Philosophie-politique, Politique municipale, Société

Fort de la première belle journée printanière de l’année, Anne-Marie et moi avons été prendre du soleil hier après-midi. De prime abord, tout s’annonçait normal; nous étions alors sur la rue St-Denis en train de déguster un café sur une terrasse. Or, voilà que les employés nous chassent de l’endroit alléguant l’arrivée d’une manifestation éminente; vous savez, celle contre la brutalité policière. Car telle une plante vivace, cet événement est un classique printanier. À vrai dire, ça fait 13 ans que le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) organise cette manifestation… et 13 ans que cela tourne systématiquement au vinaigre. Et cette année en plus, il y a cette histoire entourant la mort du jeune Villanueva abattu par un policier dans un parc à Montréal-Nord.
Pour ma part, je n’y avais jamais prêté le moindre intérêt à cette manifestation: je ne suis pas sympathique aux anarchistes et la thématique m’est toujours apparue comme un prétexte pour provoquer gratuitement les forces policières. Mais tant qu’à y être, puisque cette fois la manifestation démarrait dans mon quartier, pourquoi ne pas aller y jeter un coup d’œil ?


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