Histoire, Médias, Politique nationale
Privatiser les profits, socialiser les dettes... telle est notre devise moderne!
L’Action démocratique du Québec a été fondée en 1994 par des nationalistes du Parti libéral qui appuyaient le «rapport Allaire», un document qui prônait un système de fédéralisme décentralisé afin d’accroître les pouvoirs du Québec dans le Canada. De la sorte, afin de s’assurer que la notion de négociation avec le reste du Canada serait présente dans la question référendaire, l’ADQ participa au Comité du Oui lors du référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec. Mais après l’échec du camp du OUI, le chef de l’ADQ (Mario Dumont) réclama un moratoire de 10 ans sur tout référendum subséquent portant sur la question nationale. À ce moment-là, pris entre la polarisation des deux options nationales, ce parti était à la recherche d’une identité propre afin de justifier son existence politique. Ainsi, je désignerais cette période post-référendaire à l’ADQ : «le stationnement des insatisfaits». (D’ailleurs, il y avait même des gens qui y militaient pour une réforme du mode de scrutin).
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