
Bien qu’entomologiste amateur, mon réel intérêt pour les araignées est relativement récent. En effet, contrairement aux insectes, je n’ai jamais éprouvé de plaisir à manipuler les arachnides (probablement une mise en garde inconsciente de notre instinct). Bref, jusqu’à ces derniers jours, je faisais peu de cas des réelles distinctions entre les diverses espèces au Québec. Puis, le mois dernier, mon coloc Oli s’est réveillé avec une rougeur au visage… blessure qu’il a immédiatement mise sur le compte d’une morsure d’araignée. «Bon bon, bon», lui dis-je, encore un autre qui accuse de tous les maux les innocentes petites araignées québécoises. Effectivement, j’avais toujours pourfendu ces allégations de morsures nocturnes par des araignées, hypothèse que je jugeais incohérente (l’araignée chasse de petites proies et n’a aucun intérêt de nous mordre gratuitement), si bien que je plaçais cette idée dans la catégorie des légendes urbaines. Toutefois, puisque la question me travaillait depuis mon enfance, je suis quand même allé vérifier sur l’Internet de quoi il en retournait, en commençant par ici, sur le site Web de l’insectarium de Montréal. Comme de fait, la première information assimilée confirme ce que je pensais :
« En 1983, une étude américaine révélait que 80 % des cas de rougeurs et autres symptômes spontanément associés à des morsures d’araignées étaient en fait causés par d’autres arthropodes. Parmi ceux-ci se trouvaient des puces, des tiques, des punaises, des acariens, des mouches, des abeilles et des guêpes. Diverses lésions sont aussi parfois confondues à tort avec des morsures d’araignées. Il peut s’agir de symptômes associés au virus Herpes simplex, à une dermatite arthritique, à un ulcère diabétique, à des plaies de lit, à la maladie de Lyme ou à une réaction à l’herbe à puce ».
Une deuxième information, cependant, me troubla.
« La morsure de Chiracanthium inclusum, une espèce indigène présente aux États-Unis et dans le sud-ouest du Canada, est considérée comme plus dommageable que celle de l’espèce trouvée au Québec. Aucun décès n’a toutefois été rapporté. Certains experts estiment que ces deux araignées sont responsables de la plupart des morsures sur des humains dans les maisons aux États-Unis ».
« Que, que quoi ?!? », il y a une espèce d’araignée au Québec qui est venimeuse… et qui est qualifiée de potentiellement mortelle!!! Puis, à bien analyser la première information ci-dessus mentionnée, si 80% des rougeurs nocturnes ne sont pas causées par les araignées… cela sous-entend tout de même que 20% de ces plaies sont quand même provoquées par des araignées. Mais qu’elle est donc cette fameuse espèce d’araignée que nous devrions craindre au Québec ?

Chiracanthium mildei
En consultant, donc, la fiche de l’animal, je reconnais sur le coup l’espèce en question… ce qui rajoute davantage à ma surprise. En effet, pour l’avoir souvent observée, je sais d’entrée que cette araignée est une familière de nos demeures urbaines ; et donc, une araignée fréquente à Montréal. À vrai dire, dans l’ensemble des logements où j’ai habité, j’ai même toujours toléré la présence de ce que je personnalisais comme «l’araignée jaune». D’ailleurs, à bien y penser, j’étais carrément un complice de l’araignée en question. Formellement, parce que j’ai toujours été quelque part écologiste, et qu’ainsi, je crois à l’autorégulation des espèces entre elles (Or, j’ai vite compris que la présence d’arthropodes carnivores dans un environnement donné est symptomatique de la présence des proies qu’elles doivent manger pour survivre). Dans cette logique, je préfère la présence de quelques petits prédateurs discrets que d’avoir à potentiellement «dealer» avec des espèces d’insectes invasives. De la sorte, pour protéger l’existence de «mon amie l’araignée jaune», je me devais de taire sa présence à mes parents, ou plus tard, aux autres colocataires… humains.
