Dossier de presse

Projet Montreal introduces dream team

By Jason Magder, Montreal Gazette
May 12, 2009

MONTREAL – Introducing what he called a dream team, Projet Montréal leader Richard Bergeron said the slate of candidates nominated last night will win the majority of seats on the Plateau Mont Royal borough council.

“But we can’t take our votes for granted,” Bergeron told about 200 supporters who gathered for a nomination meeting at the headquarters of the Montreal police Brotherhood on Gilford St. across from the Laurier metro station.

“We have to talk to people every day, and seduce them with our ideas. … We may not win the mayoralty of Montreal, but we have no right to lose the borough council of the Plateau.”

Bergeron spoke after the six candidates for the borough council had spoken. There was only one candidate for each council position, so last night’s vote was merely a formality. The nomination of the position for borough mayor will be made at a later date.

Richard Ryan was nominated for borough councillor in the Mile End district, while Alexander Norris, a former Gazette reporter, will run for that district’s city council seat. Carl Boileau, the party’s first elected candidate in the 2005 election, will run for borough council to represent De Lorimier, and Josée

Duplessis, who last month defected from Montreal Mayor Gérald Tremblay’s Union party, will run for the city council seat for that district.

Piper Huggins will vie for borough councillor in the Jeanne Mance district, while Nimâ Machouf tries for that city council seat.

Machouf is an epidemiologist who teaches at the Université de Montréal and the wife of Québec solidaire co-leader Amir Khadir. She’ll be co-listed with Bergeron so he can have a seat on city council, should he lose his mayoralty bid.

Machouf, who was born in Iran, said Projet Montréal will push for a stricter code of ethics at city hall.

“We deserve a healthy city,” she said.

Boileau said he’ll work to make the Plâteau a welcoming place for children to grow up.

“I am troubled by the exodus of young families from the Plâteau,” he said.

Bergeron also addressed the party’s most recent poll numbers, which show it at a distant third, but with double the support from a previous survey.

“We have to work methodically to continue to build this party,” Bergeron said.

jmagder@thegazette.canwest.com

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La femme d’Amir Khadir candidate pour Projet Montréal

MATHIAS MARCHAL
MÉTRO
13 mai 2009 10:47

La femme du député Amir Khadir sera l’une des candidate de Projet Montréal sur le Plateau-Mont-Royal, lors des prochaines élections municipales. Nimâ Machouf fait partie des six candidats du parti qui ont été présentés hier.

Elle sera aussi colistière du chef, Richard Bergeron, qui se présente à la mairie de Montréal. Cela signifie que si elle est élue au conseil d’arrondissement et que M. Bergeron n’atteint pas son objectif, elle lui cédera sa place.

Parmi les autres candidats, on retrouve un transfuge du parti du maire Tremblay (Josée Duplessis), une ancienne membre du NPD (Piper Huggins), le seul élu de Projet Montréal en 2005 (Carl Boileau), un journaliste (Alex Norris) et un travailleur communautaire (Richard Ryan).

Le nom du candidat à la mairie de l’arrondissement sera connu le 24 mai, pendant le congrès du parti. Projet Montréal en profitera pour dévoiler son programme qui devrait mettre l’accent sur la bonne gouvernance, la solidarité sociale et le transport en commun.

M. Bergeron a demandé à ses candidats de rassurer les électeurs dont certains sont hérissés par le discours anti-auto du parti. «Nous devons gagner au minimum Le Plateau», a conclu le chef de Projet Montréal.

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Projet Montréal présente une équipe pour diriger le Plateau-Mont-Royal

Publié par : Projet Montréal / Plateau Mont-Royal

Le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie de Montréal, Richard Bergeron, est fier de présenter une équipe pour diriger l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal suite à l’élection du 1er novembre prochain. Cette équipe a été choisie hier par les membres du parti lors d’une soirée qui rappelait les plus belles heures des mouvements politiques citoyens à Montréal.

« L’équipe de Projet Montréal a tout ce qu’il faut pour bâtir un Montréal plus vert, plus propre, plus en santé et plus prospère en fournissant à l’arrondissement du Plateau une équipe compétente qui saura travailler ensemble, a déclaré M. Bergeron en soulignant la diversité et la qualité des profils des candidates et candidats. Depuis quatre ans, la qualité de vie s’est peu améliorée sur le Plateau. Sous certains aspects, notamment la circulation, la situation s’est même détériorée. L’équipe de Projet Montréal fera une différence sur le Plateau dans le sens des attentes exprimées par les citoyens depuis de nombreuses années. »

Richard Bergeron et sa colistière Nimâ Machouf, qui est chercheure épidémiologiste et enseigne à l’Université de Montréal, briguent le poste de conseiller de ville du district de Jeanne-Mance. La présidente sortante du NPD – Section Québec, Piper Huggins, est candidate au poste de conseillère d’arrondissement dans ce même district.

Dans le district de DeLorimier, la très appréciée conseillère Josée Duplessis, qui a récemment quitté le parti du maire Tremblay pour se joindre à Projet Montréal, brigue le poste de conseillère de ville. Carl Boileau, concepteur multimédia, qui a été élu en 2005 à titre de colistier de Richard Bergeron, est le candidat du parti pour le poste de conseiller d’arrondissement.

Dans le Mile End, c’est Alex Norris, récipiendaire de plusieurs prix de journalisme d’enquête, qui est candidat au poste de conseiller de ville. Richard Ryan, organisateur communautaire et un des porteurs de la démarche citoyenne de revitalisation du secteur St-Viateur Est, est candidat au poste de conseiller d’arrondissement.

Lors de la dernière élection municipale, les candidats de Projet Montréal sont arrivés en première ou deuxième place partout sur le Plateau-Mont-Royal avec une moyenne de 33 % du vote. Projet Montréal a prouvé et prouvera bientôt de façon encore plus éclatante que l’argent ne détermine pas tout en politique. La capacité d’une équipe à personnifier les valeurs et les attentes de la population peuvent supplanter le rouleau compresseur d’une machine électorale carburant aux millions versés par les compagnies privées et les promoteurs.

Biographies des candidates et candidats

Carl Boileau réside sur le Plateau depuis son enfance et a ainsi été témoin de l’évolution du quartier. Coordonnateur fondateur de Projet Montréal dans le Plateau Mont-Royal, M. Boileau a été  élu à titre de colistier de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, lors de l’élection de 2005. En 2006, il a été stagiaire au Groupe Les Verts à l’Hôtel de Ville de Paris. Blogueur actif et webmestre de formation, M. Boileau administre le site web Voix de gauche. Diplômé en multimédia, il gagne toujours sa vie dans ce domaine. Carl Boileau brigue le poste de conseiller d’arrondissement du district de DeLorimier.

Josée Duplessis est sociologue de formation et a dirigé une firme de consultation vouée à bonifier les pratiques environnementales des municipalités québécoises. Environnementaliste convaincue et adepte du vélo, elle compte parmi ses réalisations : la première Ressourcerie du Québec, un portrait environnemental de l’île de Montréal et un Plan stratégique du transport des marchandises pour la région métropolitaine. Mme Duplessis a enseigné l’impact social et environnemental des industries à l’École de technologie supérieure et a mis sur pied une troupe de théâtre qui a sensibilisé plus de 150 000 enfants à la pratique de l’environnement au quotidien. Elle a également été vice-présidente du Conseil régional de l’environnement de Montréal. Citoyenne du Plateau Mont-Royal depuis une vingtaine d’années et conseillère d’arrondissement depuis 2005, Mme Duplessis s’est investie dans de nombreux dossiers, notamment la sauvegarde de la caserne de pompier 26, la collecte hebdomadaire des matières putrescibles auprès de 3000 portes ainsi que le développement du logement social. Josée Duplessis brigue le poste de conseillère de Ville du district de DeLorimier.

Piper Huggins habite sur le Plateau Mont-Royal depuis près de 20 ans avec son conjoint et ses deux enfants. Mme Huggins est passionnée de justice sociale et de participation démocratique. Elle a travaillé pour le Nouveau Parti démocratique du Canada durant près de dix ans à titre d’organisatrice politique et dirigeante des campagnes électorales au Québec. De 2006 à 2008, elle fut élue présidente du NPD – Section Québec. Mme Huggins travaille présentement à l’Université de McGill au Centre de Recherche et d’enseignement sur les femmes. Elle détient une formation d’économie politique de l’Université Concordia. « Fille de ville », Mme Huggins adore Montréal, la vie de ses quartiers et en voit l’énorme potentiel. Piper Huggins brigue le poste de conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance.

Nimâ Machouf détient un doctorat en santé publique de l’Université de Montréal et travaille comme chercheure épidémiologiste depuis dix ans à la clinique médicale l’Actuel tout en enseignant à l’Université de Montréal. Ses champs d’expertise sont le sida, la santé internationale et l’accès aux soins des populations défavorisées. Son implication sociale a commencé dans la communauté iranienne de Montréal, où elle est très connue et toujours active. Mme Machouf a été membre cofondatrice de la Maison d’Iran et de l’Association des Femmes Iraniennes de Montréal. Elle a été membre du conseil d’administration de Médecins du Monde Canada pendant huit ans. Mme Machouf s’est présentée sous la bannière de Projet Montréal comme candidate à la mairie de Pierrefonds lors de l’élection de 2005. Elle est maintenant de retour dans son quartier d’enfance, le Plateau-Mont-Royal. Nimâ Machouf brigue le poste de conseillère de Ville du district Jeanne-Mance. Elle sera la colistière du chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

Alex Norris est journaliste, recherchiste et traducteur. Il habite le Mile-End et ses environs depuis plus de 20 ans. Dans son travail comme reporter à Montréal, il a traité de tous les sujets d’actualité, de la politique municipale jusqu’aux affaires étrangères. Il a également effectué des recherches de fond sur le crime organisé, l’étalement urbain et les relations interculturelles. M. Norris a aussi enseigné le journalisme d’enquête en Afrique et en Amérique latine. La qualité de son travail a été récompensée par le prix Judith-Jasmin (pour son exposé sur l’industrie québécoise de la loterie vidéo), le prix du Concours canadien de journalisme ainsi que le prix du journalisme d’enquête de l’Association canadienne des journalistes. Actif dans sa communauté sur des questions concernant les espaces verts, la circulation et la pollution visuelle, M. Norris parle le français, l’anglais, le portugais et l’espagnol. Il est également père de deux petits garçons. Alex Norris brigue le poste de conseiller de Ville du district Mile-End.

Richard Ryan est organisateur communautaire et a oeuvré durant une douzaine d’années dans plusieurs groupes communautaires dans le milieu de l’immigration et des relations interculturelles, avant de travailler dans le réseau de la santé depuis sept ans. M. Ryan habite le quartier Mile End depuis une vingtaine d’années. Bien qu’il se soit impliqué à différents niveaux dans son quartier, c’est surtout au sein du Comité des citoyens du Mile End qu’il a concentré ses efforts ces deux dernières années. Il a fait partie de l’équipe de coordination qui a mis sur place la démarche citoyenne de revitalisation du secteur St-Viateur Est (secteur industriel du Mile End). Cette démarche a mobilisé des centaines de citoyens du quartier. Père d’une fille de huit ans, M. Ryan est aussi impliqué à l’école Lambert-Closse. Richard Ryan brigue le poste de conseiller d’arrondissement du district Mile-End.

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Projet Montréal cherche toujours son candidat pour la mairie du Plateau

Article mis en ligne le 7 mai 2009 à 13:29
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Projet Montréal cherche toujours son candidat pour la mairie du Plateau
Signe que l’offensive électorale est lancée, l’équipe des candidats qui se présenteront dans le Plateau Mont-Royal sous les couleurs du parti Projet Montréal assistait quasiment au grand complet au conseil d’arrondissement de lundi. Il manque cependant encore celui qui se présentera à la mairie. Richard Bergeron espère plus que jamais attirer un candidat vedette.

Outre la conseillère Josée Duplessis, qui a rejoint la semaine dernière le parti Projet Montréal, plusieurs futurs candidats de la formation ont eu l’occasion de se faire les dents lors de cette séance. Richard Ryan s’est fait remarqué ces derniers temps comme un des organisateurs de la démarche citoyenne dans le Mile End autour du développement du secteur Saint-Viateur Est.

Le Forum du 26 avril a attiré plus de 130 participants par une belle journée de dimanche. Organisateur communautaire au CLSC Lamaterre, à Terrebonne, ce résidant du Mile End depuis vingt ans était également engagé dans l’organisation de la campagne qui a porté Amir Khadir à la tête de la circonscription de Mercier pour Québec Solidaire en 2008. Il estime que les citoyens ne devraient pas être seulement consultés pour amener des idées. Ils devraient également être partie prenante de leur mise en place.

Alex Norris, a été pendant seize ans journaliste à la Gazette puis au réseau CTV avant de s’établir à son compte comme traducteur. Il pourrait être le candidat dans Jeanne-Mance, le district du conseiller Michel Prescott. Les enjeux qui le préoccupent dans son quartier: La circulation, la pollution et l’éthique. Le fait d’être anglophone ne constitue pas un handicap, selon lui. «Il y a beaucoup de brassage culturel dans le Plateau. Les frontières des quartiers francophones et anglophones sont beaucoup moins délimitées. Les vieilles oppositions entre les deux communautés font partie du passé», estime-t-il.

Nimâ Machouf, épouse du député Amir Khadir, s’était déjà présentée aux précédentes élections pour Projet Montréal. Elle sera à nouveau de la partie, comme colistière de Richard Bergeron. Cette épidémiologiste à la Clinique médicale L’Actuel engagé dans la lutte contre le sida est également membre de l’Association des femmes iraniennes de Montréal.

Carl Boileau faisait partie de la première équipe comme coordonnateur de Projet Montréal dans Le Plateau en 2006. Il a été également candidat à l’investiture du Parti québécois dans la circonscription de Mercier en 2001. Passionné par les questions environnementales, il s’exprime abondamment sur le web 2.0, où il a son blogue, intitulé radical.net.

Autre candidate: Piper Huggins est moins connue dans le Plateau. Membre active du Nouveau parti démocratique, elle a été candidate pour le parti de Jack Layton aux élections fédérales en 2000 dans St-Laurent-Cartierville. Elle s’est présentée de nouveau pour le NPD en 2004, dans Brôme-Missiquoi cette fois.

La distribution des candidats dans les différents districts du Plateau aux postes de conseillers de ville et d’arrondissement sera dévoilée le 12 mai. Le candidat à la mairie reste encore à identifier, a signalé le chef de la formation, Richard Bergeron, au journal Le Plateau. Projet Montréal espère attirer dans ses filets un candidat vedette. «Il y a eu la venue de Josée Duplessis, nous espérons qu’il y en aura d’autres», a souligné le conseiller de DeLorimier, qui brigue pour sa part la mairie de Montréal.

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Le Plateau
Ces arbres qui tombent sur nos têtes

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 10:43

Lundi matin, Carl Boileau a eu la peur de sa vie. Alors qu’il circulait en patins sur la rue de Brébeuf, entre Laurier et Saint-Joseph, une énorme branche est venue s’écraser à quelques centimètres de lui. Faut-il craindre que le ciel nous tombe sur la tête ?
««J’ai entendu un bruit. Je pensais que c’était l’orage. J’ai juste eu le temps de me tasser sur le côté. Quand je me suis retourné, j’ai vu cette énorme branche sur deux autos écrabouillées. Je suis resté regarder l’endroit où je me trouvais 10 secondes avant l’impact. Si j’avais eu un baladeur sur les oreilles, il est fort probable que je me serais retrouvé dessous.»

Carl Boileau a bien cru sa dernière arrivée. Encore sous le coup de l’émotion, il a téléphoné au journal Le Plateau. Il a également témoigné de son expérience sur son blog, radicarl.net. Il se demande combien d’arbres tombent ainsi et si le citoyen peut encore se promener en toute sécurité sans risquer que le ciel lui tombe sur la tête

La chute d’un arbre n’est pas un événement très fréquent. Au cours des dernières semaines, l’arrondissement Plateau-Mont-Royal a enregistré trois incidents de ce type, dont celui de la rue de Brébeuf. Les deux autres arbres victimes, l’un dans une ruelle à proximité, l’autre sur la rue Garnier, avaient été accrochés par un véhicule.

Dans le cas de la rue Brébeuf, le service des parcs a constaté que l’arbre, un érable à giguère, était pourri de l’intérieur, rongé par un champignon de carie, un parasite répandu dans les feuillus nordiques.

Plusieurs facteurs peuvent causer la chute d’un arbre: la maladie, la vieillesse, les intempéries. De fortes bourrasques de vents peuvent suffire à faire tomber des arbres déjà fragilisés.

Ainsi, à la suite du violent orage de mardi dernier, l’arrondissement du Plateau a reçu une vingtaine d’appels de citoyens pour signaler des problèmes reliés à des arbres. «Dans la plupart des cas, il s’agissait de branches tombées ou suspendues. On n’a eu à déplorer aucun dommage important», signale Michel Tanguay, chargé de communication à l’arrondissement. Deux arbres sont tombés, un au coin de Milton et Aylmer, l’autre dans le carré Saint-Louis.

Une bonne partie des incidents survient sur des arbres relevant du domaine privé, comme celui qui a failli écraser M. Boileau « Il incombe au citoyen de s’assurer que l’arbre qui pousse sur sa propriété est sain», indique M. Tanguay.

L’arrondissement gère pour sa part les quelque 15 000 arbres situés sur le domaine public (parcs, rues, etc.). Ceux-ci sont référencés un par un dans un répertoire et repérés sur une carte. Quelque 688 arbres ont été coupés sur le territoire du Plateau-Mont-Royal entre 2003 et 2007. En contrepartie, on en a planté 1015. Ce sont donc 526 arbres qui ont été ajoutés dans le paysage au cours de ces quatre années.

«On fait un suivi des maladies éventuelles. Quand on a à couper des arbres, c’est dans une approche préventive. On évalue si la sécurité du public est menacée», indique M. Tanguay.

