
Le Super Bowl… le fameux Super Bowl! L’événement annuel le plus regardé dans le monde, l’apothéose de la consécration sociale aux États-Unis… une vraie religion chez mes voisins du sud. En effet, à chaque dimanche, du début septembre à la fin janvier, la population américaine s’agglutine dans des stades et devant les téléviseurs pour aller prier la victoire à leurs dieux modernes. Ainsi, durant des heures entières ces dimanches-là, le peuple se retrouve captif de la pub et de la propagande politique émanant des autorités. Puis, physiquement statique à s’empiffrer de malbouffe et abreuvé d’une bière infecte (Budweiser), telles des bêtes de troupeau, le peuple pourra collectivement se décharger des frustrations quotidiennes de la vie en beuglant à tue-tête. Difficile donc, pour un américain, de rester indifférent à ce phénomène sociologique; d’autant plus que l’engouement pour le football américain (et ses valeurs inhérentes) se popularise chaque année davantage au Québec.
Alors, je sais, la plupart des québécoises, voire l’ensemble des gauchistes, exècrent le football américain… une activité, selon l’une de mes copines, qui nivèlerait le Q.I. des hommes à celui du singe. Mais vous serez étonné, si je fais abstraction du décorum sociologique l’entourant, je demeure un amateur de football américain. Pire, c’est même carrément le sport que je trouve le plus intéressant à regarder. Alors, peut-être serez-vous étonné d’apprendre ma relation paradoxale avec ce sport.

















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