Or comme à chaque fois que je rencontre une nouvelle espèce animale, je me rappelle très bien du contact initial, c’est-à-dire ici, le premier moment où j’ai observé l’existence de l’araignée jaune. C’était donc au milieu des années 80, dans mon logement de la coopérative La Loge sur la rue Clark à Montréal. En effet, j’avais remarqué des sortes de cocons blanchâtres situés aux coins supérieurs de certains murs. Ainsi, durant plusieurs jours, je me demandais quel était «l’insecte» responsable de cette production insolite. Puis, un jour, j’aperçus finalement l’araignée jaune dormir dans l’un de ses abris. À partir de ce moment, je commençai à recenser ses déplacements. De prime abord indolente, l’araignée ne se déplaçait, semble-t-il, qu’à de rares occasions… et quand elle s’activait finalement pour changer de cache, c’était avec une lenteur flegmatique. Puis, je décidai, tout de même, d’expérimenter un test d’agressivité en agitant le manche de mon filet devant un abri. L’absence de réaction de l’araignée, complètement retranchée, me laissa supposé que l’espèce jaune était pacifique. Bref, je classifiai cette espèce comme inoffensive, et surtout, pas vraiment en compétition pour l’occupation du territoire du fait qu’elle vivait dans les hauteurs de l’appartement. Or, si je m’habituai rapidement à la présence de l’araignée jaune dans ma demeure, je perdis aussi mon intérêt à observer l’animal en question. Mais aujourd’hui, je viens de réaliser que j’ai vécu toutes ces années avec une espèce venimeuse pour l’homme.
« Nos espèces indigènes, comme presque toutes les araignées du monde, produisent du venin pour paralyser ou tuer leurs proies. Mais aucune des araignées vivant au Québec n’est capable d’empoisonner un humain. Aucune n’est même considérée comme dangereuse. Les chélicères de la grande majorité des araignées de chez nous sont trop petites et trop faibles pour percer notre peau. Celles qui arrivent à nous mordre ne causent généralement qu’une douleur passagère. Il faut toutefois noter que, dans de rares cas, des réactions allergiques peuvent se manifester ».
cependant :
« La morsure de Chiracanthium mildei (voir plus haut : Description des adultes) peut devenir problématique pour certaines personnes. Le venin de cette araignée est cytotoxique, c’est-à-dire qu’il attaque les cellules et cause une détérioration des tissus, ou nécrose. Dans la très grande majorité des cas, son effet est limité au site de la morsure. Les personnes mordues ne présentent généralement que des symptômes mineurs : rougeur locale, enflure, démangeaisons et sensation de brûlure sur le site de la morsure. On observe parfois une petite zone de nécrose au centre de la partie affectée. Lorsqu’il y a nécrose, la blessure guérit habituellement au bout de quelques semaines.On peut réduire les symptômes d’une morsure de C. mildei en lavant la plaie avec de l’eau et du savon, puis en appliquant de la glace. Il est recommandé de ne pas pincer ou gratter la plaie, car ceci peut causer une infection de la blessure et augmenter la dispersion du poison. De façon générale, si vous sentez qu’une petite bête vous marche dessus, n’essayez pas de l’écraser. Repoussez plutôt l’intrus en le balayant de la main ».
Bon, en lisant ce passage le mois dernier, j’intègre donc l’information que l’araignée jaune est venimeuse. Cependant, puisque je n’ai jamais eu de contact physique avec l’araignée en question, je demeure perplexe quant au réel danger de se faire mordre… jusqu’à ce que la semaine dernière, lors d’un BBQ pour le 31e anniversaire de Phil (au centre-ville de Montréal), nous constatons un nombre anormalement élevé d’araignées jaunes au cours de la soirée. Or, cette fois-ci, non seulement elles se dénombreront par dizaines sur le petit territoire du patio, mais en plus, elles s’avèreront d’autrement plus mobiles que je le croyais à prime abord. De la sorte, sans trop vraiment y croire encore, je mets en garde les autres convives sur la toxicité de l’araignée jaune (mais puisque dans mon cercle, ma réputation n’est plus à faire dans le domaine entomologique, mes amis prendront tout de même l’avertissement au sérieux). À bien y penser, vu le nombre d’araignées jaunes qui défilaient entre nos plats, la situation était presque irréelle.