Les citoyens qui possèdent un arbre dont le tronc fait plus de 10 cm de diamètre sur leur terrain ne peuvent le couper sans demander un permis à l’arrondissement. Ils doivent faire la preuve que l’arbre est atteint d’une maladie ou qu’il constitue une nuisance. De même, on ne peut rehausser la terre de plus de 20 cm autour d’un arbre, ce qui risquerait de nuire à son développement.

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Le Plateau

Dimanche 26 mars 2006, p. 5

Projet Montréal adopte son plan d’action sur le Plateau

Alain Perron

Le 22 mars 2006
Projet Montréal – Plateau Mont-Royal

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Samedi dernier, Projet Montréal a tenu au Resto Plateau sa deuxième assemblée générale des membres de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal. Après avoir assisté aux présentations d’organismes invités sur les questions du transport, du logement et de la démocratie participative, les membres présents ont convenu d’un plan d’action dans le but d’appliquer le programme du parti à des enjeux concrets de l’arrondissement.

L’assemblé a également procédé à l’élection des neuf membres du nouveau conseil local de l’arrondissement. Ainsi, selon le jeune coordonnateur réélu, Carl Boileau, Projet Montréal doit s’assumer comme l’opposition officielle dans le quartier. « Par l’élection de notre chef dans le Plateau et notre présence active au conseil d’arrondissement, nous coaliserons les citoyens, les organismes du quartier et Projet Montréal au cours de ces prochaines années », a affirmé M. Boileau, avant de renchérir : « Notre équipe est jeune et dynamique, l’avenir s’ouvre devant nous ».

M. Richard Bergeron, chef du parti et conseiller de ville dans le district de DeLorimier, est venu encourager ses troupes en rappelant les gains importants réalisés aux dernières élections malgré les modestes moyens. « En recueillant près de 10 % du vote lors de la dernière élection municipale, dont plus de 30 % partout dans le Plateau, Projet Montréal a fait la preuve que des idées fortes, centrées sur les véritables enjeux d’aujourd’hui et défendues par des candidats convaincus, peuvent faire bien mieux qu’un déluge d’argent pour toucher les électeurs. Après avoir fait autant en si peu de temps, imaginez maintenant notre potentiel pour 2009 ! », a lancé M. Bergeron devant une foule conquise.

Sur la photo : Le nouveau conseil local de Projet Montréal dans le Plateau
De gauche à droite, rangée supérieur : Robert Desvignes (Secrétariat), Marianne Giguère (Vice Coordinatrice), Nathalie Beauregard (Conseillère). Léon Talbot (Conseiller),
Carl Boileau ,(Coordonnateur), rangée inférieur : Daniel Bouchard (Conseiller), Martin Audet (Conseiller), François Lefebvre (Conseiller), Dominic Courtois (Trésorerie).

Le Plateau
Dimanche 19 février 2006, p. 3

Le mur du Plateau fait encore jaser

Alain Perron

Des résidants sont encore une fois intervenus simultanément aux conseils des arrondissements PlateauMont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie au sujet du mur le long des voies ferrées du Canadien Pacifique.

Du côté de Rosemont-La Petite-Patrie, les résidants opposés à la construction du mur ont insisté sur leur volonté de participer au groupe de travail chargé d’analyser et de trouver des pistes de solution. La direction générale de la Ville de Montréal veut mettre en place un groupe de travail prochainement au sujet de cette problématique.

Le maire de l’arrondissement, André Lavallée, a laissé entendre qu’il rencontrera bientôt son homologue du Plateau pour discuter du sujet.

Rappelons qu’il est question ici, pour les résidants de la Petite Patrie, d’empêcher la construction du mur qui sépare les arrondissements Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie. Ils veulent également améliorer l’aspect visuel du mur existant.

Au même moment, à l’assemblée du conseil d’arrondissement PlateauMont-Royal, Carl Boileau, colistier du chef de Projet Montréal (Richard Bergeron) élu dans le district DeLorimier, sur le Plateau, a demandé où en était ce dossier.

Richard Bergeron a déclaré qu’il y avait « seulement deux endroits sur Terre où on érigeait un mur en milieu urbain: en Israël et sur le Plateau ».

La mairesse de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopulos, a fait un rappel du dossier, remontant au moment où le zonage des terrains le long des voies ferrées fut modifié d’industriel à résidentiel.

« Nous avons tenté de corriger la situation, qui avait été initiée par l’administration Bourque, et revenir à l’ancien zonage industriel, mentionne-t-elle. Mais il y avait menace de poursuite de la part du promoteur. Il y a eu par la suite des conditions posées. Ces conditions se retrouvent dans les actes de ventes des condos, entre autres la présence d’un mur d’insonorisation près des voies ferrées ».

Le CP a réclamé l’érection d’un mur afin de sécuriser les abords de son chemin de fer. Un avis juridique a d’ailleurs été demandé au service du contentieux de la Ville afin de connaître les implications possibles d’un revirement de situation.

« J’ai toujours dit que je voulais une solution verte et une solution qui, à la fois, répondra aux besoins et aux exigences des gens qui habitent en face, mais aussi dans l’intérêt des gens du Plateau », reconnaît Mme Fotopulos.

« Toute décision de changement doit tenir compte des conséquences de ce geste, avertit-elle. La solution ne doit pas seulement répondre à ceux qui habitent à proximité du mur, mais aussi à tous les résidants du Plateau. Car, si jamais le Plateau est poursuivi pour un changement, ce ne doit pas être uniquement les contribuables du Plateau qui défrayeront la note. C’est la ville centre qui a pris cette décision et c’est à elle qu’incombe de trouver des solutions et, s’il y a lieu, d’assumer ses responsabilités s’il faut offrir des compensations ».

Tout en soulignant que les pourparlers se poursuivent, Mme Fotopulos affirme qu’il ne revient pas à « l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal de revenir sur quelque chose qui est déjà en vigueur et d’en payer la note ».

Le Plateau
Dimanche 8 janvier 2006, p. 5

L’UCIM haut la main


Illustration(s) :

L’Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal (UCIM) aura presque réussi à rafler le PlateauMont-Royal en entier. Seul le poste de conseiller de ville du district DeLorimier est allé à la formation Projet Montréal. Le colistier du chef de Projet Montréal, Carl Boileau, a été élu conseiller de ville dans le district DeLorimier. Dans le district Jeanne-Mance, Michel Prescott conserve son siège avec une majorité de 943 voix, au poste de conseiller de ville. Il est accompagné par Isabel Dos Santos, au poste de conseillère d’arrondissement. Le district Mile-End était représenté par Helen Fotopulos. Avec les nouvelles dispositions, la mairesse a été élue au suffrage universel et on trouve deux nouveaux visages dans ce district. Michel Labrecque a été élu au poste de conseiller de ville. Eleni Fakotakis-Kolaitis siégera à titre de conseillère d’arrondissement dans Mile-End. Photo: Archives

Le Plateau
Dimanche 4 décembre 2005, p. 4

Josée Duplessis élue par 9 voix
L’UCIM se désiste contre Richard Bergeron

Alain Perron

Il aura fallu attendre 23 jours avant de connaître la véritable issue de l’élection municipale. Le dépouillement judiciaire dans le district DeLorimier a pris fin mardi dernier, confirmant la victoire de Josée Duplessis, de l’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM)… par neuf voix.

Au terme de l’élection, le 6 novembre, deux résultats étaient contestés dans le district DeLorimier. Le résultat le « plus chaud » confrontait Josée Duplessis (UCIM) et Émilie Thuillier, de Projet Montréal. Le soir de l’élection, Mme Thuillier était donnée gagnante par 12 voix. Puis, ce fut au tour de la candidate Josée Duplessis, d’être consacrée victorieuse, 24 heures plus tard,… par 11 voix. Le recomptage a confirmé l’élection de Mme Duplessis par neuf voix, au poste de conseillère d’arrondissement.

Dans le même district, Carl Boileau, de Projet Montréal, a été élu par une majorité de 240 voix, devant la candidate de l’UCIM, Christine Mitton. En tant que colistier du chef de Projet Montréal, M. Boileau a cédé son siège à Richard Bergeron. Élu à titre de conseiller de ville, M. Bergeron siégera au conseil d’arrondissement et au conseil de ville.

Contestation stratégique

L’UCIM contestait également les résultats à ce poste. Cette demande de révision judiciaire a eu pour effet de garder Richard Bergeron sur la touche tout le temps de la procédure. M. Bergeron n’a pu être officiellement assermenté. Ce qui l’a tenu à l’écart de la séance spéciale sur la présentation du budget, la semaine dernière.

L’UCIM a finalement retiré sa demande de dépouillement judiciaire mardi dernier. Le chef de Projet Montréal a donc pu être assermenté jeudi dernier. Il a pu siéger au conseil municipal à l’hôtel de ville pour la présentation du budget.

La séance ordinaire du conseil d’arrondissement devant se tenir le 5 décembre est annulée. À la place, une séance spéciale se tiendra le mardi 13 décembre, à 19 h, au Resto Plateau, au 4450, rue Saint-Hubert.

Cette séance réunira pour une dernière fois les membres de l’ancien conseil

L’Express d’Outremont
Jeudi 1 décembre 2005, p. 1

Le nouveau tramway sur l’avenue du Parc n’est pas une priorité pour l’AMT

Guillaume Picard

D’ici la fin de l’année, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) soumettra au gouvernement du Québec les conclusions de la seconde phase d’études d’opportunité et de faisabilité ayant trait au projet de système léger sur rails (SLR), ou nouveau tramway, dans l’axe de l’avenue du Parc.

Selon ce qu’a appris L’Express d’Outremont, l’AMT reconnaît au nouveau tramway des avantages indéniables sur le plan du développement durable et de la requalification urbaine. Mais peu importent les conclusions des études d’opportunité et de faisabilité. Le programme triennal d’immobilisations – qui sera déposé à la mi-décembre – conclura que trois priorités sont plus urgentes que l’avenue du Parc: la consolidation et le prolongement du réseau de trains de banlieue, l’agrandissement de plusieurs stationnements incitatifs et la remise à niveau du métro de Montréal.

Le nouveau tramway de l’avenue du Parc devra vraisemblablement attendre son tour. Selon la porte-parole de l’AMT, Mélanie Nadeau, c’est le gouvernement Charest qui tranchera. « Le projet de SLR de l’avenue du Parc s’inscrit dans le cadre d’un projet à long terme, mais la priorité doit être accordée à l’amélioration du réseau actuel, notamment les trains de banlieue, mais aussi les stationnements incitatifs, qui sont toujours bondés, ainsi que la revitalisation du métro de Montréal. »

Viabilité du projet

Au début de l’an 2000, une première série d’études avait conclu à la viabilité du nouveau tramway comme mode de transport collectif, 40 ans après la disparition de la dernière ligne de tramway, en 1959. L’aménagement d’un système léger sur rails sur l’avenue du Parc, un tronçon de 6,4 kilomètres reliant la gare Jean-Talon au centre-ville de Montréal, serait moins polluant que l’autobus, en plus d’accroître la capacité et l’efficacité du service.

Selon le chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron, les projets de trains de banlieue et de SLR ne devraient pas être mis en concurrence. « C’est évident qu’il faut remettre à niveau les équipements actuels, mais ça n’a aucun sens de parler de développement durable si des investissements importants ne sont pas faits dans de nouvelles infrastructures de transport, comme le nouveau tramway. Ce n’est pas un projet d’avenir que de seulement réparer les équipements des années 1960 et 1970, surtout quand on voit apparaître, chaque année, 100 000 véhicules supplémentaires sur les routes du Québec. »

Projet politique

M. Bergeron, qui est responsable des analyses stratégiques à l’ATM, n’a pas voulu répondre à nos questions à titre de spécialiste des transports collectifs. C’est plutôt le nouvel élu qui nous a accordé une entrevue.

Richard Bergeron, rappelons-le, siégera finalement au conseil municipal, puisque l’élection de son colistier, Carl Boileau, a été confirmée, lundi, dans le district DeLorimier de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal. M. Bergeron a fondé Projet Montréal à l’automne 2003, exaspéré, dit-il, par le manque de volonté politique à l’égard des transports collectifs.

« Ça fait dix ans que je rabâche les mêmes choses aux politiciens. J’ai décidé de fonder mon propre parti parce que ça n’avançait pas, parce que les politiciens ne s’appropriaient pas le nouveau tramway. Ailleurs, en Europe, mais aussi au Canada et aux États-Unis, des projets sont en cours de réalisation. »

Avec près de 9% des voix obtenues aux élections du 6 novembre dernier, Projet Montréal, croit M. Bergeron, a toute la légitimité pour questionner la place de l’automobile dans la vie des Montréalais.

Le chef de Projet Montréal croit que la principale mission de son parti au cours des quatre prochaines années sera de conscientiser la population et les élus de l’Union des citoyens de l’île de Montréal, le parti au pouvoir. S’il avait été élu maire de Montréal le mois dernier, M. Bergeron aurait mis en chantier, dès le printemps 2006, le premier tronçon du nouveau tramway.

Comptant 25 kilomètres, ce tronçon aurait notamment compris l’avenue du Parc. En 2004, l’aménagement de chaque kilomètre coûtait entre 30 et 40 millions $, des chiffres qui comprenaient la réfection des infrastructures souterraines. « Gérald Tremblay s’est déjà engagé à éliminer les nids-de-poule au coût de 500 millions $ durant la dernière campagne. Moi, je dis: tant qu’à refaire les infrastructures souterraines, pourquoi ne pas en profiter pour installer un nouveau tramway? Quand on construit un tel équipement, ça a un impact sous terre et ces impacts, nous avons la chance de les prévoir », questionne M. Bergeron.

« J’espère que Gérald Tremblay va reprendre nos idées. Leur stratégie, dans la dernière campagne, c’était plutôt d’en dire le moins possible. Je veux les amener à leur insu à colorer toutes les propositions aux couleurs de Projet Montréal. [...] On doit se poser la question: quel type de ville on veut? Je crois qu’il faut faire la révolution du développement durable et faire reculer l’automobile et son modèle des années 1950. »

Soulignons que le candidat de l’Union des forces progressistes dans Outremont en vue de l’élection partielle du 12 décembre, Omar Aktouf, fait de la construction d’un nouveau tramway sur l’avenue du Parc un thème central de sa campagne.

Le Devoir
LES ACTUALITÉS, mercredi 30 novembre 2005, p. a4

La fin des dépouillements judiciaires à Montréal
Pierre Bourque pourra être assermenté

Corriveau, Jeanne

La saga des dépouillements judiciaires relatifs aux élections municipales du 6 novembre tire à sa fin. L’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM) et Vision Montréal (VM) ont décidé de retirer la quasi-totalité des demandes de dépouillement judiciaire qu’ils avaient déposées. Pierre Bourque pourra donc siéger au conseil municipal à titre de chef de l’opposition et le chef de Projet Montréal (PM), Richard Bergeron, fera son entrée à l’hôtel de ville.

Le dépouillement judiciaire des votes dans le district de DeLorimier a permis, hier, de confirmer la victoire de la candidate de l’UCIM, Josée Duplessis, contre Émilie Thuillier (PM). La majorité obtenue par Mme Duplessis est passée de onze à neuf voix, au terme du décompte manuel des bulletins de vote effectué devant le juge de la Cour du Québec, Antonio de Michele.

Les trois dépouillements judiciaires effectués au cours des dix derniers jours ont clairement démontré la fiabilité des urnes électroniques dans la compilation des résultats. Vendredi dernier, le juge de Michele a d’ailleurs incité les partis à réfléchir à la pertinence des contestations, compte tenu de cette performance.

Les partis ont compris le message et ont retiré la plupart de leurs demandes hier. Ces décisions ont donc permis de confirmer l’élection de Nicole Thibault (VM), la colistière de Pierre Bourque, et celle de Carl Boileau (PM), le colistier de Richard Bergeron. Six autres contestations ont également été abandonnées à la faveur de Frank Venneri (UCIM), dans le district de François-Perrault, de François Purcell (VM), dans Saint-Édouard, de Rémy Tondreau (Équipe Anjou), de Nicolas Montmorency (VM), dans La-Pointe-aux-Prairies, de Pierre Mainville (VM), dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, et de Pierre Lapointe (UCIM), dans Ahuntsic.

Un seul candidat défait, Nicolas Tétrault (UCIM), conteste toujours l’élection de son adversaire, Richer Dompierre (VM), qui l’a emporté avec une majorité de 50 voix dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Le dépouillement judiciaire dans ce district se poursuivra donc ce matin au palais de justice.

L’assermentation des nouveaux élus devrait avoir lieu au cours des prochains jours, mais Pierre Bourque a déjà maille à partir avec sa colistière, qui lui cède son siège à contrecoeur. Nicole Thibault a indiqué hier qu’elle envisageait sérieusement de s’adresser aux tribunaux pour contester la décision du chef de VM de prendre sa place. À maintes reprises durant la campagne électorale, a-t-elle relaté, M. Bourque aurait répété, devant de nombreux témoins, qu’il n’avait pas l’intention de demeurer à son poste de chef de l’opposition en cas de défaite. Mme Thibault accuse Pierre Bourque d’avoir manqué à sa parole, mais elle ignore, pour l’instant, quels motifs elle invoquera dans sa poursuite. «Sûrement, ça va fesser assez raide», a-t-elle dit.

Mme Thibault aurait l’appui de citoyens du district de Marie-Victorin qui, de leur propre initiative, auraient fait circuler une pétition dans le quartier afin de réclamer son maintien en poste. Ils auraient récolté 209 signatures.

Ce n’est pas la première fois que Pierre Bourque a un différend avec sa colistière. En 2001, il avait pris la place de Kettly Beauregard, qui, par la suite, avait décidé de le poursuivre pour salaire impayé.

