Jean charest power corporation CDPQ

On commence à comprendre la trame politique derrière le scandale de la Caisse de dépôt. Nonobstant la perte historique de 40 milliards dans notre économie (la vraie, pas la théorique), nous y voyons surtout la lutte entre deux modèles de «société». Le premier, issu de la Révolution tranquille, est celui de l’État providence (social-démocratie) qui tend naturellement vers l’indépendance nationale du Québec. Le deuxième, qui s’inscrit dans la philosophie néolibérale, travaille plutôt au démantèlement de l’État et tend à privatiser ce qui est rentable (au nom de la théorique création de richesse).

D’autre part, parce que la Caisse avait le rôle de préserver l’indépendance d’action du gouvernement québécois en matière d’économie, ce magnifique pouvoir d’intervention représente une menace pour les adversaires de l’indépendance du Québec. Or, comme le dit ici Pierre Dubuc, il faudra réaliser que le démantèlement de la Caisse est probablement le véritable enjeu dans cette histoire. Et puisque l’incompétence démontrée de l’actuel modèle est logiquement remis en question, nous assisterons bientôt au débat fondamental entourant la mission de la Caisse. Alors, bien que cette situation affligeante ébranle sérieusement le modèle québécois, elle aura tout de même le mérite de révéler l’axe de nos adversaires.
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le 12 février 2009 195 visionnements
Médias, Politique nationale, [article d'un tiers], [vidéo], Économie

l'économie d'abbord

La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, nous annonce le contraire de ce qu’elle nous affirmait avant les élections. Donc, oui, il y aura un déficit. Et oui, le Québec est en récession. Josée Legault nous a d’ailleurs pondu un autre bon article hier à propos de nos déboires économiques. Incontournable si vous voulez discerner les dommages de la politique néolibérale du PLQ sur l’économie québécoise.

D’ailleurs, on parle beaucoup ces temps-ci de la Caisse de dépôt et placement; ce magnifique héritage de la Révolution tranquille mis au monde par Jacques Parizeau. Dans un premier temps, nous avons appris que son ancien président, Henri-Paul Rousseau, a volontairement quitté son poste pour en accepter un autre encore plus lucratif chez Power Corporation (!!!)… non sans prendre au passage une «indemnité» de 378 000 $. En considérant que le bas de laine des Québécois a fondu du quart en un an (la Caisse avait amorcé l’année 2008 avec 155,4 milliards dans les coffres pour terminer avec 120 milliards en décembre), c’est donc dire ici que « nous » récompensons Henri-Paul Rousseau pour la perte astronomique de 38 milliards de fonds publics sous sa direction. Wow! Et comble de l’irresponsabilité, huit mois après le départ de Rousseau, la Caisse demeure toujours sans direction effective ?!? :shock:
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le 29 janvier 2009 122 visionnements
Indépendance du Québec, Politique nationale, Économie

budget Flaherty 2009

Les libéraux d’Ignatieff votent pour le budget et sauvegardent le gouvernement conservateur… la coalition ne fut ainsi qu’une chimère. Personnellement, si ce singulier épisode de l’histoire canadienne m’a bien diverti, je n’y ai jamais vraiment cru. Et d’ailleurs, s’il a quelque chose à déduire de cet épisode, c’est que le pouvoir canadien ne laissera jamais la gauche (NPD) et le Québec (Bloc) gouverner ce pays…  même pas dans un gouvernement de coalition.
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