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Pour ceux qui aiment la psychanalyse en politique:
Le plan d’action régional de lutte contre les punaises des lits, qui nous fut présenté jeudi dernier durant une conférence de presse, est une formidable initiative pour essayer de gérer l’épidémie en cours (que je ne croyais pas possible avec l’administration anémique du maire Tremblay). Dans les grandes lignes, tout est là. D’abord par les éléments clefs présentés au Conseil de Ville par ma formation politique (registre, déclaration obligatoire, engagement des exterminateurs à fournir un rapport à la Ville). De plus, les autorités politiques ont finalement compris la situation, ses conséquences socio-économiques croissantes, puis l’urgence d’y mettre en place les solutions préconisées par les experts. Toutefois, comment peut-on mettre en place un programme efficace de contrôle des punaises sans qu’aucun budget n’y soit alloué? Car, en répondant à une question posée par un journaliste, le responsable de l’habitation Michael Applebaum a clairement dit qu’il n’y avait aucun fonds supplémentaire dédié au plan d’action. En d’autres termes, bien qu’on nous ait présenté un excellent plan de match, j’appréhende le fait que l’objectif principal de la conférence fût surtout d’interpeller les gouvernements supérieurs à y injecter les millions nécessaires à sa mise en marche (bref, un truc pour aller chercher de l’argent tout en démontrant aux médias que la Ville de Montréal agit contre les punaises).
Depuis quelques jours, mon blogue est plus rapide; l’avez-vous remarqué?
En gestion d’animaux nuisibles en milieu urbain, il faut savoir que les nids des guêpes sociales prennent de l’expansion au cours de l’été, atteignant ses dimensions maximales à la fin de cette saison. Durant cette période, chaque nid peut ainsi être peuplé de plusieurs centaines d’individus, voire de milliers selon les espèces. Logiquement, c’est alors que le contact entre les guêpes et les humains s’accroit et que proportionnellement leurs piqures à nos dépends surviennent. Or, l’année dernière à Montréal, durant l’apogée du cycle des guêpes, un des deux employés municipaux chargés de l’extermination parasitaire était en congé de maladie. Concrètement, il n’y avait donc qu’un seul employé pour répondre aux nombreuses requêtes afin d’enlever les guêpiers sur le territoire de la métropole. Il va sans dire, cet employé étant aussi responsable de toutes les autres opérations municipales en gestion parasitaire, la majorité des guêpiers n’ont pu être traités ,suscitant ainsi la frustration de plusieurs citoyens (et leur lot d’appels en ce sens). |
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