Puis, lorsque la plupart des invités eurent quitté (j’ai attendu pour ne pas avoir l’air trop bizarre), j’ai observé davantage le phénomène en me rapprochant d’un spécimen sur le plancher. Première constatation ici, à la démarche exploratrice (voire nerveuse) de l’araignée jaune, nul doute que cette dernière était en mode de prédation. À ce sujet d’ailleurs, mes incertitudes seront confirmées lorsque je baladerai un crayon devant les chélicères de l’araignée concernée… l’attaque fut d’une fulgurante rapidité. « OK ! » Me dis-je, ne jamais promener son doigt devant une araignée jaune. Or, voilà qui change complètement, encore, mes perceptions sur le sujet ; ce comportement agressif n’a rien à voir avec l’idée pacifique que j’entretenais de l’araignée jaune… c’est à se demander si j’ai affaire à la même espèce que celle issue de mes premières observations au plafond de mes logements ? Cependant, après réflexion, puisque l’araignée jaune ne construit pas de toile pour capturer ses proies, il est logique que cette dernière doive se déplacer pour chasser. De la sorte, cette différence comportementale, très tranchée entre mes deux observations, doit s’expliquer entre un mode de vie complètement distinct le jour de la nuit. Or, l’araignée jaune étant formellement nocturne, cette dernière est donc finalement amorphe le jour en se mettant à l’abri, puis, une fois la nuit tombée; elle part en exploration chasser dans les quatre coins de son territoire (nos appartements). Voilà qui augmente considérablement le potentiel de contact physique entre l’homme et l’araignée jaune.
Hasard ou rendez-vous ?
La vie est drôlement faite; le mois dernier, je ne croyais pas aux morsures nocturnes d’araignée au Québec, et la semaine dernière, je déduis la possibilité que l’araignée jaune puisse explorer la surface de mon lit la nuit. Or, coïncidence, au moment de me coucher vendredi soir, voilà que je me lève en sursaut lorsqu’une nette sensation d’un «animal à pattes» se fait sentir le long de ma jambe droite. J’allume de facto la lumière… et bingo! Ne voilà-il pas confirmé qu’une grasse araignée jaune se baladait effectivement dans mon lit. Illico presto, je prends sur mon bureau le «pot Masson » (qui m’avait permis, une heure auparavant, de capturer un scolopendre sur le plancher de ma cuisine), puis, j’inverse le mode de la chasse à l’araignée jaune. Effectivement, mettant ma chambre sens dessus dessous, ce fut alors une réelle partie de chasse, une partie qui dura près d’une minute. En définitive, cette espèce d’araignée est véloce, et finalement, très consciente de son environnement, alternant les tentatives de se cacher à des fulgurants sprints en zigzag.
Appréhendez par vous-même, ici sur ce vidéo, la vitesse de la bête

J’avais préalablement capturé ce scolopendre dans ma cuisine. Mais comme à chaque fois, bien qu’il soit supposé que cette espèce puisse vive plusieurs années, les spécimens que je capture se laissent mourir dans les minutes suivant leur mise dans un pot. Il en va d’ailleurs de même pour les scutigères. Bizarre… les chilopodes auraient-ils une prédisposition pour le suicide lorsqu’ils se trouvent en captivité ?
Une fois la perturbatrice de mon sommeil attrapée, ma préoccupation sera de tenter de comprendre si j’ai vraiment échappé à une morsure. Donc, toujours à l’aide d’un crayon, je passe un autre test d’agressivité à l’araignée jaune. De la sorte, je commence tranquillement à lever les pattes avant de ma captive immobilisée… jusqu’à cette dernière sort d’un coup du pot par un bond aussi précis que surprenant. Cette foi-ci, ayant moi aussi fait un bond (par en en arrière), j’hésite à reprendre la chasse. Puis, profitant de ces quelques secondes de grâce, l’araignée trouvera un stratagème de fuite en bondissant directement dans l’interstice séparant mon bureau de mon lit… or depuis, je n’ai pas revu ce colocataire.

