Al Gore à Paris

Mercredi soir dernier, j’ai réussi à me faufiler à la projection privée du film, Une vérité qui dérange, le fameux documentaire sur le combat de monsieur Gore contre le réchauffement planétaire. La présentation était particulière, car non seulement l’ancien adversaire de George Bush à l’élection présidentielle étasunienne était sur place pour introduire le film, mais il fallait avoir été préalablement invité par le président de l’Assemblée nationale française pour pouvoir assister à l’événement. Toutefois, si cette soirée était avant tout destinée aux parlementaires français, ce fut, semble-t-il, plutôt les collaborateurs immédiats de ceux-ci qui se déplacèrent à l’événement.
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NUIT BLANCHE 2006 à Paris

J’ai rencontré Aurore au resto-bar l’Envol, quelques minutes exactement après ma mésaventure avec le chien errant. À ce moment-là, c’était aussi mes retrouvailles avec Laurent. En effet, celui-ci a été le coloc de mon père quand j’avais 17 ans, appartement que nous partagions aussi avec l’autre colocataire… l’incomparable Michel Brulé. Le contexte environnemental de cet appartement était vraiment particulier :

  • Moi, 17 ans, en pleine crise d’adolescence, j’étais à quelques mois de quitter le logement paternel.
  • Michel, 28 ans, ambitieux et débrouillard, il distribuait, à ce moment dans les bars, son premier livre Le Manifeste des Intouchables à 5$ l’exemplaire. On connaît la suite de cette démarche.
  • Laurent, 37 ans, tous juste débarqué de France, de nature joviale et fêtard invétéré, il était le seul des quatre satisfait dans la situation.
  • Mon père, 44 ans, au plus bas de sa dépression… toujours imbibé d’alcool à râler sur tout.

Quatre hommes, chacun séparé de son cadet par une dizaine d’années, un appartement byzantin dans l’est du Plateau, un environnement social inusité… un cocktail original. D’ailleurs, Michel s’en est inspiré pour fixer le décor de son deuxième livre Fond de semaine. Il va sans dire… il ne vous sera pas très difficile de relier les personnages de l’histoire avec ceux réels qui les ont inspirés. En me remémorant cette «amusante» œuvre d’anthologie du Plateau Mont-Royal, ce chapitre de ma vie, je constate que le temps a bien défilé depuis… les derniers cheveux blancs de Laurent me confirmant ici une marque tangible du passage des années. Mais à part ce détail, Laurent n’a pas changé : toujours sans le sou à me rassasier les mêmes histoires nébuleuses à propos de ses entreprises artistiques… à croire qu’il est encore dans Fond de semaine. Ce qui m’amène à penser aux autres personnages du livre en question… que sont-ils devenus maintenant, 15 ans plus tard ? Mon père a stagné dans ce logement qu’il occupe encore et n’a jamais remis en question ses conditions de vie : en fait, rien n’a changé pour lui si ce n’est le vide qu’il a créé autour de sa personne. Michel, lui, a fait fortune dans le domaine de l’édition, il est devenu millionnaire, à édité les pensées d’une centaine d’intellectuels, à vécu mille et une aventures aux quatre coins de la planète… mais il est demeuré célibataire. Et moi, hé bien, je me retrouve à Paris, à l’Envol, toujours dans l’élan de mon élection à Montréal… en train de penser à mon ancienne vie. Décidément, je partais de loin.
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Ordi Crash

Oui, vous constaterez un certain ralentissement de mon activité sur mon blogue. Il s’avère, en effet, que l’ordinateur qui m’a été prêté par mon coloc à Paris est en réparation. Or, j’y avais à l’intérieur mes prochains articles en construction, mes dernières photos et mon carnet d’adresse électronique. Ne pouvant prendre mes courriels qu’à partir de mon bureau, je serai donc assez difficile d’accès pour les prochains jours.
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Basilique Notre-Dame de Paris

Il n’y a pas qu’au Québec ou le changement de nomenclature d’un endroit public suscite les passions. En effet, ici à Paris, l’ancien Parvis Notre-Dame (cette magnifique place publique devant la Basilique Notre-Dame) a été le 3 septembre dernier, « rebaptisé » Place Jean-Paul II par le maire Delanoë. Si cette décision du conseil de Paris semble a priori un détail, elle aura toutefois des répercussions politiques qui ne justifient aucunement le choix de cette position par le maire socialiste de Paris.