La Presse
Nouvelles
générales, lundi 28 novembre 2005, p. A10

Précisions

Élections municipales

Dans son numéro de samedi, La Presse laissait entendre que Christine Mitton, candidate de l’Équipe Tremblay / UCIM dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, et Vittorio Capparelli, candidat de l’Équipe Bourque / Vision Montréal dans l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, avaient été élus lors des élections municipales du 6 novembre dernier. Ces candidats ont plutôt été défaits et ont obtenu la tenue d’un dépouillement judiciaire.

Dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, c’est Carl Boileau (Projet Montréal) qui a été élu au poste de conseiller de ville du district De Lorimier. Frank Venneri (Équipe Tremblay / UCIM) a, quant à lui, été élu conseiller de ville du district François-Perrault dans l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Deux demandes de révision dans DeLorimier
Les suites de l’élection municipale

Alain Perron

Deux candidates défaites à l’élection municipale du 6 novembre demandent un dépouillement judiciaire. Les demandes proviennent d’Émilie Thuillier (Projet Montréal) et de Christine Mitton (UCIM).

Les deux demandes de révision sont concentrées dans le district DeLorimier. Il s’agit d’un district qui était défendu par la conseillère sortante de Vision Montréal, Christine Poulin.

Le poste de conseiller de ville a été remporté par Carl Boileau, colistier du chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. M. Boileau a enregistré 3078 voix et sa plus proche rivale de l’Union des citoyens et citoyennes de Montréal (UCIM), Christine Mitton, 2838 voix, soit un écart de 240 votes. Un nombre de 239 bulletins de vote a été rejeté.

Au poste de conseillère d’arrondissement, Émilie Thuillier avait été donnée gagnante par les résultats préliminaires, par 12 voix. Vingt-quatre heures plus tard, c’est la candidate de l’UCIM, Josée Dupplessis, qui a été annoncée comme la gagnante par 11 voix. Le nombre de bulletins de vote rejetés s’élève à 385.

Entre les résultats préliminaires et ceux annoncés comme étant « officiels » le nombre total de votes exprimés dans DeLorimier est passé de 10 803 à 8664, soit une différence de 2139 votes.

L’enjeu de ce recomptage est primordial pour la jeune formation Projet Montréal, puisque les deux seuls élus à l’échelle montréalaise sont visés par le processus.

Le juge Antonio De Michele de la Cour du Québec a accepté une quinzaine de dépouillements judiciaires à Montréal. Les résultats devraient être connus mardi.

Rappelons que le conseil municipal de Montréal sera formé de 65 élus, comprenant le maire de Montréal, 19 maires d’arrondissement et 45 conseillers de ville.

Le Plateau
Dimanche 13 novembre 2005, p. 1

Helen Fotopulos accepte la responsabilité de mairesse avec sérieux

Alain Perron

La mairesse de l’arrondissement, Helen Fotopulos, a été élue pour la première fois au suffrage universel, par l’ensemble des électeurs du Plateau-Mont-Royal. Elle, qui avait « l’habitude » de se faire élire par les résidants du Mile-End, dans l’ouest du Plateau, les résultats démontrent cette fois qu’elle obtient des appuis à la grandeur de l’arrondissement, tant à l’est qu’à l’ouest, du nord au sud.

« J’accepte avec beaucoup de sérieux cette responsabilité de mairesse d’arrondissement », avoue-t-elle d’emblée. Elle qui a déjà traversé plusieurs élections, semblait cette fois particulièrement fière d’avoir été portée par autant de voix. Les résultats obtenus par sa formation l’Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal (UCIM) la confortent également sur les prochaines quatre années.

Elle félicite tous les candidats à cette élection, tant les élus que ceux qui ne l’ont pas été. « Ils ont fait une campagne digne de ce nom », souligne-t-elle.

« Je suis peinée que Christine Mitton, n’ait pas été élue. Il s’agit d’un maillon important de notre équipe. Je souhaite également bonne chance à Christine Poulin dans sa carrière, après quatre ans de travail », déclare-t-elle.

Christine Mitton est la seule candidate de l’UCIM à ne pas avoir été élue. Elle a été devancée par Carl Boileau, de Projet Montréal dans le district DeLorimier.

Malgré la qualité des candidats de l’UCIM qui briguaient les suffrages dans le Plateau, ceux-ci étaient peu connus de la population. « On peut posséder le meilleur c.v., mais le porte à porte demeure la meilleure façon de se faire connaître », rappelle-t-elle.

L’inévitable porte à porte mené au cours de la campagne a permis à Helen Fotopulos de valider les projets et les idées mis de l’avant au cours des dernières années. « Nous intervenons auprès des instances, mais cette fois nous voyons la perception des gens sur le terrain. J’ai répondu à des questions et j’en ai aussi profité pour en poser. Cela donne une vision beaucoup plus juste de la sensibilisation à entreprendre et comment impliquer les gens. Ces rencontres avec les résidants permettent de saisir le pouls de la population », mentionne-t-elle.

Préoccupations

« Les gens apprécient particulièrement les efforts de verdissement menés dans les ruelles, sur les rues, même sur le boulevard SaintJoseph. Ils veulent participer au compostage et se disent préoccupés par les changements climatiques et l’état de notre planète », résume Mme Fotopulos.

Les résidants sont satisfaits des mesures d’apaisement de la circulation sur la rue Hutchison, mais ils s’attendent à d’autres améliorations. Même chose du côté de la rue Jeanne-Mance. Il reste du travail à accomplir dans le secteur Milton Park avec la présence des étudiants de l’université McGill, qui manquent parfois de civisme.

Avec ce nouveau mandat, la mairesse compte poursuivre ce qui a été enclenché. Conseiller de ville et conseiller d’arrondissement travailleront dans un même district. Il reste à déterminer les responsabilités de chacun. Selon la mairesse ce n’est pas le travail qui manque. « Nous avons des priorités à réaliser, des commissions à mener, des projets à démarrer, assurer le suivi des comités de concertation, le plan d’urbanisme à appliquer, etc. », énumère-t-elle.

Le Plateau
Dimanche 13 novembre 2005, p. 3

L’UCIM élu presque mur à mur

Alain Perron

L’Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal (UCIM) aura presque réussi à rafler le Plateau-Mont-Royal en entier. Seul le poste de conseiller de ville du district DeLorimier est allé à la formation Projet Montréal.

Malgré la tenue de l’élection le 6 novembre, la nouvelle composition du Plateau-Mont-Royal (en trois districts) n’entrera en vigueur qu’à compter du 1er janvier. Les personnes nouvellement élues ne seront en poste qu’au début de 2006. Les deux prochaines séances du conseil d’arrondissement se dérouleront avec les conseillers déjà en place. Le 1er janvier 2006, marquera le début de la « nouvelle » ville de Montréal; d’après les fusions et défusions.

L’élection de dimanche dernier s’est donc déroulée selon les nouveaux paramètres et les nouvelles dispositions adoptées par le décret du gouvernement du Québec. De quatre conseillers municipaux, le Plateau sera représenté par sept élus. Chaque district est représenté par deux conseillers municipaux, de ville et d’arrondissement.

Les résultats (jusqu’à nouvel ordre) donnent gagnante la formation du maire Gérald Tremblay à presque tous les postes sur le Plateau-Mont-Royal.

DeLorimier

Le colistier du chef de Projet Montréal, Carl Boileau, a été élu conseiller de ville dans le district DeLorimier. L’élection de M. Boileau donne ainsi l’opportunité au chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, de siéger à la fois au conseil d’arrondissement du Plateau et au conseil municipal à l’hôtel de ville de Montréal.

C’est d’ailleurs dans ce district que la lutte aura été la plus chaudement disputée, seulement 569 voix séparent la première de la dernière. La conseillère sortante, Christine Poulin, termine troisième, derrière Christine Mitton, de l’UCIM.

Au poste de conseillère d’arrondissement, trois femmes se faisaient la lutte. Émilie Thuillier de Projet Montréal a d’abord été donnée gagnante par 12 voix. Puis, ce fut au tour de la candidate de L’UCIM, Josée Duplessis, d’être consacrée victorieuse, 24 heures plus tard,… par 11 voix. La candidate de Vision Montréal, Huguette Trudel, a terminé en troisième place, 762 voix derrière sa plus proche adversaire.

Jeanne-Mance

Dans le district Jeanne-Mance, Michel Prescott conserve son siège avec une majorité de 943 voix, au poste de conseiller de ville. Il est accompagné par Isabel Dos Santos, au poste de conseillère d’arrondissement.

Mile-End

Le district Mile-End était représenté par Helen Fotopulos. Avec les nouvelles dispositions, la mairesse a été élue au suffrage universel, c’est-à-dire par tous les électeurs du Plateau. On trouve donc deux nouveaux visages dans ce district. Michel Labrecque, longtemps associé au groupe Vélo, à Vélo-Québec et à la Maison des cyclistes, a été élu au poste de conseiller de ville. Eleni Fakotakis-Kolaitis siégera à titre de conseillère d’arrondissement dans Mile-End.

Rappelons également que l’UCIM présentait cinq femmes et deux hommes; Vision Montréal, 4 femmes et trois hommes; Projet Montréal, trois femmes et quatre hommes.

LES RÉSULTATS

Candidat Parti politique Votes obtenus %

À la mairie

Helen Fotopulos UCIM 10 157 46,28%

Claude Mainville PM 6 500 29,62%

Richard Théorêt EBVM 5 288 24,10%

Bulletins rejetés 835

District Mile-End

Conseiller de ville

Nombre total d’électeurs inscrits: 22 321

Nombre total de votes exprimés: 7 245 (32,46%)

Michel Labrecque UCIM 3 241 46,86%

Claire Tranquille PM 2 227 32,20%

Serge H. Malaison EBVM 1 449 20,95%

Bulletins rejetés 329

District Mile-End

Conseiller d’arrondissement

Eleni Fakotakis-Kolaitis UCIM 2 973 43,41%

Elhaoussine Tahmi PM 2 123 31,00%

Dimitros Koufogiorgas EBVM 1 417 20,69%

Jacques Méthot Ind 335 4,89%

Bulletins rejetés: 398

District DeLorimier

Conseiller de ville

Nombre total d’électeurs inscrits: 24 418

Nombre total de votes exprimés: 8 664 (35,48%)

Carl Boileau colistier de Richard Bergeron PM 3 078 36,53%

Candidat Parti politique Votes obtenus %

Christine Mitton UCIM 2 838 33,69%

Christine Poulin EBVM 2 509 29,78%

Bulletins rejetés: 240

District DeLorimier

Conseiller d’arrondissement

Josée Duplessis UCIM 3 021 36,49%

Émilie Thuillier PM 3 010 36,36%

Huguette Trudel EBVM 2 248 27,15%

Bulletins rejetés: 385

District Jeanne-Mance

Conseiller de ville

Nombre total d’électeurs inscrits: 22 947

Nombre total de votes exprimés: 6 870 (29,94%)

Michel Prescott UCIM 3 006 45,34%

André Cardinal PM 2 063 31,12%

Rose Carone EBVM 1 340 20,21%

Alexandre Lefebvre PEBM 13312,01%

Diego Blais EVM 88 1,33%

Bulletins rejetés: 240

District Jeanne-Mance

Conseiller d’arrondissement

Isabel Dos Santos UCIM 2 740 41,86%

Suzanne Boivin PM 2 426 37,07%

Natercia Rodrigues EBVM 1 379 21,07%

Légende: UCIM: Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal. PM: Projet Montréal. EBVM: Équipe Bourque/Vision Montréal. PEBM: Parti Éléphant Blanc de Montréal. EVM: Équipe Ville-Marie. Ind: indépendant

* Électeurs inscrits: 69 686. Votes exprimés: 22 780 (32,69%).

Le Plateau
Dimanche 13 novembre 2005, p. 5

Vision Montréal relégué au troisième rang

Alain Perron

Même si dans les autres arrondissements les candidats de Vision Montréal terminaient bons deuxièmes, sur le Plateau-Mont-Royal ils ont été relégués au troisième rang, derrière l’Union de l’île et Projet Montréal.

Le candidat à la mairie de l’arrondissement, Richard Théorêt, a terminé troisième. Celui qui possède une feuille de route reconnue par nombre d’électeurs, en tant qu’ancien commissaire scolaire et conseiller municipal, a récolté 5 288 voix (24,10%). Claude Mainville, de Projet Montréal, a récolté 6 500 voix (29,62%) et la mairesse de l’arrondissement, Helen Fotopulos, a remporté la victoire avec une majorité de 3 657 voies, soit 10 157 voix (46,28%).

Dans le district DeLorimier, la conseillère sortante, Christine Poulin, seule représentante de Vision Montréal dans l’arrondissement depuis la défection du candidat Nicolas Tétreault, a, elle aussi, terminé en queue de peloton, récoltant 2 509 voix (29,78%), derrière Christine Mitton, de l’UCIM, 2 838 voix (33,69%) et le gagnant, Carl Boileau, colistier du chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, 3 078 voix (36,53%).

C’est d’ailleurs au poste de conseiller de ville dans le district DeLorimier que la lutte a été la plus serrée. L’écart entre la première et troisième place n’est que de 569 voix.

La Presse
Nouvelles
générales, mardi 8 novembre 2005, p. A6

Élections municipales 2005
ÉLECTIONS DU 6 NOVEMBRE 2005 À MONTRÉAL
Résultats provisoires (avant vérification)

Les élections de lundi ont profondément modifié la carte politique à Montréal. Le parti du maire Gérald Tremblay, l’UCIM, n’a eu aucune difficulté à obtenir la majorité des 65 sièges du conseil municipal. Celui-ci regroupe le maire et tous les conseillers de ville. Les conseillers d’arrondissement, eux, ne siègent que dans les arrondissements.

Nombre total d’électeurs inscrits : 1 113 059

Nombre total de votes exprimés : 435 545 (39,13 %)

GÉRALD TREMBLAY, UCIM

Équipe Tremblay-Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal

227 208 (53,89 %)

PIERRE BOURQUE, VM

Équipe Bourque-Vision Montréal

152 562 (36,18 %)

RICHARD BERGERON, PM

Projet Montréal

35 889 (8,51 %)

MICHEL BÉDARD, EB

Parti Éléphant blanc de Montréal

5 966 (1,42 %)

LE CONSEIL MUNICIPAL DE MONTRÉAL

1 MAIRE + 64 CONSEILLERS =

Équipe Tremblay-Union des citoyens et citoyennes de l’île de Montréal: 46 CONSEILLERS

Équipe Bourque-Vision Montréal: 15 CONSEILLERS

Indépendants: 2 CONSEILLERS

Projet Montréal: 1 CONSEILLER

Parti Éléphant blanc de Montréal: 0 CONSEILLERS

LES RÉSULTATS PAR ARRONDISSEMENT

PLATEAU-MONT-ROYAL

Mairie d’arrondissement :

> HELEN FOTOPULOS, UCIM

Conseillers de ville :

Michel Labrecque, UCIM

Richard Bergeron, colistier : Carl Boileau , PM

Michel Prescott, UCIM

Eleni Fakotakis-Kolaitis, UCIM

Conseillers d’arrondissement :

Émilie Thuillier, PM

Isabel Dos Santos, UCIM

Le Devoir
LES ACTUALITÉS, mardi 8 novembre 2005, p. a4

Les suites des élections municipales
Bourque n’est plus certain de vouloir être chef de l’opposition
Son parti envisage de réclamer un second dépouillement général

Corriveau, Jeanne

Pierre Bourque ne sait plus s’il demeurera chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal. Défait par Gérald Tremblay au scrutin de dimanche, il entend prendre une décision sur son avenir politique d’ici à vendredi. Par ailleurs, le chef de Vision Montréal (VM) envisage de réclamer un dépouillement judiciaire partiel ou général des résultats, compte tenu d’anomalies constatées à la suite du vote électronique.

Dimanche soir, quelques minutes après avoir concédé la victoire à son adversaire, Pierre Bourque avait déclaré qu’il entendait bien demeurer à son poste de chef de l’opposition. «Je vais décanter tout ça demain. Je dois, je vais rester, avait-il dit. Je suis un homme de parole. Je suis là pour rester.» Ces déclarations avaient de quoi étonner, puisque M. Bourque avait déjà avoué qu’il n’avait guère envie de demeurer bien longtemps dans les rangs de l’opposition en cas de défaite.

Mais voilà qu’hier, il a changé son discours. «Il se donne jusqu’à vendredi pour prendre une décision, l’assermentation ayant lieu vendredi, a indiqué hier son attachée de presse, Suzanne Gagnon. Rappelons que la colistière de M. Bourque, Nicole Thibault, a été élue dans l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie et pourrait permettre au chef de l’opposition de siéger au conseil.

D’ici là, Pierre Bourque décidera s’il exigera un dépouillement judiciaire des résultats du scrutin de dimanche. «Il y a eu beaucoup de bulletins rejetés. Dans certains endroits, il y en a 1800 par arrondissement. Quelqu’un qui perd par 14 voix peut se poser des questions. La confiance envers le système [de vote électronique] n’est pas très forte», a précisé Suzanne Gagnon. Hier après-midi, Pierre Bourque a donc rencontré l’ensemble des candidats ainsi que les avocats du parti afin d’examiner la question et il dévoilera ce matin, en conférence de presse, sa décision au sujet d’un éventuel second dépouillement.

Au bureau de la présidente d’élections de Montréal, où on se remettait de peine et de misère des événements de la veille alors qu’on avait eu des problèmes majeurs de transmission des résultats, on ne se formalisait pas des propos de M. Bourque.

Ce n’est qu’au cours de la nuit de dimanche à lundi que le bureau de la présidente d’élections de Montréal a finalement pu dévoiler les résultats du scrutin.

Le maire Gérald Tremblay, qui a été réélu avec 53,9 % des voix contre 36,2 % pour Pierre Bourque, a réussi à ravir à son adversaire la mairie de l’arrondissement de Ville-Marie en faisant élire l’un de ses candidats-vedettes, Benoit Labonté, qui l’a finalement emporté avec une majorité de 839 voix sur son adversaire Robert Laramée après une lutte très serrée.