Voici, sur le plancher de ma chambre, une photo du colocataire en question
Si je me rappelle bien de mes premières observations (diurnes) de l’araignée jaune, je croyais que cette dernière passait sa vie terrée dans ses petits abris de soie. Mon intérêt consistait alors à recenser ses déplacements entre ses quelques abris dans l’appartement. Dorénavant, je comprends que si l’araignée jaune revient bel et bien dans sa cache le jour, elle n’en demeure pas moins très active la nuit. D’ailleurs, à la vitesse que cette dernière peut se déplacer, il ne lui faut que quelques minutes pour traverser l’intégrité d’un appartement. De la sorte, puisqu’aussi elle revient pratiquement aux mêmes abris le jour, nous pouvons donc déduire que l’araignée jaune est un animal territorial qui a décidément conscience de son environnement. Mais, en ville, son terrain de chasse n’est pas confiné à une petite toile immobile comme la majorité des araignées… car il est à la grandeur de nos appartements.
Bref, et maintenant, la question que nous nous posons : la présence de l’araignée jaune dans un appartement est-elle réellement une menace? Sincèrement, malgré mes dernières observations sur le sujet, je ne peux encore dire, d’autant plus que je n’ai jamais expérimenté une morsure d’araignée. Cependant, il est définitif que l’araignée en question peut se balader dans nos lits la nuit. Nous pouvons donc ainsi penser que quelques personnes ont déjà été mordues dans leur lit en se roulant par inadvertance sur une araignée de ce type. En effet, c’est universel, lorsqu’il y a morsure d’araignée, celle-ci se produit la plupart du temps quand une araignée se trouve coincée entre la peau et un objet (par exemple un drap, un vêtement ou une chaussure).

Une morsure de Chiracanthium (selon ce site web)
Subséquemment, bien que l’araignée jaune peut être considérée utile (dans la mesure qu’elle se nourrit uniquement de proies vivantes et débarrasse ainsi votre habitation de plusieurs insectes), vous devez quand même concevoir le risque de morsure qu’implique le partage de son territoire avec elle. De la sorte, pour éviter les contacts avec l’araignée jaune, il vous suffit de simplement passer l’aspirateur dans les coins hauts des pièces et détruire les cocons, (d’autant plus que ses œufs s’y trouvent). En ce sens, je déconseille fortement l’utilisation des insecticides en aérosols, ils sont nocifs pour tous les êtres vivants et empoisonnent votre environnement. Puis, faites plus attention en automne, car lorsque les températures baissent, les proies sont plus rares à l’extérieur… d’autant plus que l’araignée jaune cherchera un environnement propice pour hiverner. En effet, Chiracanthium mildei est une espèce originellement méditerranéenne. Ayant donc été introduite en Amérique du Nord vers 1930, elle s’est répandue très rapidement sur le continent depuis.
En ce sens, puisque les nouveaux arthropodes introduits doivent s’adapter à leur nouvel environnement, et inversement, l’environnement doit s’adapter à ceux-ci, il y a souvent des perturbations biologiques au début de leur arrivée. Effectivement, l’absence de prédateur naturel et de maladies peut occasionner l’émergence d’une invasion massive de l’espèce intrusive… jusqu’à ce que la nature rééquilibre le tout. Or, maintenant, se pourrait-il ici, vu l’augmentation de mes contacts avec l’araignée jaune cette année… que nous entrons dans à un cycle de croissance de la population de cette espèce ? De la sorte, si cette théorie se confirme, il y aura assurément une augmentation des morsures d’araignée à Montréal.
Mes amis disent de moi que je fais apparaître les insectes… la vérité est simplement que je suis attentif aux autres formes de vie dans mon environnement.
Pour terminer, à l’exception du site de l’insectarium de Montréal, et de la fiche Wikipédia anglophone, l’information actuelle à propos de cette espèce d’araignée sur l’Internet est peu substantielle. À ce sujet donc, je vais bientôt développer la fiche Wikipédia francophone de l’animal (présentement inexistante), cependant, pour aider à l’identification de l’araignée en question, puis à permettre de populariser sa désignation, nous devons lui trouver un nom vulgaire en français. Effectivement, il ne semble pas officiellement exister pour l’instant. En anglais cependant, cette dernière est communément dénommée «black-footed spider» et «Yellow sac spider». Mais, il est expliqué sur Wikipédia que Chiracanthium mildei à été préalablement classifiée à tord dans la famille dénommée «sac», c’est-à-dire la famille des Clubionidae. Or, Chiracanthium mildei est plutôt dans la famille des «long-legged sac spiders» c’est-à-dire des Miturgidae. De la sorte, puisque l’important est de se comprendre, je choisirai donc un nom simple évoquant la couleur de l’araignée. Bref, voici donc « l’araignée jaune à pieds noirs».
