Humeur, Interpersonnelle

Cela fait des jours que j’attends l’appel d’une amie qui quitte demain pour quelques mois en Afrique. Nous avions convenu de nous rencontrer avant son départ, mais encore une fois, j’ai attendu en vain.
Alors que ces derniers jours je devrais plutôt me chercher du travail, j’ai plutôt écris une lettre à cette amie en question… lettre qui finalement je garderai (encore) pour moi. Je sais, je sais, vous direz en chœur que je ne priorise pas dans le bon ordre. L’argent devrait être une valeur supérieure à l’amour, car l’argent, c’est le concret qui assure notre survivance dans ce système. Eh oui, je l’admets, il est vrai qu’il peut paraître futile d’écrire. À quoi bon écrire puisque nos existences sont vouées à s’évaporer dans le passage du temps. Mais pour ma défense, aussi futile est-il, ce besoin de laisser sa trace n’est-il pas à la fois le sens et l’absurdité de l’humanité ? C’est pourquoi, peu importe ce que la vie nous réserve, il faut vivre chaque moment comme s’il était le dernier.
Or, avant son départ, j’aurais voulu vivre un dernier moment en sa compagnie. Vraisemblablement, je n’en vaux pas la peine.
En attendant que ma tristesse quitte, elle aussi, je vais me rabattre sur cette chanson de Renaud.
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
- Renaud (Mistral gagnant)
MOTS-CLÉS: amour • Florence • Humeur • relations interpersonnelles

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