Mise en contexte d’une décision aberrante
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le 24 septembre 2006
Anecdote, Ethologie, Stage Paris-2006

attention, chien méchant !

Cela pourra peut-être s’apparenter à l’évocation d’un mauvais rêve, mais l’anecdote que je vous raconterai m’est bel et bien arrivée. Effectivement, vendredi dernier, je me suis fait en quelque sorte attaquer, en pleine rue, par un chien… vraisemblablement errant.
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Bertrand Delanoë

Voilà, c’est fait, l’apothéose du côté superficiel de mon stage est déjà réalisée. J’ai rencontré le maire de Paris, monsieur Bertrand Delanoë. Ou du moins, je devrais plutôt dire : le maire de Paris est venu, lundi dernier, rencontrer à huis clos les 22 conseillers Verts de sa coalition… et j’avais le privilège d’être des leurs comme observateur. Peu importe le contexte, cette expérience m’est très enrichissante, puisque d’entrée de jeu, elle me permet de mieux comprendre la dynamique du milieu que j’étudie. D’ailleurs, à ma troisième semaine depuis mon entrée à l’Hôtel de Ville seulement, mes perceptions ont déjà drastiquement évolué quant au contexte politique ici; à commencer par l’image que je portais sur le maire Delanoë. Comme quoi, la réalité d’un sujet est souvent loin de l’image perçue, voire carrément dégagée. Comme quoi, il est nécessaire de s’approcher au maximum d’un sujet avant de se permettre un jugement raisonnable. Et encore là, tout est une question de point de vue et de relation… particulièrement en politique. Mais bon, de toute façon, puisqu’en définitive nous nous jugeons tous les uns les autres, je me lance à l’eau sur mes nouvelles perceptions du maire socialiste, Bertrand Delanoë.
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le 20 septembre 2006
Arts et Culture, Humeur, Stage Paris-2006

Carl - salle de réception HDV

De par leurs postes d’élus, les conseillers Verts reçoivent beaucoup d’invitations mondaines se déroulant à l’Hôtel de Ville. Or, puisque le temps est précieux pour tous, puisque ces soirées ont toujours une thématique précise qui ne cadre pas nécessairement avec les intérêts de tous, une minorité des conseillers Verts utilisent finalement leurs cartons d’invitations. Ainsi, certains de ceux-ci en arrivent à me refiler leurs invitations, sachant très bien que pour un stagiaire étranger, ce sont des occasions uniques de rencontres qui s’offrent à lui.
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La Buvette à l'Hôtel de Ville de Paris

Quelques temps après la journée initiale de mon stage, je relirai Delanoë en son royaume, (souvent à La Buvette). Dans cette deuxième lecture, les divers noms mentionnés (la première fois classifiés par des X dans les dossiers de mon cerveau) deviennent tranquillement des personnages que j’arrive à identifier dans les couloirs. Or, cette deuxième lecture sera d’autant plus palpitante… je me sens presque moi-même dans l’histoire.
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Hôtel de Ville de Paris

Ayant dormi tout le dimanche précédent, je suis frais et disposé pour ma rencontre à 14 h avec Jean-Paul Comble à l’Hôtel de Ville. Toutefois, conscient d’être au début d’un périple qui se promet déjà d’être un point tournant de ma vie, j’irai préalablement clore solitairement un chapitre de ma vie passée. Pour ce faire, je bifurquerai au Pont des Arts avant le rendez-vous. Et voilà, retrouvant le banc où j’étais étendu à ses côtés moins de 48 heures auparavant, l’endroit est idéal pour rompre avec l’objet sacré qui me liait à ce chapitre.
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le 6 septembre 2006
Stage Paris-2006

Tour Eiffel (de la Place du Trocadero)

Mon sommeil à l’hôtel ne fut pas très long. En effet, nous devions nous réveiller très tôt pour prendre l’autobus réservé à notre escient par l’OFQJ. Celui-ci aura en même temps deux fonctions. La première étant de nous faire visiter Paris, puis, dans un second temps, nous reconduire dans l’une des gares de la capitale française pour entamer la diaspora québécoise en sol européen.
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