L’homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit pas les araignées au plafond.
- Jules Renard
Fiche technique de Chiracanthium mildei

•La coloration du corps de cette petite araignée varie de vert pâle à jaune blanchâtre. On peut parfois distinguer une tache allongée sur l’abdomen. Ce dernier est légèrement translucide et peut changer de couleur selon la nourriture absorbée. Il se termine par des filières coniques plutôt que cylindriques.
•La tête porte deux rangées horizontales de quatre yeux à peu près de la même taille. Les palpes et les chélicères sont bruns.
•Les pattes sont assez longues, la première paire l’étant davantage que les autres.
•L’araignée mesure environ 7 mm de long.
•Cette espèce nocturne ne construit pas de toile et capture ses proies en chassant.
•Elle peut mordre, mais cette araignée reste cachée la plupart du temps. C. mildei est la seule espèce du Québec dont la morsure peut causer des nécroses
————————–
J’ai écris une suite à cet article en novembre 2007
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Nouvelles observations sur des araignées du Québec

![Track: Date of Expiration [Unit's Bad Eggs Mix by Unit 187]
Artist: Funker Vogt
Album: Revivor
Genre: Techno Industriel replacing](/images/blank.gif)

le 19 juin 2007 à 7:05
Cette page sur les araignées jaunes ne m’a pas aider à aimer les araignées, mais cepandant elle m’a apprit beaucoup de chose que j’ignorai sur leur comportement.. Je me demande même si j’en ai pas deja vu dans le grenier chez mes parents.. (c’est cette histoire de cocon au plafonds du grenier qui m’y fait beaucoup penser..
Bref, merci de partagé tes passion, c’est trés instructif
ps: si au passage tu connait pas une sorte d’araignée(au autres bestiolles d’ailleurs!) qui mange les puces de parquets, j’aimerai bien que tu me dise
??? lol en faite c’est ce que je cherchai quand je suis tomber sur ta page.. UN PREDATEUR POUR LES PUCES DE PARQUETS qui ont envahit mon appart, et rien ne les fait partir..
le 10 juillet 2007 à 15:09
J’en ai chez moi caline et me suis faite (mordre ou piquer) un peu trop ishhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!
le 11 juillet 2007 à 11:01
Merci pour ton commentaire SPLaTeH… cela contribue à m’inspirer d’avoir écrit un article scientifiquement utile au sujet de cette araignée, somme toute méconnue.
Pour tes puces maintenant, ton problème est beaucoup moins simple que pour une quelconque présence d’araignées. En effet, il te faudra probablement consulter une entreprise de gestion antiparasitaire pour éradiquer une infestation de ta maison par des puces… à moins de te débarrasser du ton animal de compagnie.
Formellement, les puces sont des parasites externes qui s’attaquent aux mammifères et aux oiseaux pour en sucer le sang. Dans les maisons, on retrouve principalement la Puce du chat et la Puce du chien (qui ont une nette préférence pour ces derniers… mais qui peuvent toutefois attaquer l’homme à défaut de leur hôte principal).
Ces insectes aux ailes atrophiées ont un corps très plat mesurant moins de 0,5 mm d’épaisseur. Les puces peuvent incroyablement sauter à une hauteur de 20 cm sur une distance de 40 cm, mais c’est généralement par la marche qu’elles se déplacent. Les piqures faites aux humains ressemblent à celles causées par les moustiques. Après avoir piqué, la puce pond quelques œufs blancs qui ne sont ni fixés aux poils ni à la peau des animaux. Les larves ressemblent à des petits vers et ces dernières mangent des petits débris organiques (souvent dans les tapis de maison); puis elles forment un petit cocon d’où elles peuvent émerger au moment propice.
