crash néolibéral

En fin de semaine à Montréal, je me croyais en enfer. Non pas que nous avons brisé un record de chaleur… mais bien que c’était le Grand Prix du Canada. Evidemment, vous pouvez l’appréhender, j’ai en horreur le cirque de la Formule 1 et son annuel rendez-vous dans ma ville. Si bien que j’aimerais porter à votre attention deux excellents articles ayant paru aujourd’hui à ce sujet.

F-1: une insulte à l’intelligence
Longue vie au Grand Prix?

D’ailleurs, durant les qualifications hier, n’avez-vous pas entendu cet avion assourdissant faire des acrobatiques “loopings” aux dessus de nos quartiers résidentiels… de surcroit, à très basse altitude? → (LIRE LA SUITE)

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le 6 juin 2008 | Journal de Bord, Écologie

Centre boréale du Saint-Laurent

En effet, depuis quelques semaines, je suis à l’emploi du Centre d’expériences glaciaires. Liée et impulsée par le Centre boréal du Saint-Laurent à Baie-Comeau, l’ouverture de ce musée immersif est prévue en mai 2009. De mon côté à Montréal, sous la direction de la productrice et du directeur artistique, en relation avec les spécialistes en réalisation multimédia, je suis responsable aux contenus ; c’est-à-dire le «bibliothécaire» des éléments scientifiques et visuels du projet.
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Le PDU du Plateau Mont-Royal

Depuis 2005, mon engagement politique aura complètement changé d’axe. En effet, les paliers fédéraux/provinciaux étant vraisemblablement cadenassés à l’intérêt citoyen, désabusé par la démission de nos «élites» politiques, j’investis dorénavant mes énergies militantes au niveau municipal. En définitive, je trouve très concret de travailler au changement (nécessaire) de notre société en commençant par notre environnement immédiat. Puis, à l’heure du réchauffement planétaire, au moment où mon quartier est submergé par l’activité automobile, il s’avère finalement opportun de résoudre le problème à sa source.

Or, tant qu’à réduire en ville l’espace alloué à la voiture, pourquoi ne pas justement réaménager l’espace urbain en élaborant un environnement centré sur l’être humain et sa société… de surcroit, en intégrant notre évolution dans une logique de développement durable. Ces préceptes sont à la base de Projet Montréal, mon parti municipal. Puis, notre programme culminant avec la mise en place d’un réseau de Tramway dans notre métropole (et le modèle de développement qui s’ensuit), nous insufflons aussi une réflexion globale sur la relation entre la circulation et nos conditions de vie.
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La Presse vous invite à la conférence d'Al Gore
Cet article a été impulsé par ce billet de La Belette Lachinoise, puis, est finalement en réaction à l’éditorial d’Alain Dubuc : Le messager et le message

Il y a quelques jours, Al Gore tenait une conférence à Montréal sur la réalité du réchauffement climatique. Or, l’événement avait ceci de particulier qu’il était organisé par le Journal La Presse, c’est-à-dire la très néolibérale Power Corporation. Puis, dans un inhabituel élan écologique, l’éditorialiste Alain Dubuc s’est même permis d’autocongratuler l’entreprise «verte» de son employeur. Bon, cette fois, si dans cet éditorial je ne peux m’opposer aux propos de ce valet, il faudra plonger sous la surface du message pour discerner certains objectifs politiques du messager.
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le 13 novembre 2007 | Biologie, Entomologie, Société, Écologie

