Politique internationale, Société, [vidéo]
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Accident « rarissime » survenu début février dans l’Atlantique Nord, deux sous-marins nucléaires (britannique et français) sont entrés en collision. Évidemment, la situation aura ramené à nos esprits les risques inhérents à truffer les océans de sous-marin remplis de missiles nucléaires. Mais bon, il faut réaliser que l’utilisation des SNLE (sous-marins nucléaires lanceur d’engin) est le pinacle contemporain en matière de dissuasion militaire. Or, l’objectif des SNLE étant d’être les plus discrets possible (les SNLE ne sont pas des chasseurs: ils se cachent au fond des mers afin de pouvoir lancer leurs missiles de «n’importe où»), allons savoir ce qui peut réellement se tramer entre les puissances nucléaires. Alors, quand il est question du sujet de l’ultime défense nationale, il faut comprendre que nos médias ne pourront jamais être sûrs de savoir de quoi il en retourne à 100%. En ce sens, à juste raison, les sous-marins nucléaires alimentent allègrement les pires côtés paranoïaques de notre imaginaire collectif.


Et voilà, il en est finalement terminé de l’ère Bush… une période qui sera assurément qualifiée de sombre dans l’histoire moderne de l’humanité. Ce qui aurait été impossible il y a quelques années est maintenant réalisé : un jeune mulâtre vient d’être élu président des États-Unis ! Littéralement, un mur psychologique vient ainsi de tomber… nous avons subitement l’impression que tout peut devenir possible. Aussi agréable à regarder qu’à écouter, le nouveau président américain semble dégager une énergie bienveillante… voire l’espoir qu’un monde meilleur est possible.


Dans mon dernier article, je relatais les limites démocratiques que nous imposait le système uninominal à un tour. Aujourd’hui, j’exposerai une autre des limites de notre démocratie, à savoir ce pouvoir du premier ministre de déclencher quand bon lui semble des élections (avec 45 jours de préavis). Et dire qu’après l’élection de Stephen Harper en 2006, j’étais au moins satisfait que ce dernier nous ait promis des élections à date fixe. Rappelez-vous, Stephen Harper justifiait alors la nécessité d’une loi sur les élections à date fixe pour empêcher l’utilisation du calendrier électoral à des fins partisanes. Dans l’actuelle campagne pourtant, c’est exactement ce que Stephen Harper a fait en violant sa propre loi. Et maintenant, il faudrait s’étonner du cynisme de la population envers le pouvoir politique.


Il y a quelques jours, j’ai passé un sondage particulier au téléphone. D’une quarantaine de minutes, le sondage portait exclusivement sur des questions relatives aux États-Unis; et d’ailleurs, il est fort à parier que le gouvernement de ce pays était le commanditaire de cette initiative. Or, vous constaterez que par les questions posées, nous pouvons y déduire des perspectives d’intérêts politiques… voire peut-être de conquête selon le point de vue. Voici donc la liste de quelques questions m’ayant été posée. Faudrait-il s’en inquiéter ?

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