L’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM) a également fait mal à Pierre Bourque en remportant la mairie de Rosemont-Petite-Patrie, un bastion de Vision Montréal. André Lavallée, qui a défait Denise Larouche (VM), sera accompagné de deux élus de l’UCIM, mais devra composer avec deux conseillers du camp adverse, François Purcell et Nicole Thibault (colistière de M. Bourque).

L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, actuellement dirigé par trois élus de VM, est également passé aux mains de l’UCIM avec l’élection de Marie-Andrée Beaudoin. Noushig Eloyan (VM), qui avait préféré poser sa candidature comme conseillère plutôt que comme mairesse, a été la seule de l’équipe de Pierre Bourque à être élue dans cet arrondissement.

Au total, le parti de Gérald Tremblay a remporté 15 mairies d’arrondissement en faisant élire aisément plusieurs membres du comité exécutif, soit Frank Zampino (Saint-Léonard), Alan DeSousa (Saint-Laurent), Stéphane Harbour (Outremont), Claude Dauphin (Lachine), Marcel Parent (Montréal-Nord), Helen Fotopulos (Plateau-Mont-Royal) et Cosmo Maciocia (Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles). Dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, toute l’équipe de l’UCIM a été élue, tout comme dans L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, Pierrefonds-Roxboro et Verdun.

Le parti de Pierre Bourque n’a remporté que trois mairies d’arrondissement, soit Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Sud-Ouest et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Ironiquement, il s’agit d’arrondissements qu’il avait gagnés en 2001, mais dont les mairies étaient passées aux mains de l’UCIM à la suite des défections d’Ivon Le Duc, de Jacqueline Montpetit et de Paolo Tamburello qui ont rejoint le camp de Gérald Tremblay.

Finalement, L’Équipe Anjou, dirigée par Luis Miranda, a obtenu tous les sièges dans Anjou.

Le scrutin de dimanche a également été marqué par l’élection de deux candidats de Projet Montréal dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, soit Carl Boileau et Émilie Thuillier, ce qui permettra au chef de ce jeune parti, Richard Bergeron, de siéger au conseil municipal puisque M. Boileau était son colistier. «Le seuil de crédibilité de Projet Montréal a été franchi, a indiqué M. Bergeron, ravi d’avoir obtenu 8,5 % des suffrages à la mairie de Montréal. Je vais tenter de faire progresser les idées de Projet Montréal afin de faire en sorte qu’il colore le plus possible toutes les politiques à venir de la Ville de Montréal. Il faut que j’arrive avec un esprit de collaboration.»

Le prochain conseil municipal sera donc formé du maire de Montréal, de 48 élus de l’UCIM, de 14 conseillers de VM, de deux conseillers de l’Équipe Anjou et de Richard Bergeron, de Projet Montréal.

La Presse
Nouvelles
générales, lundi 7 novembre 2005, p. A3

Élections municipales 2005
Victoire décisive de Gérald Tremblay

Rodrigue, Sébastien

Après avoir parlé de propreté pendant toute la campagne électorale, Gérald Tremblay a balayé Montréal en surclassant son adversaire à la mairie, Pierre Bourque, avec une avance de 16 % tout en remportant 83 des 104 postes disponibles, selon les résultats disponibles au moment de mettre sous presse.

Les élections se sont toutefois terminées avec le plus faible taux de participation depuis 40 ans. Un peu plus de 32 % des électeurs se sont déplacés hier selon des résultats fragmentaires. Il faut remonter à l’élection de 1966 pour retrouver un taux de participation aussi faible, 30,9 %.

À la mairie, le chef de l’Équipe Tremblay/Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM) jouissait donc d’une avance lui garantissant la victoire, avec 52,8 % des voix, contre 36,7 % pour son adversaire, le chef de l’Équipe Bourque/Vision Montréal.

Le parti Projet Montréal s’est retrouvé au troisième rang et son chef, Richard Bergeron, obtenait 9,2 % des voix. Projet Montréal a tout de même pu faire élire Carl Boileau, le colistier de Richard Bergeron, ce qui permettra à son chef de siéger au conseil municipal de Montréal. Le parti Éléphant blanc a quant à lui fermé la marche avec 1,5 % des voix.

Problèmes informatiques

Le scrutin électronique a connu des ratés toute la journée à Montréal avec la transmission des résultats finaux au compte-gouttes et des problèmes à compiler le taux de participation. Plus de trois heures après la fermeture des bureaux de scrutin, 301 endroits de votation sur 402 avaient pu être comptabilisés.

Le dévoilement des résultats a aussi été retardé par un incendie à l’école Morand-Nantel, dans l’arrondissement de Saint-Laurent, où se trouvait un bureau de scrutin. L’incendie a forcé la prolongation de l’ouverture du bureau de scrutin pendant 50 minutes. La divulgation des résultats a ainsi été retardée de près d’une heure.

Aux mairies d’arrondissement, Gérald Tremblay et son parti se dirigeaient vers une victoire dans 14 secteurs. L’arrondissement d’Anjou reste sous le contrôle du candidat indépendant Luis Miranda et de son équipe. L’Équipe Bourque/Vision Montréal, a remporté la mairie d’arrondissement dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Le scrutin était encore trop serré pour déterminer un vainqueur aux mairies d’arrondissement dans Ville-Marie et le Sud-Ouest où peu de voix séparaient les candidats. Dans Ville-Marie, Benoît Labonté (UCIM) se dirigeait vers la victoire, tandis que Robert Bousquet (Vision Montréal) menait dans Sud-Ouest.

Le parti de Pierre Bourque ne dispose plus que d’une majorité dans deux conseils arrondissements, tous les autres, sauf Anjou, se retrouvant sous l’emprise des élus de Gérald Tremblay. L’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles est quant à lui partagé, avec une légère majorité pour l’Équipe Tremblay.

Les élus de l’Équipe Bourque/Vision Montréal l’ont pour la plupart emporté par de faible majorité, notamment dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Plusieurs demandes de dépouillements judiciaires sont à prévoir étant donné les faibles écarts entre les candidats.

Dans son discours de victoire, Gérald Tremblay, a voulu se faire rassembleur.  » Ce soir, il n’y a plus une ancienne ville et des anciennes banlieues. Ce soir, il y a Montréal « , a-t-il lancé à ses partisans. Le maire de Montréal a aussi tendu la main aux élus des villes défusionnées.  » Je souhaite qu’ensemble, nous puissions établir un climat de saine collaboration « , a-t-il déclaré.

Pierre Bourque a rapidement concédé la victoire à son adversaire. Il est demeuré vague sur son avenir politique.  » Je vais rester, c’est certain que je vais rester. Je suis un homme de parole et je me suis engagé avec une équipe extraordinaire « , a-t-il dit.

Ailleurs en province

À Québec, l’ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a remporté la mairie. À Laval, Gilles Vaillancourt a remporté un cinquième mandat face des adversaires marginaux. La jeune candidate de 18 ans, Audrey Boisvert, a tout de même récolté près de 16 % des voix.

Sur la Rive-Sud, Claude Gladu succèdera à Jacques Olivier à la mairie de Longueuil et détiendra la quasi-totalité des sièges au conseil municipal. À Lévis, le maire sortant Jean Garon a essuyé la défaite aux mains de Danielle Roy-Marinelli.

À Gatineau, le maire sortant Yves Ducharme a perdu face à Marc Bureau. Le maire sortant de Sherbrooke, Jean Perrault a eu plus de chance en défaisant sa principale adversaire, Hélène Gravel. Même chose pour Yves Lévesque à Trois-Rivières qui a défait l’ancien ministre péquiste Guy Julien. Jean Tremblay a pour sa part gagner la confiance des électeurs pour un autre mandat à Saguenay.

La Presse
Nouvelles
générales, lundi 7 novembre 2005, p. A7

Élections municipales 2005
Projet Montréal réussit sa percée
Deux candidats, dont son chef, Richard Bergeron, en avance

Dubrûle, Daniel

Projet Montréal pourrait bien constituer une des surprises de la soirée, avec deux élus potentiels dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Les deux candidats, dont le chef Richard Bergeron, menaient par de courtes avances en fin de soirée.

 » La phase 1 du parti est terminée et elle est concluante, nous sommes devenus un parti crédible « , se réjouissait M. Bergeron devant des militants en liesse.

Avec son colistier, Carl Boileau, en avance de 361 voix dans le quartier De Lorimier, M. Bergeron, a annoncé qu’il se présenterait au conseil municipal pour mettre de l’avant le programme de Projet Montréal. Émilie Thuillier, pour sa part, menait par 118 voix au poste de conseillère d’arrondissement dans le même district de De Lorimier.

C’est dans l’arrondissement de Plateau-Mont-Royal que le parti a fait le plein de votes. Le candidat à la mairie d’arrondissement, Claude Mainville, l’un des fondateurs du parti, a fait relativement bonne figure en terminant deuxième derrière la mairesse sortante, Helen Fotopoulos, de l’UCIM. À mesure que les résultats du Plateau entraient, la foule s’enflammait davantage.  » On les torche « , a lancé un militant avec enthousiasme.

Dans le reste de la ville, Projet Montréal a fait des scores honnêtes. Les organisateurs, eux, souhaitaient obtenir le taux requis pour obtenir le remboursement des dépenses électorales.

Dix pour cent, c’était le nombre de voix que le chef de Projet Montréal souhaitait obtenir pour le placer sur les rails en vue du prochain rendez-vous électoral, en 2009. Dès que les premiers résultats sont sortis, les gens ont pu applaudir chaleureusement. Au moment de mettre sous presse, Bergeron avait obtenu près de 28 000 votes soit près de 9 %.  » Ça va me permettre d’avoir la tête haute « , a-t-il proclamé.

Le défi de la reconnaissance

Le défi de Projet Montréal pour cette élection était celui de se faire connaître et d’être reconnu sur l’échiquier politique de la ville.  » La performance du parti est déjà acceptable, croit Amir Khadir, porte-parole de l’Union des forces progressistes et dont l’épouse se présentait pour Projet Montréal. Projet Montréal est probablement le parti qui fera l’opposition à l’hôtel de ville. Pierre Bourque ne restera pas. Projet Montréal lui restera et fera l’opposition. Ce n’est pas pour rien que les médias ont identifié le parti comme porteur d’espoir pour les élections à venir.  »

Il faut dire qu’il régnait une atmosphère de fête à la soirée électorale de Projet Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont bravé les intempéries pour se rendre dans le quartier Centre-Sud. C’est une foule compacte qui s’entassait au Centre Saint-Pierre.

 » Ça me rappelle le RCM de 1974 « , a dit André Cardinal, candidat défait dans le district Jeanne-Mance. M. Cardinal a représenté cet ancien parti à l’hôtel de ville de 1982 à 2001.

Projet Montréal part de loin. Fondé il y a à peine 18 mois, le parti dirigé par un employé de l’Agence métropolitaine de transport, Richard Bergeron, se consacre principalement aux questions du transport. Il souhaite réinvestir dans le transport collectif en améliorant le transport en commun, limiter l’accès aux automobiles au centre-ville en imposant des droits d’accès aux automobilistes de la banlieue selon le nombre de personnes par voiture.

Le candidat à la mairie a eu fort à faire au cours de cette campagne pour faire connaître le programme de son parti. On l’a empêché de participer aux deux débats télévisés, l’un en français et l’autre en anglais; il a néanmoins obtenu une brève entrevue au terme du débat sur les ondes du Réseau de l’information.

La Presse
Nouvelles
générales, lundi 7 novembre 2005, p. A7

Élections municipales 2005
Projet Montréal fait sa place sur le Plateau
Le parti en voie de gagner sa bataille de la reconnaissance

Dubrûle, Daniel

Au moment de mettre sous presse, les militants de Projet Montréal pouvaient rêver de voir leur chef, Richard Bergeron, accéder au conseil municipal. Son colistier, Carl Boileau, détenait alors une mince avance de 219 voix sur son plus proche rival avec plus de la moitié des bureaux de votes dépouillés dans le district De Lorimier, dans le Plateau Mont-Royal.

C’est dans cet arrondissement que le parti a fait le plein de votes. En cours de soirée, le candidat à la mairie d’arrondissement, Claude Mainville, l’un des fondateurs du parti, se classait deuxième par 3000 votes derrière la mairesse sortante, Helen Fotopoulos, de l’UCIM. Une performance qui a suscité les applaudissements des militants. André Cardinal menait devant l’ancien chef du RCM, Michel Prescott, et une autre candidate, Émilie Thuilier, détenait une légère avance.  » On les torche « , a lancé un militant avec enthousiasme.

Dix pour cent, c’était le nombre de voix que le chef de Projet Montréal souhaitait obtenir pour se placer sur les rails en vue de 2009. Dès les premiers résultats, ses partisans ont pu applaudir chaleureusement. Le nombre de votes, 24 469, lui donnait 10,9 % des voix exprimées.

Le défi de Projet Montréal pour cette élection était de se faire connaître et d’être reconnu sur l’échiquier politique de la ville.  » La performance du parti est déjà acceptable, croit Amir Khadir. Projet Montréal est probablement le parti qui fera l’opposition à l’hôtel de ville. Pierre Bourque ne restera pas. Projet Montréal, lui, restera et fera l’opposition. Ce n’est pas pour rien que les médias ont identifié le parti comme porteur d’espoir pour les élections à venir.  » M. Khadir n’était pas candidat

Comme le RCM de 1974

Il faut dire qu’il régnait une atmosphère de fête à la soirée électorale de Projet Montréal. Plusieurs centaines de personnes avaient bravé les intempéries pour se rendre dans le quartier Centre-Sud. C’est une foule compacte qui s’entassait au Centre Saint-Pierre.

 » Ça me rappelle le RCM de 1974 « , a dit André Cardinal, candidat dans le district Jeanne-Mance, qui a représenté ce parti à l’hôtel de ville de 1982 à 2001. M. Cardinal est l’un des rares candidats du parti qui possède une expérience municipale et qui représentait un espoir d’élection pour le parti.

Projet Montréal part de loin. Fondé il y a à peine 18 mois, le parti dirigé par un employé de l’Agence métropolitaine de transport, Richard Bergeron, se consacre principalement aux questions de transport. Il souhaite réinvestir dans le transport collectif en améliorant le transport en commun et limiter l’accès des automobiles au centre-ville en imposant des droits d’accès aux automobilistes de la banlieue selon le nombre de personnes par voiture.

Le candidat à la mairie a eu fort à faire au cours de cette campagne pour faire connaître le programme de son parti. On l’a empêché de participer aux deux débats télévisés, l’un en français et l’autre en anglais; il a néanmoins obtenu une brève entrevue au terme du débat sur les ondes du Réseau de l’information.

Outre Amir Khadir, d’autres personnalités identifiées à la gauche et à l’environnement étaient présentes hier soir, notamment le candidat à la direction du Parti québecois Jean Ouimet.

Cyberpresse
Actualites, lundi 7 novembre 2005

Deux candidats, dont son chef, Richard Bergeron, en avance
Projet Montréal réussit sa percée

Daniel Dubrûle
La Presse

Projet Montréal pourrait bien constituer une des surprises de la soirée, avec deux élus potentiels dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Les deux candidats, dont le chef Richard Bergeron, menaient par de courtes avances en fin de soirée.

« La phase 1 du parti est terminée et elle est concluante, nous sommes devenus un parti crédible «, se réjouissait M. Bergeron devant des militants en liesse.

Avec son colistier, Carl Boileau, en avance de 361 voix dans le quartier DeLorimier, M. Bergeron, a annoncé qu’il se présenterait au conseil municipal pour mettre de l’avant le programme de Projet Montréal. Émilie Thuillier, pour sa part, menait par 118 voix au poste de conseillère d’arrondissement dans le même district de DeLorimier.

C’est dans l’arrondissement de Plateau-Mont-Royal que le parti a fait le plein de votes. Le candidat à la mairie d’arrondissement, Claude Mainville, l’un des fondateurs du parti, a fait relativement bonne figure en terminant deuxième derrière la mairesse sortante, Helen Fotopoulos, de l’UCIM. À mesure que les résultats du Plateau entraient, la foule s’enflammait davantage. « On les torche «, lançait un militant avec enthousiasme.

Dans le reste de la ville, Projet Montréal a fait des scores honnêtes. Les organisateurs, eux, souhaitaient obtenir le taux requis pour obtenir le remboursement des dépenses électorales.

Dix pour cent, c’était le nombre de voix que le chef de Projet Montréal souhaitait obtenir pour le placer sur les rails en vue du prochain rendez-vous électoral, en 2009. Dès que les premiers résultats sont sortis, les gens ont pu applaudir chaleureusement. Au moment de mettre sous presse, Bergeron avait obtenu près de 28 000 votes soit près de 9 %. « Ça va me permettre d’avoir la tête haute», a-t-il proclamé.

Le défi de la reconnaissance

Le défi de Projet Montréal pour cette élection était celui de se faire connaître et d’être reconnu sur l’échiquier politique de la ville. « La performance du parti est déjà acceptable, croit Amir Khadir, porte-parole de l’Union des forces progressistes et dont l’épouse se présentait pour Projet Montréal. Projet Montréal est probablement le parti qui fera l’opposition à l’hôtel de ville. Pierre Bourque ne restera pas. Projet Montréal lui restera et fera l’opposition. Ce n’est pas pour rien que les médias ont identifié le parti comme porteur d’espoir pour les élections à venir. »

Il faut dire qu’il régnait une atmosphère de fête à la soirée électorale de Projet Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont bravé les intempéries pour se rendre dans le quartier Centre-Sud. C’est une foule compacte qui s’entassait au Centre-Saint-Pierre.

Comme le RCM en 1974

« Ça me rappelle le RCM de 1974 «, a dit André Cardinal, candidat défait dans le district Jeanne-Mance. M. Cardinal a représenté cet ancien parti à l’hôtel de ville de 1982 à 2001.