Sincèrement, d’un point de vue d’une éventuelle lutte biologique, bien qu’une multitude d’insectes prédateurs se nourrices des puces et de leurs larves, aucune ne peut éradiquer complètement une colonie dans une maison. Alors, je te conseille de prendre contact avec le vétérinaire de ton animal pour trouver une solution.
Bonne chance
le 11 juillet 2007 à 12:41
Merci, en faite c’est ce que j’ai fait deux ou trois jours apres mon post.. Mon chat se gratait tellement que apres une bonne douche(la pauvre) je suis aller chez le vétérinaire qui m’a presrcrit du Promeris en pipette(spot on cat) un produit similaire au frontline mais utilisant une autre mollecule (le frontline etait devenu totalement inefficasse chez moi..).. et niveau du traitement de mon appart, j’ai changer de méthode, j’avais deja depensser plus de 300euros en deux mois dans les pharmacies avec des produits en tout genre(fogger, spray, poudres…) donc je ne suis pas retourner chez mon pharmacien bien aimer, mais je suis allez au rayon jardinerie de mon supermarcher et j’ai acheter une bombe de Sem Action Foudroyante(Acariens, Puces, Tiques..) à 5 euros et quelques et ce produit est super, ca à reelment tuer les acariens(d’ailleur mon amie fait moins d’allergie depuis) et les puces ont été secher sur place, au bout de trois jours plus de puces et depuis bien 10 jours j’en ai pas revu une seule même pas sur mon chat!! De plus ici en normandie nous avont perdu plus de 10°C en quelques jours je pense que ca à aider aussi.. Salut. SPLaTeH’
le 12 juillet 2007 à 10:18
Bonjour Doisel,
Il n’y a rien d’exceptionnel de constater la présence de l’araignée jaune dans nos maisons, car c’est une espèce autant commune que prolifique. Toutefois, il s’avère que vous êtes le premier témoignage que je reçois à propos d’une morsure. Or, puisque je collecte des informations sur l’espèce en question (dans le but de lui démarrer une fiche Wikipédia), j’apprécierais beaucoup connaître les circonstances de cette morsure ainsi que ses effets.
Pour ma part, une nouvelle observation : j’ai remarqué avant-hier, dans la roulotte-radio à mon travail, la présence d’un Chiracanthium mildei bébé (gros comme une tête d’épingle). Or, déjà dotée d’une vélocité surprenante (elle a traversé l’étendue d’un mur en quelques secondes), je dois remettre en question l’indolence supposée de cette espèce le jour. En effet, nous étions aux alentours de midi au moment de l’observation.
le 25 septembre 2007 à 22:47
Salut!
Wow… j’étais loin de me douter que cette espèce de petite locataire que j’ai chez moi était vénéneuse…! Je la hai déjà d’avence particulièrement parce que chaque fois que j’en aperçoi une elle fait un bon énorme. Elle sont rapides et difficiles à tuer.
J’crois que j’vais avoir des difficultées à dormir pendant quelques nuits… Et en plus, elles se trouvent en majorité dans ma chambre à coucher… je crois qu’elles entrent par ma fenêtre. C’est inquiétant. Présentement j’utilise un araignicide puisque je ne voyais aucun autre moyen de m’en débarasser. Leur nombre commencais à devenir incontrolable… on en tuait environ une dizaine par soir.
Ça fait maintenant environ 2 ou 3 jours que j’en ai plus vu… j’espère que c’est terminé! Il ne me reste plus qu’à enlever tous ces cocons dans les coins de mes murs… J’imagine que puisque je les ai presque tous aspergés d’araignicide les oeufs ne survivront pas… jespere en tout cas!
Woah j’espere que je ne me ferai pas mordre! Surtout que j’ai tendance à faire des réactions allergiques à tout ce qui est étrangé à mon corps. Si jamais ^ca arrive! je vous redonne des nouvelles!
En espérant que non.