lutte intégrée

Formellement, bien qu’il est vrai que la présence d’une sorte d’insectes est toujours reliée à des éléments spécifiques de l’environnement, ces derniers sont rarement «sales» dans le vrai sens de la définition. En effet, à l’exception des parasites humains et des décomposeurs (ces espèces attirées par les détritus), la quasi-majorité des insectes sont exempts de maladies transmissibles à l’homme. Toutefois, il est vrai, bien que la présence d’un insecte dans une habitation humaine ne soit pas nécessairement un synonyme de malpropreté, l’invasion d’une espèce donnée sera cependant la manifestation d’un environnement négligé. De la sorte, puisque les insectes que vous trouverez dans vos demeures sont logiquement attirés par des conditions environnementales spécifiques, à commencer par des sources de nourriture, la clef d’un environnement contrôlé réside dans la gestion des aliments et détritus. Ainsi, puisque dans nos maisons, l’extermination des insectes n’est pas systématiquement une nécessité, les méthodes chimiques ne devraient être utilisées qu’en dernier recours. Puis, disons-le une fois pour toutes : tout insecte à sa raison d’être, c’est-à-dire son rôle à jouer dans l’équilibre du biotope auquel il est adapté. → (LIRE LA SUITE)

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entophagie

Je suis en beau fusil… l’un de mes colocs a jeté de notre congélateur un petit pot de médicament contenant l’une de mes expériences entomologiques. En effet, pour le commun des mortels, il est peut-être vrai qu’il n’est pas coutume de se servir du congélateur pour entreposer des cadavres d’insectes. Toutefois, l’utilité d’un congélateur étant de conserver des éléments (nourriture, batterie, coussin thérapeutique) au dessous du point de congélation, cet outil est donc aussi essentiel à tout entomologiste le moindrement sérieux. Formellement, non seulement la congélation est un moyen efficace pour expédier des spécimens (sans utiliser de poison), mais c’est aussi l’indispensable entrepôt avant d’épingler les insectes sur un étaloir. Et sincèrement, un hermétique petit pot d’insecte congelé dérangerait-il vraiment votre alimentation? Franchement, tout cela n’est qu’une question de perception psychologique… Regardons-y de plus près. → (LIRE LA SUITE)

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Dinosaure Kuebek
(une réponse au texte Totalitarisme blogosphérique de l’internaute Kuebek)

Depuis le lancement de mon blogue en mai 2006, j’avais évité de commenter sur d’autres blogues. En effet, étant polyvalent dans les sujets de mes articles ici, je ne veux pas corrompre la sérénité de mon blogue en important diverses polémiques inhérentes au monde politique… car il est vrai, j’ai cette prédisposition à pouvoir vraiment m’engager quand je décide de débattre. D’autre part, par la longueur de mes analyses sociétales, je tente aussi de protéger mon travail dans une certaine bulle intellectuelle (voire intemporelle). Ainsi, parce que je priorise la production de textes réfléchis, mon rythme de rédaction est relativement lent… or répondre incessamment à d’éventuels commentaires émanant de mes détracteurs politiques ralentirait mon processus de travail. Si bien que, vous aurez remarqué, j’ai la pédale douce dans le rythme de réponses à mes commentaires ici.

Cependant, l’affaire Élodie aura amené mon petit navire à prendre les devants vers une tempête blogosphérique. Des fois, il faut trouver le courage d’assumer ses opinions pour pousser davantage une certaine vision des choses. Or, vous l’aurez constaté, j’ai à cœur le développement de notre blogosphère, et pour redonner l’initiative du sujet aux souverainistes, j’étais prêt à confronter quelques requins traînant dans ce vaste océan du cyberespace. Si bien que mon dernier texte a trouvé écho jusqu’au fin fond de la droite profonde. En effet, un drôle d’oiseau m’a gratifié samedi d’une réaction personnalisée sur son blogue. Alors, puisque la coutume est de porter attention à ceux qui réagissent à nos propos, je vais me prêter au jeu de lui répondre. → (LIRE LA SUITE)

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Insecte emblème de Montréal !?!