Projet Montréal part de loin. Fondé il y a à peine 18 mois, le parti dirigé par un employé de l’Agence métropolitaine de transport, Richard Bergeron, se consacre principalement aux questions du transport. Le parti souhaite réinvestir dans le transport collectif en améliorant le transport en commun, limiter l’accès aux automobiles au centre-ville en imposant un droit d’accès aux automobilistes de la banlieue selon le nombre de personnes par voiture.

Le candidat à la mairie a eu fort à faire au cours de cette campagne pour faire connaître le programme de son parti. On l’a empêché de participer aux deux débats télévisés, l’un en français et l’autre en anglais; il a néanmoins obtenu une brève entrevue au terme du débat sur les ondes du Réseau de l’information.

Third-place Bergeron ‘extremely happy’

IRWIN BLOCK, The Gazette

Published: Monday, November 07, 2005

Richard Bergeron was on the edge of a breakthrough last night that could have put him in city hall, though not as mayor.

The founder and leader of Projet Montreal came a distant third in the mayoral contest, with 26,723 votes.

But Bergeron’s running mate, Carl Boileau, was more than 350 votes ahead in the fight for a council seat in the de Lorimier district of Plateau Mont Royal borough, meaning Bergeron is likely to have a seat on council.

A huge cheer went up about 10:30 p.m. and cries of « Richard, Richard » reverberated from the 150 supporters at a community hall on Panet St. as the results became clear.

With half the votes counted, it also looked like Projet Montreal’s Emilie Thuillier was headed for victory as borough councillor for de Lorimier district.

« I am extremely happy with the results, » Bergeron said before the final result was in.

« I hoped for three to five seats, and we appear to have won two. We called for 10 to 15 per cent of the vote, and we appear to have won nine per cent.

« And we did it with limited means, » he boasted.

Party president Claude Mainville said the party had run 70 candidates in eight boroughs on a budget of only $52,000.

Mainville said this is the first time he can remember an election campaign based on the transportation issue. « It’s the end of Vision Montreal and the beginning of Projet Montreal, » he said, taking a shot at former mayor Pierre Bourque’s party.

Bergeron, however, said he planned to work on a broad range of issues, not just transit.

« For example, we will insist on zoning plans that include housing for the poor before developers are allowed to go ahead with projects. »

Bergeron, 50, is an architect, urban planner and academic. He took a leave of absence from the Metropolitan Transportation Agency, which oversees transit in Greater Montreal, to found the party and promote his ideas.

He entered the race with the hope of building a political force for the next municipal election, in 2009. The plan was to inherit an opposition role if Bourque failed to win and dropped out of municipal politics.

« We want to be there to pick up the baton and eventually be the official opposition, » Bergeron said during the campaign.

To do so, he drafted a program pegged to green issues, like sustainable development and expanding public transit with light-rail tramways.

Bergeron proposed massive investment in public transit to create a modern tramway system, costing $10 billion. He also pledged to update the metro with elevators to enable handicapped people and seniors to use the subway system more easily, and cut the cost of the monthly transit pass to $40 from $61.

iblock@thegazette.canwest.com

Le Plateau
Dimanche 6 novembre 2005, p. 13

Sept candidats, quatre votes, trois districts
Élection municipale, mode d’emploi

Alain Perron

Nous y sommes! Le temps du vote à l’élection municipale est venu en ce 6 novembre. Voici quelques explications pour s’y retrouver…

Le 23 juin dernier, le gouvernement du Québec a adopté un décret définissant le cadre des élections municipales.

Ce décret établit la division en arrondissements et en districts électoraux du « territoire de Montréal hormis les municipalités reconstituées », mais aussi la composition du conseil municipal et des conseils d’arrondissement. Ce texte aura force de loi lors de toute élection partielle éventuelle jusqu’au prochain scrutin en 2009.

Selon ce texte, il y aura donc 57 districts électoraux répartis sur 19 arrondissements. Cela représente 105 postes électifs à combler, soit le maire de la ville de Montréal, 19 maires d’arrondissement qui seront par ailleurs membres du conseil municipal de Montréal avec 45 autres conseillers de ville, et 40 conseillers d’arrondissement qui ne siégeront qu’aux conseils d’arrondissement.

Tous les maires d’arrondissement, qui sont par ailleurs conseillers de la ville, sont élus par l’ensemble des électeurs de l’arrondissement qu’ils représentent.Tous les conseillers de la ville sont élus dans un district électoral.

À l’issue de cette élection, le conseil municipal se composera du maire de la ville et des 64 conseillers de ville, dont les 19 maires d’arrondissement. Chacun des 19 conseils d’arrondissement comptera un minimum de 5 membres, soit le maire d’arrondissement, les conseillers de ville et, selon le cas, les conseillers d’arrondissement.

La carte électorale

Les 70 081 électeurs du Plateau-Mont-Royal seront donc représentés au conseil municipal de Montréal par trois conseillers de ville, en plus du maire de l’arrondissement. Trois conseillers d’arrondissement ne siégeront que sur le plan local, au conseil d’arrondissement.

Le nombre d’électeurs se répartit comme suit: Mile-End 22 417 électeurs, DeLorimier 24 510 électeurs et Jeanne-Mance 23 154 électeurs.

Les quatre précédents districts électoraux du Plateau Mont-Royal (Plateau-Mont-Royal, Laurier, Mile-End et Jeanne-Mance) ont été refondus dans la nouvelle carte électorale en trois districts élargis (DeLorimier, Mile-End et Jeanne-Mance).

Une ligne est tracée à la hauteur de l’avenue Christophe-Colomb, départageant l’est et l’ouest, le parc Laurier passant dans le district Mile-End. La division nord-sud s’établit à l’avenue du Mont-Royal.

Pour qui vote-t-on ?

Les électeurs du Plateau-Mont-Royal devront voter quatre fois,soit pour :

1. Le maire de la ville

2. Le maire de son arrondissement

3. Le conseiller de la ville de son district

4. Le conseiller d’arrondissement de son district

Un colistier

Richard Bergeron est le candidat de Projet Montréal et se présente au poste de maire de Montréal contre, entre autres, Gérald Tremblay. La loi l’autorise à avoir un colistier dans l’un des districts de son arrondissement de résidence. Le statut de colistier signifie qu’en cas de défaite à l’élection du poste de maire, le candidat défait peut prendre la place de conseiller de son colistier s’il est élu dans le district choisi. En l’occurrence, il s’agit de Carl Boileau.

Infos pratiques

Pour voter, il faut être un citoyen canadien âgé de 18 ans ou plus le 6 novembre 2005, domicilié à Montréal depuis le 1er septembre 2005 et au Québec depuis le 1er mars 2005 et ne pas être en curatelle.

Transcontinental – Montréal Est
Dimanche 23 octobre 2005, p. 10

La personne avant la voiture
Les engagements de Projet Montréal

Alain Perron

La carte autobus-métro à 40$, des engagements verts et un développement durable, diminuer le nombre de véhicules, une meilleure qualité de vie sur le Plateau, résument les grandes lignes des propositions du nouveau parti Projet Montréal.

« Projet Montréal fait passer les gens avant le parti. Les autres formations politiques ne présentent que des noms. Nous favorisons le contenu avant le contenant », décrit Elhaoussine Tahmi, candidat conseiller d’arrondissement, district Mile-End.

Selon Carl Boileau, candidat conseiller de ville et colistier de Richard Bergeron, district DeLorimier, « la grande quantité de nids-de-poule à Montréal est attribuable à la hausse du parc automobile de l’ordre de 2,5%. Et l’administration en place veut construire un pont vers Laval et terminer la rue Notre-Dame en autoroute. Ces deux projets amèneront plus de 125 000 véhicules sur l’île. Il faut réduire la circulation automobile et favoriser davantage le réseau cyclable ».

« Il est inconcevable de consacrer 500 millions $ en quatre ans pour les nids-de-poule alors que le milieu communautaire attend des argents. Il faut soutenir les organismes qui offrent des services de première ligne pour les enfants, les femmes et les personnes âgées », dénonce Suzanne Boivin, candidate conseillère d’arrondissement, district Jeanne-Mance.

Claire Tranquille, candidate conseillère de ville, district Mile-End, a vécu une éviction de son logement sur la rue deBrébeuf, alors que son immeuble était converti en condo. « Je suis revenue habiter sur le Plateau après quatre années d’absence. J’y ai remarqué une dégradation de la qualité de vie. La vitesse est excessive sur les rues résidentielles et il est périlleux de traverser aux intersections », décrit-elle.

Elhaoussine Tahmi appui ces dires puisqu’il a été lui même victime d’un accident de la circulation, renversé par une automobile qui roulait trop rapidement.

Démocratie

Émilie Thuillier, candidate conseillère d’arrondissement, district DeLorimier, raconte avoir été « déçue » par l’attitude des élus face aux citoyens lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement. « On assiste à une impasse dans bien des dossiers », observe-t-elle.

À ce chapitre, André Cardinal, candidat conseiller de ville, district Jeanne-Mance, souligne ce qu’il qualifie de « blocage » par l’arrondissement du dossier de la rue Saint-Hubert. « On n’abouti pas. C’est reporté depuis des mois. Il faut agir, s’asseoir avec les citoyens, les pour et les contres et trouver une solution », suggère-t-il.

Environnement

En matière de protection de l’environnement, Émilie Thuillier rappelle les nombreux épisodes de smog cet été, et même cet automne, sur Montréal. « En réduisant le nombre d’autos par des alternatives comme des tramways semblent une solution simple et envisageable. Montréal répondra plus aisément au protocole de Kyoto », avance-t-elle.

Claude Mainville, candidat à la mairie d’arrondissement, abonde dans le même sens, puisqu’il a initié en 2002, le Comité de l’avenue verte, qui préconise, entre autres, la piétonisation et l’installation d’un tramway sur l’avenue du Mont-Royal. « Les tarifs du transport en commun ont subit quatre hausses durant le mandat de l’administration du maire Tremblay. Et sous le règne de Pierre Bourque, les heures de services ont été diminuées », souligne-t-il.

« Ces deux formations politiques manquent d’inspiration, poursuit M. Mainville. La liste des problèmes dans le quartier est imposante. On assiste à une insécurité chez les locataires qui n’ont plus la garantie de pouvoir demeurer sur le Plateau. Il faut s’occuper de la réputation surfaite du Plateau, car les gens qui y vivent sont des familles, des artistes, des étudiants, des mères de famille monoparentale à faibles revenus ».

Il faut réduire le nombre d’auto et de camions dans le Plateau-Mont-Royal

Les candidats de Projet Montréal qui briguent les différents postes de conseillers et conseillères de ville et d’arrondissement dans le Plateau-Mont-Royal, aux élections municipales du 6 novembre, se donnent comme objectifs d’assainir l’air par la réduction du nombre de véhicules motorisés entrant sur l’île de Montréal et particulièrement dans le Plateau-Mont-Royal.

Les piétons et cyclistes souffrent également du bruit et du danger occasionné par la vitesse des voitures y circulant.

Suzanne Boivin

Suzanne Boivin, bachelière en sciences sociales, et graduée de l’UQAM en sciences juridiques, se présente comme candidate au poste de conseillère d’arrondissement dans le district de Jeanne-Mance. L’ancienne journaliste déclare qu’avec plus de 30 jours de smog, cette année, les autorités municipales doivent prendre des mesures afin de diminuer les effets nocifs sur la santé publique occasionné par la grande circulation de véhicules.

Carl Boileau

Cet infographe et webmestre, qui vit dans le Plateau-Mont-Royal depuis plus de 25 ans se présente, dans De Lorimier, comme colistier de Richard Bergeron, candidat à la mairie de Montréal. Il met l’accent sur le respect des règles de la mixité sociale, (gens de tous revenus et groupes d’âges), la construction de logements, la prolongation et l’ouverture des pistes cyclables sécurisées et ce, à l’année longue. »

André Cardinal

Cet ancien conseiller municipal qui a siégé à trois reprises dans le Plateau-Mont-Royal depuis 1980, souligne qu’il faut changer les rapports entre les élus et les citoyens tant au niveau de l’Hôtel de Ville qu’au niveau du conseil d’arrondissement. Il favorise des réunions publiques à tous les niveaux. « Il ne faut pas simplement un changement de structure mais aussi un changement d’attitude. Les citoyens sont trop souvent exclus ou infantilisés. Les recommandations du rapport du Groupe de travail sur la démocratie participative doivent être mises en application immédiatement », ajoute M. Cardinal.

Emilie Thuillier

Emilie Thuillier détient un baccalauréat en géographie environnementale de l’Université de Montréal et vient de terminer une maîtrise en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal. La jeune femme se présente comme conseillère d’arrondissement dans le district De Lorimier. « Projet Montréal propose un programme qui colle aux valeurs des écologistes et des progressistes et des solutions concrètes et réalisables », affirme-t-elle.

Elhaoussine Tahmi

Cet ingénieur de formation qui se présente comme conseiller d’arrondissement dans le district du Mile-End affirme qu’il faut favoriser l’apparition d’un réseau de tramways électriques produit d’une grande entreprise québécoise, la firme Bombardier, vendus partout ailleurs à travers le monde.

Claude Mainville

Diplômé de l’École Polytechnique de Montréal, Claude Mainville est natif, résidant et travaillant sur le Plateau Mont-Royal. Il a initié le Comité citoyen de l’avenue verte demandant une consultation sur la piétonisation de l’avenue du Mont-Royal, avec transport en commun écologique et une piste cyclable. Cofondateur de Projet Montréal avec Richard Bergeron, Claude Mainville se présente à la mairie de l’arrondissement.

Claire Tranquille

Travailleuse sociale, Claire Tranquille s’implique dans la communauté depuis plus de 20 ans Elle se présente dans le Mile-End comme conseillère de Ville. Claire Tranquille croit en l’importance de maintenir la diversité culturelle et sociale et la mixité résidentielle et commerciale propres au Mile-End.

Transcontinental – Montréal Est
Dimanche 9 octobre 2005, p. 9

Projet Montréal complète son équipe
Claude Mainville candidat à la mairie du Plateau

Projet Montréal donne officiellement le coup d’envoi de sa campagne électorale dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal en vue des élections municipales du 6 novembre.

L’équipe déjà composée de Carl Boileau, Suzanne Boivin, André Cardinal, Elhaoussine Tahmi et Émilie Thuillier accueille Claude Mainville et Claire Tranquille comme candidats, respectivement à la mairie d’arrondissement et conseillère de ville dans le district Mile-End.

Claude Mainville, président et cofondateur de Projet Montréal a annoncé sa candidature comme maire de l’arrondissement. Cet ingénieur spécialisé dans le domaine de la qualité de l’air, s’est fait connaître dans en 2002 en initiant le comité de citoyens Mont-Royal Avenue Verte. Le mouvement a réussi à recueillir plus de 20 000 signatures pour réclamer la tenue d’audiences publiques dans le but de transformer l’avenue de Mont-Royal en rue piétonne, tout en incluant une voie cycliste et un système de transport en commun écologique et efficace.

M. Mainville dit souhaiter que la population sera dorénavant prise en considération avant « la machine » sous une administration de Projet Montréal, faisant référence aux énormes problèmes de circulation dans l’arrondissement.

« Nous proposons un changement fondamental avec la carte autobus-métro (CAM) à 40$ plutôt que 61$ par mois et l’introduction d’un réseau complet du nouveau tramway, dont une ligne sur Mont-Royal », précise-t-il.

Il dénonce la gestion de type « big business » à la ville qui s’opère de plus en plus derrière les portes closes et souvent à la faveur des amis qui financent les caisses électorales des grands partis. Il entend travailler à l’instauration d’une gestion transparente et ouverte au public avec une véritable démocratie participative, donnant le droit de rappel de la population sur les projets de lois ou mêmes les élus qui sont insatisfaisants.

Claire Tranquille, quant à elle, se porte candidate comme conseillère de ville dans le district Mile-End. Militante dévouée dans le domaine du logement, cette mère de trois enfants est titulaire d’une maîtrise en service social ainsi que d’un diplôme d’études supérieures en administration sociale. En tant que directrice générale du Centre québécois de ressources à la petite enfance, elle a une longue expérience de travail en milieu communautaire qu’elle souhaite mettre au service de la population du quartier.

Transcontinental – Montréal Est
Dimanche 25 septembre 2005

Sept candidats, quatre votes, trois districts
Élection municipale, mode d’emploi

Alain Perron

Le 23 juin dernier, le gouvernement du Québec a adopté un décret définissant le cadre des prochaines élections municipales du 6 novembre. Voici quelques explications pour s’y retrouver…

Ce décret établit la division en arrondissements et en districts électoraux du « territoire de Montréal hormis les municipalités reconstituées », mais aussi la composition du conseil municipal et des conseils d’arrondissement. Ce texte aura force de loi lors de toute élection partielle éventuelle jusqu’au prochain scrutin en 2009.

Selon ce texte, il y aura donc 57 districts électoraux répartis sur 19 arrondissements. Cela représente 105 postes électifs à combler, soit le maire de la ville de Montréal, 19 maires d’arrondissement qui seront par ailleurs membres du conseil municipal de Montréal avec 45 autres conseillers de ville, et 40 conseillers d’arrondissement qui ne siégeront qu’aux conseils d’arrondissement.

À l’issue de cette élection, le conseil municipal se composera du maire de la ville et des 64 conseillers de ville, dont les 19 maires d’arrondissement. Chacun des 19 conseils d’arrondissement comptera un minimum de 5 membres, soit le maire d’arrondissement, les conseillers de ville et, selon le cas, les conseillers d’arrondissement.

La carte électorale

Les 70 081 électeurs du Plateau-Mont-Royal seront donc représentés au conseil municipal de Montréal par trois conseillers de ville, en plus du maire de l’arrondissement. Trois conseillers d’arrondissement ne siégeront que sur le plan local, au conseil d’arrondissement.