En passant, est-ce qu’il est nécéssaire de contacter un spécialiste si l’invasion recommence… ou simplement j’Essai de continuer à me battre? Je suis quand même prudente avec l’insecticide, je l’utilise lorsque je sais que nous serons absent de l’appartement toute la journée et j’ahère bien les pièces. Pour l’instant ça me semble la seule solution.
Merci pour les informations.. même si je n’aurais p-e pas du en savoir autant héhé!!
Jessica
le 4 octobre 2007 à 21:01
salut Carl !! je viens de trois-rivieres et ma blonde s,est fait mordre par cette araignée récemment!!
a 3 endroits raprochés,elle s,est levée avec ça et on se demandait! on y avait pensé a une morcure d’araignée,d’autant plus que j’en avait tué 3 récemment 2 dans un cocon ,dans les coins de murs et une en escapade sur ma télévision.
c’est donc en voulant chercher cette araignée semi blanche transparante , sur le net que je suis tombé sur ton article qui s’avère tres intéressant et qui a confirmé notre hypothèse.
sauff on va avoir de la misere a dorrrmirrrrrrrrrrrr ouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh lol merci bye bye
le 5 octobre 2007 à 5:27
Merci et bravo pour cet article
Je lutte depuis de nombreuses années contre le “mythe de la piqûre d’araignée”, qui me semble né de l’aversion qu’ont les gens pour cette petite bête pourtant utile et très belle si l’on sait la regarder.
Pourtant cette histoire de “morsure” semble avoir un fond de vérité…
Mais cela m”‘étonnerait que les douces côtes bretonnes soient infestées d’araignées mordeuses. Qu’en est-il des espèces françaises?
Connaitriez-vous un site ou un ouvrage qui trancherait définitivement la question?
Je dois clouer le bec à de nombreux arachnophobes.
merci
Tof.
le 13 octobre 2007 à 10:49
Salut Carl et Jeff!
Moi aussi je me fais piquer la nuit par quelque chose. Ce truc (qui a mon avis doit être cette araignée) me pique à trois endroits rapprochés (souvent sur le ventre ou sur la cuisse) tout comme ta copine Jeff. La piqure a 2 points dedans, vraiment comme une morsure d’araignée et non pas de moustique.
De plus, j’ai un nouveau lit et j’ai vérifié, je n’ai vraiment pas de punaises, puces etc. Par contre, j’ai des araignées (5 des 6 sortes d’araignées intérieures possible dans ma chambre)!!!!
Seul bémol, cette morsure-piqure ne fait pas aussi mal que celle d’une guêpe…. Quelqu’un peut m’éclairer?
le 13 novembre 2007 à 0:54
je voulais simplement vous demander comment la reconnaitre vraiement jai lu toute votre artique et sa ma vraiment intriguer reelement jaimerais savoir si vous etes de montreal ou dou etes vous je voudrais minterreser vraiement a cette article ou tout simplement prevenir une morsure ou tout simplement voir les symptome du a une morsure jai msn barrybonds2004@hotmail.com jadorerais parlé de votre article et tout merci de votre temps
le 22 novembre 2007 à 10:08
Bonjour,
Je suis contente d’avoir lu votre article. J’ai de ces arraignée chez moi et je me suis fait piquer récemment sur un bras lorsque je dormais, c’était assez douloureux. Moi qui n’ai jamais aimé les araignées, j’en veux encore moins chez moi. Merci d’avoir écrit cet article.
le 27 novembre 2007 à 11:38
Bonjour à vous Jessica, Jeff, Toff, Anne, JoeMaster et Cali !!!
Merci beaucoup pour vos commentaires, vos propos font pour moi parti du salaire de mon travail.
Juste un petit mot ici pour vous annoncer que je vous ai bel et bien répondu… mais dans un article consacré ici.
le 27 novembre 2007 à 17:04
Yark! J’habite dans un duplex construit dans les années 50, où il y a beaucoup de fentes dans les cadres de fenêtres, les murs, les planchers… alors je peux tuer jusqu’à trois araignées par jour «les bons jours».
J’ai déjà eu des insectes qui ont grimpé sur mes jambes pendant que j’étais à l’ordi… alors fini les claques automatiques, je souffle dessus très fort et puis VLAN!
