revenu sur terre en constatant l’amplitude physique de l’œuvre ; assurément, lire cette série coûterait en temps mon voyage… (mauvais choix Carl !). Finalement, histoire d’être transcendé par de grands esprits parisiens, j’emprunterai donc comme livres de route :

  • Bel Ami, de Maupassant : L’histoire de la réussite sociale d’un journaliste qui jongle avec calcul et diplomatie dans les coulisses du pouvoir et des cercles parisiens.
  • Les Rêveries du promeneur solitaire, de Jean-Jacques Rousseau : Le philosophe s’engage ici dans une réflexion introspective sur son propre passé. Pour cela, il arpente les lieux qu’il affectionne à Paris.
  • Le Spleen de Paris, de Charles Baudelaire : Les divagations poétiques de mon auteur fétiche des Fleurs du Mal, qui nous fait apprécier la ville comme les reflets de l’âme.

Réflexion dans le canal
Mirroir, mirroir… Dis-moi qui je suis.

Me voilà donc bien chargé en livres de route pour occuper mes temps morts durant mon séjour. Et tant qu’à me prêter à l’exercice de la lecture, pourquoi ne pas joindre ici l’utile à l’agréable, en allant lire dans un endroit inspirant. Ainsi, après avoir arpenté le 10e arrondissement dans tous ses moindres recoins, je me suis finalement réconcilié avec mon quartier en concentrant mes sorties vers l’est de mon domicile, soit aux alentours du canal Saint-Martin ; j’y ai même trouvé un endroit fixe pour m’y arrêter quotidiennement. → (LIRE LA SUITE)

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Nuit Blanche 2006

J’ai rencontré Aurore au resto-bar l’Envol, quelques minutes exactement après ma mésaventure avec le chien errant. À ce moment-là, c’était aussi mes retrouvailles avec Laurent. En effet, celui-ci a été le coloc de mon père quand j’avais 17 ans, appartement que nous partagions aussi avec l’autre colocataire… l’incomparable Michel Brulé. Le contexte environnemental de cet appartement était vraiment particulier :

  • Moi, 17 ans, en pleine crise d’adolescence, j’étais à quelques mois de quitter le logement paternel.
  • Michel, 28 ans, ambitieux et débrouillard, il distribuait, à ce moment dans les bars, son premier livre Le Manifeste des Intouchables à 5$ l’exemplaire. On connaît la suite de cette démarche.
  • Laurent, 37 ans, tous juste débarqué de France, de nature joviale et fêtard invétéré, il était le seul des quatre satisfait dans la situation.
  • Mon père, 44 ans, au plus bas de sa dépression… toujours imbibé d’alcool à râler sur tout.

Quatre hommes, chacun séparé de son cadet par une dizaine d’années, un appartement byzantin dans l’est du Plateau, un environnement social inusité… un cocktail original. D’ailleurs, Michel s’en est inspiré pour fixer le décor de son deuxième livre Fond de semaine. Il va sans dire… il ne vous sera pas très difficile de relier les personnages de l’histoire avec ceux réels qui les ont inspirés. En me remémorant cette «amusante» œuvre d’anthologie du Plateau Mont-Royal, ce chapitre de ma vie, je constate que le temps a bien défilé depuis… les derniers cheveux blancs de Laurent me confirmant ici une marque tangible du passage des années. Mais à part ce détail, Laurent n’a pas changé : toujours sans le sou à me rassasier les mêmes histoires nébuleuses à propos de ses entreprises artistiques… à croire qu’il est encore dans Fond de semaine. Ce qui m’amène à penser aux autres personnages du livre en question… que sont-ils devenus maintenant, 15 ans plus tard ? Mon père a stagné dans ce logement qu’il occupe encore et n’a jamais remis en question ses conditions de vie : en fait, rien n’a changé pour lui si ce n’est le vide qu’il a créé autour de sa personne. Michel, lui, a fait fortune dans le domaine de l’édition, il est devenu millionnaire, à édité les pensées d’une centaine d’intellectuels, à vécu mille et une aventures aux quatre coins de la planète… mais il est demeuré célibataire. Et moi, hé bien, je me retrouve à Paris, à l’Envol, toujours dans l’élan de mon élection à Montréal… en train de penser à mon ancienne vie. Décidément, je partais de loin. → (LIRE LA SUITE)

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(Un article diffusé sur le site web Vigile)

Le boulevard Saint-Joseph est l’axe le plus large Est-Ouest traversant le Plateau Mont-Royal à Montréal. Sincèrement, si les noms de rues portant le préfixe « saint » me laisse indifférent, je trouve totalement subversive l’idée de donner le nom de Robert Bourassa à l’une des rues du Plateau. En effet, cristalliser la mémoire de l’ancien premier ministre libéral au sein même du quartier de Montréal qui a définitivement rejeté celui-ci lors de l’élection historique du PQ en 1976, c’est un déni de l’histoire qui ne peut être poussé que par des forces fédéralistes. Ainsi, cette idée, logiquement politique, se veut quelque part la revanche ultime de l’entourage de feu Robert Bourassa pour réorienter subtilement l’identité du Plateau Mont-Royal. Voici donc l’occasion de se rafraîchir la mémoire. → (LIRE LA SUITE)

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La Buvette à l'Hôtel de Ville de Paris

Quelques temps après la journée initiale de mon stage, je relirai Delanoë en son royaume, (souvent à La Buvette). Dans cette deuxième lecture, les divers noms mentionnés (la première fois classifiés par des X dans les dossiers de mon cerveau) deviennent tranquillement des personnages que j’arrive à identifier dans les couloirs. Or, cette deuxième lecture sera d’autant plus palpitante… je me sens presque moi-même dans l’histoire. → (LIRE LA SUITE)

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