Les quatre précédents districts électoraux du Plateau Mont-Royal (Plateau-Mont-Royal, Laurier, Mile-End et Jeanne-Mance) ont été refondus dans la nouvelle carte électorale en trois districts élargis (DeLorimier, Mile-End et Jeanne-Mance).

Une ligne est tracée à la hauteur de l’avenue Christophe-Colomb, départageant l’est et l’ouest, le parc Laurier passant dans le district Mile-End. La division nord-sud s’établit à l’avenue du Mont-Royal.

Pour qui vote-t-on ?

Les électeurs du Plateau-Mont-Royal devront voter quatre fois,soit pour :

1. Le maire de la ville

2. Le maire de son arrondissement

3. Le conseiller de la ville de son district

4. Le conseiller d’arrondissement de son district

Un colistier

Richard Bergeron est le candidat de Projet Montréal et se présente au poste de maire de Montréal contre, entre autres, Gérald Tremblay. La loi l’autorise à avoir un colistier dans l’un des districts de son arrondissement de résidence. Le statut de colistier signifie qu’en cas de défaite à l’élection du poste de maire, le candidat défait peut prendre la place de conseiller de son colistier s’il est élu dans le district choisi. En l’occurrence, il s’agit de Carl Boileau.

Infos pratiques

La fermeture des mises en candidature est prévue pour le 14 octobre à 16h30. La liste des candidats sera donc officialisée après cette date. Un vote par anticipation aura lieu le dimanche 30 octobre, de midi à 20h, pour le personnel électoral, les personnes handicapées ou ceux qui ne pourront être présents le jour du scrutin.

Pour voter, il faut être un citoyen canadien âgé de 18 ans ou plus le 6 novembre 2005, domicilié à Montréal depuis le 1er septembre 2005 et au Québec depuis le 1er mars 2005 et ne pas être en curatelle.

Si vous n’étiez pas inscrit sur la liste électorale, faites-le lors des sessions de révision de la liste électorale du 2 au 5 octobre (Le 2 octobre, de 10h à 17h30; les 3 et 4 octobre, de 14h à 22h; et le 5 octobre, de 10h à 19h).

Le Plateau
Dimanche 21 août 2005

Les cartes se placent
En prévision de l’élection municipale

Alain Perron

À un mois du déclenchement officiel de la campagne électorale municipale à Montréal, les formations politiques commencent à fourbir leurs armes sur le Plateau Mont-Royal.

Les deux principales formations politiques, l’Union des citoyens de l’île de Montréal, du maire Gérald Tremblay, de même qu’Équipe Bourque/Vision Montréal ont déjà fait connaître leurs candidats.

Projet Montréal, une nouvelle formation politique sur la scène montréalaise, compte présenter six conseillers municipaux et un candidat à la mairie d’arrondissement. Sans rien confirmer, puisque les investitures n’ont pas encore été tenues, le président de l’association sur le Plateau Mont-Royal, Carl Boileau, avoue que trois noms circulent.

Amir Khadir serait pressenti dans le district DeLorimier à titre de candidat au poste de conseiller de ville. M. Khadir deviendrait également colistier au candidat à la mairie de Montréal et chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron.

André Cardinal, ancien conseiller municipal au sein du RCM, se présenterait dans le district Jeanne-Mance, contre le conseiller sortant Michel Prescott.

André-Bernard Guévin, particulièrement actif au sein de l’Association des résidants et résidantes du Plateau Mont-Royal, songerait à la mairie de l’arrondissement, contre la mairesse sortante, Helen Fotopulos.

Équipe Ville-Marie

Enfin, la conseillère municipale du district Peter McGill, Louise O’Sullivan, a lancé sa propre formation politique « Équipe VilleMarie ». L’arrondissement Ville-Marie est voisin au sud du Plateau Mont-Royal. Mme O’Sullivan compte présenter des candidats sur le Plateau. Un candidat est déjà connu. Diego Blais briguera les suffrages dans le district Jeanne-Mance.

Le Plateau
Dimanche 2 janvier 2005

Congrès du Parti québécois de Mercier

Le congrès du Parti québécois de Mercier a réuni près de 100 personnes à l’école Laurier au début du mois de novembre. Les participants ont eu la chance d’entendre Daniel Turp, député de Mercier, et Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois.

« Encore une fois, le Parti québécois de Mercier a avancé des résolutions novatrices pour le Québec que nous voulons. En plus d’avoir précisé la démarche à suivre pour la souveraineté du Québec, les membres ont appuyé de nombreuses résolutions dont plusieurs sur le développement durable et la culture. Le congrès de Mercier était la première démarche vers le congrès national du parti qui aura lieu les 3, 4 et 5 juin prochain à Québec », a déclaré le député de Mercier, Daniel Turp. Les résolutions du Congrès sont disponibles sur le site : www.danielturp.org.

Lors de cette activité, les membres ont par ailleurs élu un nouveau conseil exécutif. François Rebello a été réélu comme président du Parti québécois de Mercier. Les autres membres élus sont: Jean-Maxime Leroux (vice-président), Karine Farrell (trésorière), Éric Dextraze (secrétaire), Esther Lapointe (représentante femme), et Jennifer Drouin (représentante jeune). Les conseillers élus sont: Carl Boileau, Marie-Christine De Courcy, Pierre Dubuc, Jean-Sylvain Guay, André-Bernard Guévin, Pierre Graveline et Ercilia Palacio-Quintin.


Illustration(s) :

Le député de Mercier, Daniel Turp.
François Rebello a été réélu président du PQ de Mercier. (Photos: Courtoisie)

Le Soleil
Le Québec et le Canada, samedi 10 novembre 2001, p. A11

Mercier : le comté le plus drôle du Québec

Corbeil, Michel

Mercier, comté montréalais où les choses ne se font jamais comme ailleurs, promet d’être le théâtre, lors de la prochaine élection générale, d’une bataille entre, dirons-nous, jeunes coqs. Des leaders politiques fraîchement issus de groupes de pression défendant les intérêts de la jeunesse.

Dans le coin gauche, particulièrement encombré, portant le gilet bleu du Parti québécois, deux anciens présidents de la Fédération étudiante universitaire du Québec, François Rebello et Daniel Baril, et deux noms associés à la relève du Parti québécois, Carl Boileau et Pierre Tadros. Ils viennent d’être élus sur  » l’exécutif  » du PQ local, qui compte aussi un membre fondateur de Forces Jeunesse, dont faisait partie M. Rebello, Frédéric Lapointe.

Dans le coin opposé, défendant les couleurs du Parti libéral du Québec, la députée actuelle, Nathalie Rochefort, qui oeuvrait jusqu’au printemps auprès des jeunes de la rue dans Mercier, aura bientôt comme président d’association de comté Michel Philibert. Il s’agit de l’ex-président du Conseil permanent de la jeunesse et conseiller jusqu’au début de l’été du chef libéral Jean Charest sur les dossiers ayant trait à la génération montante.

 » Michel (Philibert) ? Je le connais, c’est sûr « , a répondu en riant François Rebello.  » Disons qu’on se connaît bien « , a fait savoir avec le même sourire entendu M. Philibert.

Une bataille de jeunes ?  » Je ne le sais pas, a dit évasivement ce dernier. Mais c’est correct. On est rendu dans les grandes ligues et on se fait face encore, a ajouté Michel Philibert. C’est dans les premiers affrontements (à un niveau plus national) entre jeunes de notre génération, les moins de 40 ans.  »

Mercier représente tout, sauf une circonscription typique de l’électorat québécois. C’est là qu’en 1976 un poète, Gérald Godin, a infligé une cuisante défaite à un premier ministre, Robert Bourassa. L’an dernier, une animatrice communautaire, Nathalie Rochefort, a mis fin à près un quart de siècle de règne péquiste en profitant de la division du vote engendrée par un véritable ralliement de la gauche indépendantiste contre le PQ.

Mercier, dont un des militants souverainistes les plus connus est Yves Michaud, s’est aussi fait remarquer de longue date pour ses querelles intestines, notamment entre purs et durs et dirigeants du PQ. Les libéraux semblent d’ailleurs miser sur le nouvel exécutif du PQ pour se maintenir en poste.

 » Tadros et (Louis) La Rochelle (le président de l’exécutif péquiste de Mercier), c’est pas la même faction, a insisté un organisateur influent au PLQ. Baril et Rebello, non plus. Carl Boileau revient au PQ après avoir milité pour la coalition de gauche. C’est de la chicane assurée.  »

François Rebello fait une lecture bien différente de la situation interne du PQ. Bien sûr, différentes tendances sont présentes à l’exécutif, a-t-il admis.  » C’est un exécutif de la réconciliation. C’est sûr que nous ne sommes pas toujours d’accord avec les décisions du gouvernement. Mais si nous laissons aller le comté aux libéraux, on va s’en vouloir. Et nos héritiers aussi. « 

Le Devoir
Les Actualités, jeudi 1 novembre 2001, p. A2

Le PQ tente de refaire l’unité dans Mercier

Lévesque, Kathleen

Après la défaite crève-coeur d’avril dernier, le Parti québécois de Mercier tente de reconstruire la coalition souverainiste dans la circonscription, question de reconquérir le siège perdu à l’Assemblée nationale.

La forte présence de l’Union des forces progressistes, qui a récolté, avec son candidat Paul Cliche, 24 % des voix, avait divisé le vote en faveur du Parti libéral du Québec. Le nouvel exécutif élu la semaine dernière ambitionne de ramener les déserteurs dans le giron péquiste.

Mais déjà on y retrouve un de ceux qui avaient travaillé avec la gauche après s’être présenté à l’investiture péquiste pour y dénoncer « la tangente néolibérale » du PQ et le parachutage par l’establishment du candidat Claudel Toussaint. En mars dernier, Carl Boileau disait se sentir trahi par son parti. Il agit aujourd’hui comme conseiller jeunesse au sein de l’exécutif local.

L’association péquiste est maintenant présidée par Louis La Rochelle, qui siège depuis 1999 à l’exécutif. À ses côtés, on compte un autre candidat défait à l’investiture, Pierre Tadros, ainsi que deux militants issus de Force jeunesse, Frédéric Lapointe et François Rebello. Ce dernier ne cache pas l’urgence pour le Parti québécois de renouveler sa base militante et d’éliminer les chicanes et tensions qui ont secoué Mercier au cours de la dernière année. Il y a eu la défaite lors des élections complémentaires mais aussi, dans les mois précédents, l’affaire Michaud avec ses relents de nationalisme ethnocentrique.

« Ça prend de la relève. Il ne faut pas juste se plaindre. On a une responsabilité sur le plan politique. La meilleure façon de commencer, c’est par le militantisme », affirme M. Rebello, qui occupe la fonction de conseiller au programme.

Avec deux autres militants péquistes, Sylvain Gendron, fils du député d’Abitibi-Ouest François Gendron, et Éric Bédard, un ancien président des jeunes péquistes, François Rebello proposera lors du prochain conseil national du PQ qu’une consultation sur le rapatriement de points d’impôt du gouvernement fédéral se tienne en même temps que les prochaines élections générales. L’idée ne fait pas consensus au sein du PQ. Le président Bernard Landry ne s’est pas encore prononcé sur la question.

Plus largement, le PQ de Mercier entend être très actif politiquement. L’équipe souhaite tenir des états généraux des souverainistes de Mercier le printemps prochain.

La Presse
Québec
, samedi 24 mars 2001, p. A10

Mercier
Des renforts pour Claudel Toussaint

Lortie, Marie-Claude

Le Parti québécois envoie des renforts pour aider le candidat Claudel Toussaint à faire campagne dans Mercier en prévision de l’élection partielle du 9 avril.

Après Bernard Landry, venu lundi ouvrir officiellement le bureau du candidat du PQ dans Mercier, c’était au tour du ministre du Travail et de la Solidarité, Jean Rochon, de faire une petite visite hier.

M. Rochon et M. Toussaint ont visité le Resto-Plateau, un organisme de formation et d’aide à l’intégration sur le marché du travail, dans le domaine de la restauration. Ils ont ensuite discuté avec une quinzaine de représentants de groupes communautaires du Plateau, rencontre dont ont été exclus les journalistes.

En point de presse, le ministre et le député ont parlé de l’engagement social du Parti québécois, de lutte contre la pauvreté et d’autres sujets aptes à plaire à l’électorat social-démocrate qui se fait hautement courtiser actuellement dans ce comté.

Certains croient en effet que Paul Cliche, candidat de l’Union des forces progressistes, une coalition de partis de gauche (verts, socialistes, progressistes et communistes) est en train de faire mal au candidat péquiste dans ce comté qui a pourtant élu sans interruption des candidats du PQ depuis 1976, avec de fortes majorités.

M. Cliche a reçu cette semaine l’appui du député fédéral néo-démocrate Svend Robinson, ainsi que le soutien de 11 anciens membres du Parti québécois qui ont décidé de délaisser une formation trop à droite à leur goût. Parmi eux, il y a Pierre Boileau, un ancien président du PQ de Mercier (cet appui n’est pas réellement nouveau puisque M. Boileau était là au lancement de la campagne Cliche) et son fils Carl Boileau, qui s’est présenté contre M. Toussaint à l’investiture péquiste dans Mercier. (Son passage y a été fort remarqué, M. Boileau fils ayant lancé au moment de l’assemblée d’investiture un message d’appui retentissant à Yves Michaud.)

Hier, au Resto-Plateau, M. Toussaint a expliqué qu’il était très social-démocrate et que le PQ avait été social-démocrate en faisant les compressions nécessaires pour rétablir la santé des finances publiques et se bâtir une « marge de manoeuvre ». « Ces gens-là n’ont pas le monopole de la social-démocratie », a-t-il dit de ses adversaires.

Et les libéraux, avec Nathalie Rochefort (une ancien néo-démocrate) et l’Action démocratique, avec André Larocque (un ancien péquiste de gauche), font eux aussi campagne sur ce terrain de gauche.

Hier, M. Rochon s’est lui aussi déclaré social-démocrate. « Tout social-démocrate qu’on était, il fallait se redonner des moyens », a dit celui qui a supervisé des compressions massives dans le secteur de la santé dans le cadre de la politique de déficit zéro du Parti québécois.

Il a ajouté que son gouvernement avait même réussi à mettre en place des mesures social-démocrates durant ces périodes de vaches maigres, comme la loi sur l’équité salariale, une politique familiale et un fonds de lutte contre la pauvreté.

Là où M. Toussaint (et le gouvernement péquiste) diffère complètement de M. Cliche, c’est dans le dossier de la Zone de libre-échange des Amériques.

Hier, M. Toussaint a rappelé que le Parti québécois était en faveur du libre-échange et ce, depuis le début. Selon lui, ce qui est maintenant important, c’est l’indépendance du Québec afin qu’il puisse défendre lui-même ses intérêts sur la scène internationale.

M. Rochon a lui aussi insisté sur l’appui du PQ à « l’ouverture sur le monde » et il a indiqué que depuis l’ouverture des frontières commerciales, « le Québec s’en est bien tiré ».

M. Cliche, lui, est farouchement opposé à la ZLEA. « Dire non à la ZLEA fait partie du combat pour une société démocratique, juste et égalitaire et c’est un geste essentiel à poser pour garder entre nos mains la maîtrise de notre avenir collectif », peut-on lire dans sa plate-forme électorale.

Le Devoir
Les Actualités, mardi 20 mars 2001, p. A1

Mercier
Paul Cliche accumule les appuis à gauche

Lévesque, Kathleen

Le candidat indépendant à l’élection partielle dans la circonscription de Mercier Paul Cliche accumule les appuis qui placent sa candidature sur la voie sociale-démocrate, en opposition à son adversaire du Parti québécois. Après l’appui de 11 ex-dirigeants péquistes la semaine dernière, c’est au tour du député néo-démocrate Svend Robinson, figure de proue de la gauche canadienne, d’accorder son soutien à M. Cliche.

Comme l’a appris Le Devoir, le flamboyant député de la Colombie-Britannique, connu pour ses positions progressistes, sera à Montréal jeudi pour un dîner public avec Paul Cliche. « Les électeurs et électrices du comté de Mercier ont enfin un candidat qui saura bien représenter leurs intérêts et mettre l’accent sur les vraies questions qui préoccupent les gens. Il nous faut des candidats comme Paul Cliche qui bâtiront une social-démocratie plus forte et qui unira la gauche aussi bien au Québec que dans le reste du Canada », a dit M. Robinson dans une déclaration préliminaire. Par la suite, M. Robinson doit prononcer une conférence sur la mondialisation après s’être déclaré en faveur de la désobéissance civile pour la tenue de manifestations pacifiques lors du Sommet des Amériques prévu le mois prochain à Québec.

La semaine dernière, ce sont 11 ex-dirigeants du Parti québécois qui se rangeaient derrière Paul Cliche. Parmi eux, l’on retrouve deux ex-présidents de l’exécutif péquiste de Mercier, Nathalie Grenier et Pierre Boileau. Le fils de ce dernier, Carl Boileau, s’est d’ailleurs présenté comme candidat à l’investiture du Parti québécois qui a élu de justesse Claudel Toussaint. M. Boileau, fils, apparaissait d’ailleurs comme le loup dans la bergerie, n’hésitant pas à pourfendre le PQ. Les autres transfuges occupaient pour la plupart des fonctions militantes dans Mercier, sauf Marc Tessier, ex-président du comité des jeunes dans la région Montréal-Centre. Tous déplorent « le virage à droite » du Parti québécois.

Cherchant à se positionner nettement à gauche du Parti québécois, Paul Cliche multiplie les activités qui donnent un ton progressiste à sa campagne. Demain, le camp Cliche fête l’arrivée du « printemps politique » avec un spectacle-bénéfice auquel participeront Raymond Lévesque et Victor Lévy-Beaulieu. Ce dernier prononcera une allocution pour « la mise en oeuvre d’une vraie politique de la culture au Québec ». Samedi dernier, plutôt que de lancer son programme politique, M. Cliche l’a soumis aux citoyens de la circonscription. Une soixantaine de personnes ont participé à la consultation.