En 1998, la société d’entomologie du Québec avait organisé un vote populaire pour élire l’emblème entomologique du Québec. Ainsi, ce titre est démocratiquement allé au plus photogénique des candidats: le papillon Amiral (Limenitis arthemis). En effet, au terme d’une lutte serrée face à la coccinelle maculée, ce magnifique papillon (que dessinait déjà Samuel de Champlain dans ses voyages) aura remporté la victoire avec plus de 73 000 votes, ce qui représenta 32 % des 230 660 votants au total (mon propre vote d’ailleurs fut alloué à l’amiral). Les autres candidats en compétition étaient la demoiselle bistrée, le bourdon fébrile et la cicindèle à six points.

l'amiral

Mais au-delà du divertissement social, l’exercice avait bel et bien des objectifs écologiques. Effectivement, l’insecte emblème du Québec nous permet :

• d’amener la population à mieux connaître les insectes, et surtout, à mieux les apprécier ;
• de valoriser notre patrimoine entomologique (au Québec, on estime à 25 000 le nombre d’espèces d’insectes);
• de contribuer à la protection et à la conservation de ce groupe méconnu… et trop mal aimé;
• de faire découvrir les habitats fauniques et l’importance de leur conservation pour la sauvegarde du patrimoine entomologique et de la biodiversité;
• de faire connaître les rôles essentiels que jouent les insectes dans les écosystèmes.

Dans le même ordre d’idées, pourquoi donc ne pas en faire autant avec notre métropole ? (d’autant plus que c’est en ville, justement, que nous sommes le plus prédisposés à perdre contact avec la nature). Or, il s’avère que j’ai un candidat à proposer… → (LIRE LA SUITE)

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Sphinx d'abbott ?!?

Réflexe de patineur oblige, je suis toujours attentif aux obstacles sur le sol ; qui plus est, cette aptitude est dédoublée par mes sens d’entomologiste à l’affut. Alors, même dans une métropole comme Montréal, je découvre quelquefois des insectes étonnants (mantes religieuses, nèpes, dytiques, chenilles m’étant inconnus). Ainsi donc, revenant de l’épicerie en mai dernier, j’ai discerné le cadavre écrasé d’un Sphinx d’Abbott sur le trottoir. Pour le commun des mortels, la présence de ce papillon à Montréal passera complètement inaperçue; pourtant, chez les initiés, il sera le signe manifeste d’un changement dans notre environnement. Toutefois, avant d’enclencher mes explications sur le sujet, laissez-moi vous raconter la rocambolesque histoire de ma rencontre initiale avec le Sphinx d’Abbott.


Les défis du Sphinx, ou l’histoire d’une révélation

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The Yes Men

Connaissez-vous les « Yes Men » ? Non, non… je ne vous parle pas ici de Sylvain Simard au Parti Québécois ou de l’ensemble des députés fédéralistes dans notre belle province, mais bien d’un groupe d’activistes altermondialistes bourrés d’humour et d’audace. De prime abord un canular prenant la forme d’un site Web pastichant celui de l’OMC (gatt.org), les Yes Men passèrent à un niveau supérieur en acceptant, via ce site, quelques invitations pour intervenir dans des conférences… en tant que représentants officiels de l’OMC. De la sorte, à chacune de leurs interventions, alliant des scénarios orignaux à de solides performances théâtrales, les Yes Men ont développé un art pour l’imposture engagée. Ainsi, ces activistes distordent la rhétorique capitaliste en remplaçant le théorique (et le politiquement correct) par des chiffres et des faits qui illustrent les effets concrets du capitalisme mondialisé. Leur objectif : infiltrer les médias en livrant, par l’absurde, une guérilla contre le néolibéralisme.

Or, ne voilà t’il pas que les deux principaux activistes du groupe se sont fait expulser lors d’une conférence sur l’énergie le jeudi 14 juin dernier à Calgary. Formellement, nos deux comparses (introduis en tant que responsables de la Gas and Oil Exposition) achevaient de présenter une solution «originale» au réchauffement climatique, c’est-à-dire de transformer industriellement des cadavres en bougies!!! Pourtant, bien que ce fait soit aussi cocasse que d’actualité, le silence médiatique sur l’événement dans «notre beau grand pays» est total! Or, puisque c’est via l’intermédiaire du journal français Le Monde que j’ai appris cette nouvelle, je me demande pourquoi cette information n’a pas été traitée de la même façon au Canada. → (LIRE LA SUITE)

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