
Il aura fallu qu’un magazine ontarien qualifie le Québec comme la province la plus corrompue du Canada pour unir l’Assemblée nationale. D’une seule voix, libéraux, péquistes et adéquistes ont condamné le reportage du Maclean’s; exigeant à l’éditeur Rogers des excuses publiques au nom de l’ensemble des Québécois. Face à la polémique (voire surtout pour sauvegarder son marché au Québec), ce dernier a dit regretté la tournure des événements. Or, voilà qui conclurait la question: les injurieux Canadiens anglais se sont publiquement excusés et l’honneur du Québec resterait sain et sauf. Nous pouvons maintenant vaquer à nos activités quotidiennes… comme si la corruption avait disparu par magie.





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