L’union des partis de gauche derrière M. Cliche, plus habitués traditionnellement à s’entre-déchirer, force vraisemblablement le Parti québécois à se réapproprier le discours social-démocrate. Hier soir, le premier ministre Bernard Landry a participé à l’inauguration du local électoral du candidat péquiste Claudel Toussaint. Dans la salle où s’entassaient une centaine de militants enthousiastes, M. Landry a justifié les compressions gouvernementales des dernières années alors qu’il pilotait le plan pour atteindre le déficit zéro.

« Il faut bien redire dans Mercier que, pour un état progressiste, remettre ses finances en ordre n’est pas une attitude de droite. C’est parfaitement cohérent avec le désir de répartir la richesse qu’il faut avoir avant de la répartir. Un gouvernement ruiné, qui dépend de Wall Street, de Londres et de Boston pour financer ses dépenses courantes ne peut pas être un gouvernement progressiste. Nous avons l’honneur de dire aux Québécois et Québécoises aujourd’hui que les moyens d’être de nouveau répartiteurs et sociaux-démocrates sont les nôtres. Nous les avons retrouvés par notre bonne gestion », a déclaré le premier ministre.

Souhaitant démontrer que les effort exigés ont permis une plus grande solidarité avec les moins bien nantis, M. Landry a rappelé différentes réalisations à caractère social du gouvernement du Parti québécois, dont l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, la mise en place du programme des garderies à 5 $ et l’implantation de l’assurance-médicaments. « Notre parti, depuis qu’il existe, depuis qu’il a été fondé par le grand René Lévesque, a poursuivi le combat national il est vrai, mais aussi le combat de l’équité, de la justice sociale et de la répartition de la richesse », a-t-il soutenu en ajoutant qu’il s’agit là des raisons d’être du Parti québécois.

De son côté, le candidat Claudel Toussaint, qui a affirmé que la social-démocratie est au coeur de son engagement politique, s’est engagé à être à l’écoute des citoyens de la circonscription de Mercier. Rapidement, M. Toussaint s’est attaqué à son adversaire libérale Nathalie Rochefort, à qui il entend bien démontrer que « nos convictions sont inébranlables dans Mercier »

Après avoir été occupé à l’Assemblée nationale par Gérald Godin et Robert Perreault, le fauteuil convoité par M. Toussaint « est à sa mesure », a assuré M. Landry.

Toussaint remporte l’investiture du PQ dans Mercier

Lortie, Marie-Claude

Le comté de Mercier, cette circonscription montréalaise qui a tant fait parler d’elle cet hiver à cause de l’affaire Michaud, s’est finalement choisi un candidat péquiste. Ce sera Claudel Toussaint, le militant d’origine haïtienne que la direction du parti espérait voir à ce poste.

M. Toussaint a gagné l’investiture hier après un seul tour. Le parti a gardé secret le nombre de votes en sa faveur. Mais pour être élu, il lui fallait 50 % des appuis plus un vote et il y avait hier dans le sous-sol de l’église Saint-Denis, sur le Plateau, où se tenait l’assemblée d’investiture, environ 340 membres inscrits autorisés à voter.

Pierre Tadros, un des quatre autres candidats, est arrivé en deuxième place.

Le parti a refusé de dire comment les autres candidats se sont classés. On n’a donc pu savoir combien de péquistes ont appuyé Carl Boileau, un jeune militant qui avait soulevé la foule et déclenché de vifs applaudissements durant son discours en après-midi, en affirmant son appui à Yves Michaud.

Ce n’est pas la première fois qu’un candidat issu d’une minorité visible gagne l’investiture péquiste, mais c’est rarement dans un comté aussi sûr que Mercier, la circonscription du Plateau remportée par Gérald Godin en 1976 et gagnée depuis sans interruption par le PQ, avec de solides majorités.

Le PQ se cherchait un candidat parce que l’ancien ministre, Robert Perreault (qui appuyait M. Toussaint), a démissionné en septembre dernier. Le gouvernement a maintenant jusqu’au 6 avril pour y déclencher une élection partielle.

C’est dans ce comté que voulait se présenter Yves Michaud, le militant péquiste blâmé unanimement par l’Assemblée nationale pour une série de déclarations jugées inacceptables par les élus et qui ont offensé particulièrement les Québécois juifs.

Hier, M. Toussaint, qui a fait campagne avec un programme « souverainiste et progressiste », a évité de parler de l’affaire Michaud dans ses discours et a expliqué aux journalistes qu’il n’avait pas fait campagne sur ce thème.

M. Toussaint, un attaché politique du ministre des Relations internationales Sylvain Simard, a plutôt lancé un appel à la réconciliation en disant qu’il « tendait la main » et invitait les militants à s’asseoir autour d’une table « pour exprimer nos différences et nos divergences ».

L’affaire Michaud a laissé une cicatrice dans Mercier où beaucoup de militants n’ont pas apprécié que ministres, députés et autres membres du PQ de l’extérieur du comté viennent se mêler de leurs affaires en blâmant M. Michaud, qui voulait s’y présenter. M. Michaud n’était pas le candidat de l’establishment du parti mais celui choisi par l’association de comté, traditionnellement très indépendante.

L’arrivée de M. Toussaint, qui s’est faite juste après le retrait de la course de M. Michaud, n’a pas fait disparaître ce sentiment d’aliénation par rapport à l’establishment du parti qui s’est exprimé de multiples façons.

Un candidat à l’investiture de la première heure, Bruno Viens, s’est retiré de la course au début de février en disant qu’il ne se reconnaissait plus dans le parti.

Puis, André Reny, le président de l’association de comté, a écrit une lettre aux journaux pour dire qu’il ne se présenterait pas, et là encore, a blâmé la direction du parti pour son ordre du jour trop de droite. Samedi, au conseil national du PQ, M. Reny, a carrément démissionné sur une question de principe touchant les politiques linguistiques du PQ.

M. Toussaint, qui a remercié hier « les militants que sont Bernard Landry, Louise Harel, André Boisclair », a été perçu dès son arrivée dans la course comme le candidat parachuté par la direction du parti pour redorer son image auprès des minorités et des Québécois heurtés par les propos de M. Michaud.

Hier, seulement 45 % des membres du parti dans Mercier ont voté (environ 340 personnes sur 796 membres en règle). M. Toussaint a dit qu’il ne pouvait s’expliquer ce faible taux de participation. Peut-être est-ce à cause du congé scolaire, a-t-il avancé.

Chose certaine, même si un des candidats, Gaëtan Dostie, a déclaré que Mercier était « le poumon artistique du Québec », les comédiens, cinéastes et autres artistes qui étaient les piliers du PQ dans Mercier à une certaine époque brillaient par leur absence hier à l’assemblée d’investiture.

Le Devoir
Les Actualités, lundi 5 mars 2001, p. A1

Investiture péquiste dans Mercier
Toussaint passe par six voix

Lévesque, Kathleen

Victoire à l’arraché hier dans Mercier pour l’establishment péquiste. Le candidat Claudel Toussaint a remporté l’investiture dans cette circonscription au coeur de Montréal avec seulement six voix de majorité.

M. Toussaint a gagné en franchissant de justesse la majorité des 334 votes exprimés. Il a recueilli 173 votes contre 125 pour son plus proche adversaire Pierre Tadros.

Carl Boileau s’est classé au troisième rang avec 26 voix, suivi de Gaétan Dostie et de Michel Bédard qui ont respectivement amassé 7 et 3 appuis parmi les péquistes présents. Ces derniers ont quelque peu boudé l’événement avec un taux de participation de 42 % alors que, par le passé, (investitures de 1994 et 1998) la participation a déjà été plus importante avec 60 %.

Les indécis, qui représentaient encore à quelques heures du vote un bloc d’au moins 20 % selon les camps Toussaint et Tadros, semblent avoir fait pencher la balance. Le discours de M. Toussaint, empreint d’un ton critique envers le Parti québécois et le gouvernement, a peut-être également joué un rôle. « Il faut sortir de la léthargie militante, a-t-il lancé aux péquistes. [...] Notre gouvernement s’est montré trop frileux de son héritage social-démocrate. »

Candidat de dernière minute dans une investiture qui s’est étirée sur cinq mois, Claudel Toussaint a été perçu comme une réponse à l’affaire Michaud et aux relents de nationalisme ethnocentrique qu’elle a soulevés. Si M. Toussaint s’est défendu d’être envoyé en service commandé pour redorer l’image du Parti québécois quelque peu ternie par le dossier, il reconnaît toutefois que sa présence peut « susciter un éveil » auprès des communautés culturelles. D’origine haïtienne, M. Toussaint est attaché politique dans le cabinet du ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Sylvain Simard.

Yves Michaud était au coeur des discussions hier dans le sous-sol d’une église du plateau Mont-Royal où se déroulait l’assemblée d’investiture. Des militants ont d’ailleurs hué l’arrivée du député André Boulerice qui a coprésenté la motion de blâme à l’endroit de M. Michaud à l’Assemblée nationale. S’ajoute également la démission samedi d’André Reny, président jusque-là de l’exécutif de Mercier. M. Reny militait en faveur d’un raffermissement des lois linguistiques au Québec en général, et de l’imposition du cégep en français pour les allophones, en particulier. Cette proposition a été rejetée.

Par-delà tous ces remous, M. Toussaint ne cachait pas sa satisfaction. « Je suis très heureux et très ému que les gens de Mercier me donnent le mandat de faire la bataille en leur nom lors de la prochaine élection partielle », a-t-il souligné aux journalistes.

Dans son bref discours de remerciement, M. Toussaint a lancé un appel à la solidarité; tous ses adversaires, hormis Carl Boileau, se sont d’ailleurs ralliés. Le père de M. Boileau est l’un des organisateurs de Paul Cliche, qui fera la lutte à Claudel Toussaint à titre de candidat indépendant issu « des forces progressistes ». Carl Boileau affiche clairement sa dissidence au sein du PQ. « Certaines personnes laissent entendre que je trahis le parti. Moi, j’ai l’impression d’être trahi par mon propre parti. Mon appartenance politique va être établie en fonction de la direction que M. Landry va imposer au Parti québécois », a-t-il expliqué.

L’investiture péquiste étant réglée, le prochain premier ministre Landry devra déclencher des élections partielles d’ici au 6 avril. Mercier est une forteresse péquiste depuis 1976. Mais les Paul Cliche, Nathalie Rochefort, candidate libérale et André Larocque de l’Action démocratique du Québec tenteront de l’ébranler.

Le Soleil
Le Québec et le Canada, lundi 5 mars 2001, p. A8

Mercier
Claudel Toussaint l’emporte de justesse

PC

Montréal – Victoire à l’arraché, hier, dans Mercier, pour l’establishment péquiste. Le candidat Claudel Toussaint a remporté l’investiture dans cette circonscription au coeur de Montréal avec seulement six voix de majorité. M. Toussaint a gagné en franchissant de justesse la majorité des 334 votes exprimés. Il a recueilli 173 votes contre 125 pour son plus proche adversaire Pierre Tadros. Carl Boileau s’est classé au troisième rang avec 26 voix, suivi de Gaétan Dostie et de Michel Bédard qui ont respectivement amassé sept et trois appuis parmi les péquistes présents.

Ces derniers ont quelque peu boudé l’événement avec un taux de participation de 42 % alors que, par le passé, (investitures de 1994 et de 1998), la participation a déjà été plus importante avec 60 %.

Les indécis, qui représentaient encore à quelques heures du vote un bloc d’au moins 20 % selon les camps Toussaint et Tadros, semblent avoir fait pencher la balance. Le discours de M. Toussaint, empreint d’un ton critique envers le Parti québécois et le gouvernement, a peut-être également joué un rôle. Candidat de dernière minute dans une investiture qui s’est étirée sur cinq mois, Claudel Toussaint a été perçu comme une réponse à l’affaire Michaud et aux relents de nationalisme ethnocentrique qu’elle a soulevés.

Si M. Toussaint s’est défendu d’être envoyé en service commandé pour redorer l’image du Parti québécois quelque peu ternie par le dossier, il reconnaît toutefois que sa présence peut « susciter un éveil » auprès des communautés culturelles. D’origine haïtienne, M. Toussaint est attaché politique dans le cabinet du ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Sylvain Simard.

M. Toussaint a lancé un appel à la solidarité; tous ses adversaires, hormis Carl Boileau, se sont d’ailleurs ralliés. Le père de M. Boileau est l’un des organisateurs de Paul Cliche, qui fera la lutte à Claudel Toussaint à titre de candidat indépendant. Carl Boileau affiche clairement sa dissidence au sein du PQ. « Certaines personnes laissent entendre que je trahis le parti. J’ai l’impression d’être trahi par mon propre parti. Mon appartenance politique va être établie en fonction de la direction que M. Landry va imposer au PQ », dit-il.

La Voix de l’Est
Actualités, lundi 5 mars 2001, p. 9

En bref

Toussaint candidat dans Mercier

PC

Montréal – Victoire à l’arraché hier dans Mercier pour l’establishment péquiste. Le candidat Claudel Toussaint a remporté l’investiture dans cette circonscription au coeur de Montréal avec seulement six voix de majorité.

M. Toussaint a gagné en franchissant de justesse la majorité des 334 votes exprimés. Il a recueilli 173 votes contre 125 pour son plus proche adversaire Pierre Tadros. Carl Boileau s’est classé au troisième rang avec 26 voix, suivi de Gaétan Dostie et de Michel Bédard qui ont respectivement amassé sept et trois appuis parmi les péquistes présents.

Ces derniers ont quelque peu boudé l’événement avec un taux de participation de 42 pour cent alors que, par le passé, (investitures de 1994 et 1998) la participation a déjà été plus importante avec 60 pour cent.

Les indécis, qui représentaient encore à quelques heures du vote un bloc d’au moins 20 pour cent selon les camps Toussaint et Tadros, semblent avoir fait pencher la balance. Le discours de M. Toussaint, empreint d’un ton critique envers le Parti québécois et le gouvernement, a peut-être également joué un rôle. « Il faut sortir de la léthargie militante, a-t-il lancé aux péquistes. Notre gouvernement s’est montré trop frileux de son héritage social-démocrate. »

Candidat de dernière minute dans une investiture qui s’est étirée sur cinq mois, Claudel Toussaint a été perçu comme une réponse à l’affaire Michaud et aux relents de nationalisme ethnocentrique qu’elle a soulevés.

Le Droit
Le Pays, lundi 5 mars 2001, p. 14

Les partisans du PQ de Mercier choisissent leur candidat: Claudel Toussaint

PC

Montréal – Victoire à l’arraché hier dans Mercier pour l’establishment péquiste. Le candidat Claudel Toussaint a remporté l’investiture dans cette circonscription au coeur de Montréal avec seulement six voix de majorité. M. Toussaint a gagné en franchissant de justesse la majorité des 334 votes exprimés. Il a recueilli 173 votes contre 125 pour son plus proche adversaire Pierre Tadros. Carl Boileau s’est classé au troisième rang avec 26 voix, suivi de Gaétan Dostie et de Michel Bédard qui ont respectivement amassé sept et trois appuis parmi les péquistes présents. Candidat de dernière minute dans une investiture qui s’est étirée sur cinq mois, Claudel Toussaint a été perçu comme une réponse à l’affaire Michaud et aux relents de nationalisme ethnocentrique qu’elle a soulevés. Si M. Toussaint s’est défendu d’être envoyé en service commandé pour redorer l’image du Parti québécois quelque peu ternie par le dossier, il reconnaît toutefois que sa présence peut « susciter un éveil » auprès des communautés culturelles. D’origine haïtienne, M. Toussaint est attaché politique dans le cabinet du ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Sylvain Simard. L’investiture péquiste étant maintenant réglée, le premier ministre Landry devra déclencher des élections partielles d’ici au 6 avril. Mercier est une forteresse péquiste depuis 1976.

Le Devoir
Politique, samedi 3 mars 2001, p. A9

Investiture péquiste dans Mercier: Les indécis sont légion
Le taux de participation fait aussi partie des inconnues qui influenceront les résultats

Lévesque, Kathleen

À la veille de l’assemblée d’investiture péquiste dans la circonscription de Mercier, on compterait encore le tiers d’indécis parmi les membres.

Le pointage dans les deux principales équipes, soit celles de Claudel Toussaint et Pierre Tadros, démontrerait un fort contingent d’indécis ou de péquistes discrets. Dans le camp Toussaint, on parle d’au moins 20 % d’indécis et ils sont plus de 35 % chez l’adversaire. De part et d’autre, on explique la situation par le ressac toujours ressenti plus de deux mois après que la vague de l’affaire Michaud eut déferlé.

Polémique

L’automne dernier, l’association locale préparait le terrain pour la venue d’Yves Michaud, qui souhaitait ainsi mener bataille pour le français et forcer le Parti québécois à moins de modération. Or M. Michaud, dont l’éventuelle candidature n’enthousiasmait guère les ténors du PQ, a fait des déclarations dans lesquelles certaines personnes ont détecté des relents de nationalisme ethnocentrique. Du coup, l’Assemblée nationale a unanimement condamné M. Michaud pour ses propos. Il s’en est suivi une polémique et une couverture médiatique importantes qui n’ont été freinées que par la période des Fêtes. La démission de Lucien Bouchard au début de janvier a définitivement changé les plans de M. Michaud, qui a ainsi renoncé à se porter candidat.

Deux péquistes avaient déjà annoncé officiellement leur candidature: Pierre Tadros, qui est toujours de la course, et Bruno Viens, un ancien président de Montréal-Centre. Ce dernier s’est retiré une fois que le rouleau compresseur Bernard Landry s’est mis à rouler dans Mercier. C’est d’ailleurs à ce moment-là que Claudel Toussaint est monté sur scène, se défendant d’être l’ethnique de service compte tenu de l’affaire Michaud. Mais l’image du candidat de l’establishment, envoyé en service commandé pour redorer le blason péquiste, lui a collé à la peau.

Devant tout ce remue-ménage, certains péquistes ont pris leurs distances, ce qui expliquerait le nombre élevé d’indécis. Ce vraisemblable décrochage proviendrait également de ce que les péquistes de Mercier ont été sollicités deux fois plutôt qu’une. En effet, cinq personnes ont déposé leur candidature. Outre MM. Toussaint et Tadros, on retrouve également Michel Bédard, Carl Boileau et Gaétan Dostie.

Les camps Toussaint et Tadros disent tous deux être en avance. De prime abord, Pierre Tadros peut s’appuyer sur la vente de 155 cartes plus quelques dizaines de renouvellements. Chez Claudel Toussaint, qui est arrivé après l’échéance établie pour recruter de nouveaux membres, on table sur les appuis que détenait Yves Michaud. Mais cette base est éclatée, même si la plupart des membres de l’exécutif qui soutenaient M. Michaud se retrouvent maintenant derrière M. Toussaint.

Un autre élément pourrait influencer le choix du candidat qui défendra les couleurs du PQ dans Mercier, c’est le taux de participation. En 1994 et en 1998, où Robert Perreault l’a remporté de haute lutte sur ses adversaires, les militants n’ont participé que dans une proportion d’environ 60 %. Cette fois, un peu moins de 800 personnes ont le droit de vote dans la circonscription de Mercier.

Le Quotidien
Nouvelles générales, samedi 3 mars 2001, p. 14

Élection partielle dans Mercier dimanche

PC

Montréal – Le congrès d’investiture du Parti québécois en vue de l’élection partielle dans la circonscription de Mercier aura lieu dimanche.

La lutte se fera à cinq candidats, soit Michel Bédard, Carl Boileau, Gaétan Dostie, Pierre Tadros et Claudel Toussaint, l’ancien attaché politique de l’ex-ministre Robert Perreault, le député démissionnaire de Mercier.

Rappelons qu’Yves Michaud a retiré sa candidature dans ce comté à la suite de l’imbroglio concernant ses propos sur les Juifs.

La Presse
Actualités
, lundi 19 février 2001, p. A4

Un cinquième candidat dans Mercier

Larocque, Sylvain

CE NE SERONT pas quatre, mais cinq candidats qui se feront la lutte à l’investiture péquiste du comté de Mercier.

On a d’abord cru que le cinquième aspirant, Carl Boileau, 25 ans, n’avait déposé son bulletin de candidature qu’à 1 h 30 du matin hier, alors que les formulaires devaient parvenir à la secrétaire de l’organisation locale avant minuit. Or, il s’est avéré que le jeune militant s’était d’abord pointé- vers 22 h 30- au bureau de comté, qui était fermé, avant de faire parapher sa demande par un policier. Il n’aurait pas su qu’il devait remettre son bulletin directement au domicile de la secrétaire.

L’organisation nationale du PQ a convoqué M. Boileau hier et a finalement accepté sa candidature. Il a été impossible de le joindre hier.

Ce candidat imprévu n’a pas semblé importuner outre mesure les candidats déjà déclarés, dont Michel Bédard, qui estime « que tout se jouera lors des discours » de l’assemblée d’investiture du 4 mars.

« Je prépare un discours flamboyant qui sera très différent de ce que les autres candidats proposent », lance M. Bédard, qui s’est déjà présenté à la mairie de Montréal sous la bannière du parti Éléphant blanc (une sorte de parti Rhinocéros municipal), puis plus sérieusement sous celle du parti Montréal 2000.

« Je serai le député qu’on entendra le plus au Québec », renchérit M. Bédard. Son cheval de bataille? Les conditions de vie des résidants du Plateau Mont-Royal.

Gaëtan Dostie, un militant de longue date qui a travaillé auprès de Gérald Godin, fait quant à lui campagne sur l’importance du « développement de la culture ». Le Plateau, qui représente la plus grande partie de la circonscription de Mercier, regorge d’artistes qu’il faut mieux appuyer, croit M. Dostie. « Investir dans la culture, c’est ce qu’il y a de plus rentable », affirme-t-il.

Pierre Tadros, qui fait campagne depuis l’automne, propose un programme en trois points. « Nous voulons d’abord redonner la parole aux citoyens, pour qu’ils puissent avoir prise sur les choses qui les concernent, explique-t-il. Il faut que le député soit vraiment imputable. » M. Tadros veut également donner la priorité à une « approche sociale solidaire », qui inclut la nationalisation… de l’eau. Il souhaite enfin s’occuper des enjeux locaux, comme celui des impôts fonciers, « qui pénalisent plusieurs personnes âgées ».

Le candidat favori, Claudel Toussaint, s’est défendu de ne pas être du comté. « J’ai déménagé dans la circonscription il y a quelques semaines », soutient-il. Il s’est aussi justifié d’avoir obtenu l’appui de ministres comme Bernard Landry. « Quand j’ai été candidat dans Bourassa, des ministres étaient déjà venus m’appuyer », dit-il.

« Je rencontre non seulement des membres en règle du parti, mais aussi des forces vives du comté, et l’accueil est très bon », poursuit M. Toussaint.

Les électeurs de la circonscription de Mercier seront convoqués à une élection partielle d’ici la mi-avril, question de remplacer Robert Perreault, qui a démissionné en septembre.

Le Devoir
Les Actualités, lundi 19 février 2001, p. A3

Investiture péquiste dans Mercier
Cinq candidats s’affronteront

Cinq membres du Parti québécois ont déposé dans les délais prescrits leur candidature à l’investiture dans la circonscription de Mercier, à Montréal. Le poste de député dans Mercier est vacant depuis le départ de Robert Perreault.

Les cinq candidats sont Claudel Toussaint, ex-attaché politique de M. Perreault, Pierre Tadros, Michel Bédard, Gaétan Dostie et Carl Boileau. Yves Michaud, qui avait eu l’intention de présenter sa candidature, a changé d’idée à la suite de l’imbroglio concernant ses propos sur l’holocauste. Le nouveau député sera désigné lors du congrès d’investiture du PQ le 4 mars.

Par ailleurs, Paul Cliche, candidat indépendant, a lancé sa campagne samedi soir. M. Cliche compte faire campagne sur le thème « Un autre Québec est possible et ça commence par Mercier ». Paul Cliche a également reçu l’appui d’un ex-président de l’association péquiste de Mercier, Pierre Boileau, qui se trouve être le père du candidat à l’investiture péquiste, Carl Boileau.

Voir, no. Vol: 11 NO: 15
Actualité, jeudi 10 avril 1997, p. 6

Périscope

La loi du Kraft Diner

Calvé, Julie

La semaine dernière, dans l’article traitant du projet de banque alimentaire étudiante, nous avions exposé le cas de Carl Boileau, un cégépien qui crève de faim parce qu’il attend depuis six mois son prêt étudiant du gouvernement. Soixante-treize téléphones et quarante-deux formulaires plus tard, l’État lui laissait espérer un «heureux» dénouement dans les prochaines semaines. Meilleure chance la prochaine fois; Carl vient d’essuyer un nouveau refus, sous prétexte qu’il manque encore des pièces à son dossier: le relevé des actifs de papa, une copie de la séparation de papa-maman et tutti quanti. Mais ce n’est pas tout! Pitonnant allègrement sur son ordinateur au cours de sa conversation téléphonique avec notre infortuné, la fonctionnaire a trouvé un autre bobo dans le dossier de Carl: puisqu’il a reçu des prestations de bien-être social durant l’été dernier, il faudra retrancher un autre montant au prêt. Oh! rien de majeur, un maigre 742 dollars… à peine moins qu’une facture d’électricité d’hiver.

Voir, no. Vol: 11 NO: 14
Actualité, jeudi 3 avril 1997, p. 2

La bourse ou la vie

Calvé, Julie

Nouilles aux tomates, téléphone coupé, loyer en retard. Au menu

de l’étudiant d’aujourd’hui: une pauvreté parfois pire que le B.S.

La Banque alimentaire étudiante du Montréal métropolitain

entend y mettre son grain de sel.

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Julie Calvé

Carl Boileau, un étudiant au collégial de vingt et un ans, vit d’amour et d’eau fraîche depuis six mois. Six mois, qu’il attend son prêt du gouvernement. Six mois qu’il est de retour aux études, après un passage d’un an au bien-être social.

En août dernier, il s’inscrit en sciences de la parole au conservatoire Lassalle, informe le B.S. de sa situation et remplit la traditionnelle demande de prêts et bourses. Mi-octobre, sa demande est refusée. Raison: Carl a oublié d’envoyer les attestations officielles de ses relevés de notes et son extrait de naissance. Il poste le tout, y compris ses baux de résidence des trois dernières années, une lettre d’appui de son député, et une note expliquant sa démarche.

Début décembre, nouveau refus. Carl ne comprend pas, visite l’aide financière aux étudiants (véritable maison des fous des Douze travaux d’Astérix), et découvre le pot aux rosés: il ne peut être considéré comme «indépendant» parce qu »il a reçu du B.S. pendant un an, et non deux! La cerise sur le sundae, On l’interroge sur sa façon de survivre depuis septembre, le soupçonnant de bénéficier d’aide parentale et de travailler au noir… «Je me croyais dans un roman de Kafka», laisse-t-il tomber.

Double cerise sur le sundae: Carl a aussi reçu un avis du même ministère lui demandant de rembourser son prêt étudiant de 1994 ou… d’envoyer les pièces attestant de son retour aux études!

Carl Boileau risque de se faire couper le téléphone à tout moment, doit de l’argent à nombre de ses amis, et passe pour un parasite auprès de sa famille. Il y a un mois, il a reçu un prêt provisoire de huit cents dollars. Et il attend toujours le reste. Un sympathique ordinateur lui apprenait dernièrement que sa demande est actuellement en traitement, et qu’un chèque devrait normalement être émis dès… les premières semaines de mai.

«Je ne suis pas le seul ni le dernier à qui ça arrive, lance-t-il. Je me sens en croisade idéologique. Mais qu’est-ce qu’on peut faire contre ça?»

Passer à la banque

C’est pour venir en aide à des étudiants comme Carl que la Banque alimentaire étudiante du Montréal métropolitain a été fondée. Ce réseau de distribution de nour­riture, spécialement destiné aux étudiants dans le besoin, n’entrera toutefois pas en fonction avant plusieurs mois. Le finan­cement est insuffisant, et plusieurs ententes avec les institutions scolaires restent à négocier.

L’initiative est celle de Bakary Diallo. étudiant à la maîtrise en sociologie, qui a participé à une étude sur la réforme de l’aide sociale avec un groupe de chercheurs de l’Université de Montréal. Résultat? Une révélation pour les uns, une confirmation pour les autres. «Les étudiants sont considérés comme des gens aisés, comme des enfants gâtés du système, explique Bakary Diallo. Or, notre étude a démontré qu’il y avait une corrélation entre le B.S. et le statut d’étudiant: h précarité de la situation.»

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 1993-1994, 42 % des universitaires bénéficiaient de prêts et bourses — contre 35 % en 1988-1989. De 1993 à 1996, les services d’aide financière aux étudiants dans les universités montréalaises ont dû composer avec au-delà de quinze mille demandes d’aide temporaire (et rem­boursable) pour permettre aux étudiants de ‘ payer leur loyer, leurs médicaments et leurs Kraft Dinner.

Les étudiants, contrairement aux assistés sociaux, ne peuvent se rabattre sur les services du réseau socio-communautaire, qui a plutôt tendance à favoriser les «vrais» exclus. Pour Bakary Diallo, les étudiants sont donc doublement exclus du système. D’où l’idée d’un service qui leur soit spécifiquement destiné.

Pour vérifier toutes ces hypothèses, un projet-pilote de distribution de paniers de Noël a été mis sur pied à l’Université de Montréal en décembre dernier. Les paniers ont disparu en un temps record, aux mains de quatre-vingt-huit étudiants, qui ne veulent surtout pas que ça se sache. «Quand ils me croisent dans le corridor, ils n’abordent pas le sujet, souligne Bakary. Ils ont peur d’être identifiés.»

Les étudiants, autre catégorie de nouveaux pauvres? Une autre strate sociale que les comptoirs de dépannage prendront en charge, au risque de contribuer à ce phénomène de la dépendance? «On n’a pas le choix face au désengagement des gouvernements et des institutions, répond Bakary. Le modèle de développement actuel, c’est celui qu’on a imposé aux pays sous-développés. On s’enfonce dans le modèle chilien de Pinochet, avec une minorité qui s’enrichit.»

Vous marinez chez vos harengs?

Dégel des frais de scolarité, régime de prêts et bourses inadéquat, rareté et précarité des emplois saisonniers, hausse du coût de la vie… Les causes de la pauvreté étudiante sont nombreuses, complexes. En fait, le phénomène affecte toute la jeunesse actuelle. Les étudiants, comme les jeunes, constituent une des

catégories les plus touchées par la pauvreté, voire la plus touchée selon le Conseil national du bien-être social (Profil de la pauvreté, 1995).

En 1993, le Conseil permanent de la jeunesse lançait déjà un cri d’alarme, soulignant le fait que la pauvreté des jeunes ne pouvait plus être considérée comme un phénomène marginal et passager. À l’épo­que, bien que l’indice de pauvreté des jeunes fût semblable à celui de l’ensemble de la population, on remarquait une pauvreté plus marquée et une nette tendance à une dégradation.

Les chiffres les plus récents donnent raison au Conseil: de 1990 à 1994, l’indice de pauvreté chez les moins de trente ans est passé de 27,6 % à 4l %. À l’heure actuelle,

57,2 % des jeunes habitant seuls sont réputés pauvres.

D’autres indices? Les quinze à vingt-neuf ans comptent pour le quart de la population québécoise. Or, la proportion de jeunes au chômage, par rapport à l’ensemble de la population bénéficiaire, s’élève à 35 %. Les jeunes raflent aussi un magnifique 30 % chez les assistés sociaux québécois.

La tentation est grande de tracer un lien entre la pauvreté des jeunes et notre taux record de suicide. Aucune étude ne permet de confirmer une relation de cause à effet. Cependant, une corrélation certaine existe. Taux de chômage et taux de suicide varient de la même manière depuis un quart de siècle.•

La Presse
Nouvelles
générales, mercredi 22 juin 1994, p. A1

Enfin, l’école est finie!
Plus d’un million d’élèves en vacances

Ouimet, Michèle

Les jeunes de secondaire I dévalent les escaliers et s’engouffrent vers la sortie, trop heureux de laisser derrière eux la salle de classe surchauffée où ils ont peiné sur leur dernier examen. Finis l’école et les horribles devoirs. Enfin les vacances, l’été, les amis et la Ronde.

Les grands de secondaire V sont moins exubérants, plus sobres. Ils sortent de leur local, en petits groupes de quatre ou cinq, après un examen de biologie. Ils jasent et se dirigent tranquillement vers la sortie. Ils ont fini la longue traversée du désert, l’interminable secondaire. Enfin presque. Il leur reste bien un dernier examen en éducation économique demain, mais ils ont déjà la tête dans les nuages.

Ces jeunes fréquentent l’école secondaire Jeanne-Mance, située sur la rue Bordeaux au coin de Rachel, dans l’est de Montréal. C’est une affreuse bâtisse grise en béton, flanquée en plein champ, mais la direction a eu la brillante idée d’aménager le terrain en havre de paix avec des bancs, des arbres et du gazon. Près de 40 p. cent des 1500 étudiants sont des allophones, surtout Asiatiques, Portugais ou Latino-américains. Jeanne-Mance est la cinquième parmi les écoles les plus pauvres de la CÉCM.

Demain, un million d’élèves au Québec, répartis dans plus de 3000 établissements scolaires, quitteront les bancs d’école pour deux mois. Selon les dernières statistiques du ministère de l’Éducation, 1042352 élèves fréquentaient les écoles primaires et secondaires de la province au secteur public et 101098 au privé, en 1991-1992.

À la CÉCM, 88206 jeunes du primaire et du secondaire «tomberont» en vacances. Sur l’Île de Montréal, dans les huit commissions scolaires, il y aura 194360 étudiants qui seront libérés du joug de l’école.

«Je ne suis aucunement nostalgique. Au cégep, je vais être enfin libre de choisir ce qui m’intéresse», affirme un grand de secondaire V, Carl Boileau, nonchalamment appuyé sur un mur de l’école Jeanne-Mance, juste à côté des grandes portes. Il vient de finir son examen de biologie et, avec une copine, Émilie Lemieux, il philosophe sur l’école, «cette usine de l’éducation qui n’a pas d’âme».

«C’est trop grand, on ne sent pas un sentiment d’appartenance, dit Émilie. Il y a un mois, j’ai organisé une réunion pour mettre sur pied un conseil étudiant. Il y avait une seule personne, moi.»

Carl a hâte d’aller au cégep. «Il n’y aura plus de niaisage comme au secondaire. Au cégep, il faut se tenir les bretelles parce que ça va vite.»

Plus tard, il veut devenir professeur de français mais pour l’instant, il pense à ses vacances. Il veut faire le tour de la Gaspésie sur le pouce.

Quelques étages plus bas, deux grandes copines de secondaire III, Évelyne Renaud et Véronique Lagacé, s’enlacent. Évelyne affirme qu’elle sera sur le party tout l’été. Elles aiment leur école. «C’est sympathique, vivant, pas trop fermé, disent-elles. On a pas mal de liberté.»

Un peu plus loin, William Clément, un élève de secondaire V, rêve du grand voyage de quatre mois qu’il veut faire en Europe en mars 1995. Mais il doit d’abord travailler et se taper une session au cégep du Vieux-Montréal en arts plastiques.

Même si la cloche a sonné depuis longtemps, ils sont nombreux à flâner encore dans les corridors et à discuter entre amis. Les professeurs essaient de les disperser en leur demandant, sur un ton faussement sévère, de partir. Les élèves répondent mollement. Ils ont beau dire qu’ils détestent l’école, ils ne se décident pas à la quitter.

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