J’ai déjà été mordue par une araignée sur le dessus du pied quand j’étais petite, cela a laissé une marque permanente.
En défaisant mon lit pour me coucher le soir il y a 3 semaines environ (mon drap est plié par-dessus ma douillette), j’ai justement vu une araignée très pâle (elle m’a parue beige pâle sur le couvre-lit noir) sortir d’en dessous du drap plié et décamper à vitesse grand V. Moi aussi je porte attention à la vie animale urbaine (je m’y connais plus en oiseaux qu’en insectes, par exemple). Il y a plus d’une sorte d’araignée chez moi car j’ai aussi vu une toile «octogonale» (épeire diadème je crois) et j’en trouve souvent cachées en dessous de ma planche à découper en verre dans la cuisine, sous la tablette du comptoir aussi, et il n’y a pas de toiles mais j’ai vu souvent des cocons au plafond. Là, la guerre est déclarée!
Mon fils travaillait comme moniteur dans un camp de vacances dans la région de Sherbrooke il y a deux ans, il dormait avec les jeunes dans un chalet à trois dortoirs, dans un sac de couchage. À un moment donné il s’est réveillé un matin avec une énorme bosse pas mal comme celle que tu montres sur la photo, mais plus grosse et plus près du genou. Le milieu de la bosse est devenu bleu, ce qui montre qu’il a été pincé fortement et qu’il avait nécrose. Cela a mis plusieurs semaines à guérir. C’est probablement l’araignée jaune la coupable.
Prévention? Je suppose que c’est mieux d’ouvrir et de secouer son sac de couchage comme il faut avant de se coucher et de ne pas le laisser déroulé pendant le jour… mais ça ne fera rien si la vlimeuse se promène la nuit…
Merci pour l’info!
le 28 novembre 2007 à 21:41
Salut,
Très intéressant cet article. Moi qui me suis longtemps intéressé aux insectes et arachnides dans ma jeunesse ! Comme vous, je combattait la légende urbaine des araignées vénéneuses au Québec. Maintenant je sais que ça existe et au moins je vois tout de suite de quoi a l’air une réaction allergique au venin, si jamais ça arrive. Chez moi je n’ai vu que quelques fois des araignées zébrées, ou encore des faucheux (une fois ou deux) mais sans plus. En tout cas, si je trouve des cocons, maintenant je sais que je dois vite les supprimer.
le 29 novembre 2007 à 17:30
J’en ai encore tué deux hier! Une était cachée sous mon micro-ondes.
Et puis j’ai trouvé un cocon dans mon garde-manger, sous une boîte à biscuits en métal. YARK, le coeur m’a levé.
le 5 février 2008 à 18:06
J’ai lu tout cela avec intérêt…
Bon… les araignées sont utiles… elles nous mangent quantité d’insectes nuisibles (moustiques etc…)
Nous n’intéressons pas les araignées car elles ne se nourrissent pas de sang (contrairement aux moustiques et autres insectes désagréables…)
Effectivement, elles peuvent mordre si elles sont coincées dans un vêtement, dans un lit ou si on les embête…
La plupart des piqures de nuit ne sont pas imputables aux araignées, il y a beaucoup d’autres insectes intéressés par notre sang… mais bon… ça peut arriver bien sûr !!… mais très rares sont les personnes ayant repéré la bestiole qui les a piqué/mordu…
De plus, la plupart de temps, les araignées mordent “à sec” car leur venin leur est très précieux… mais là encore, “ça” peut arriver…
Ceci dit, je conseille effectivement de mettre “vos” araignées jaunes (et autres…) à l’extérieur… elles n’ont rien à faire dans vos chambres…
Evidemment, je ne connais pas les araignées du Canada et ici, en Belgique, nous n’avons rien de dangereux…
Ce qu’il faut dire aussi, c’est que les Tégénaires par exemple, vous savez, les grandes noires qui “voyagent” dans nos maisons en automne (c’est souvent des mâles à la recherche de femelles…) sont des araignées utiles… je sais, elles ne sont pas belles mais elles n’en peuvent rien… De plus, il est reconnu que certaines Tégénaires, atrica, parietina par ex, empêchent d’autres araignées moins “cools” de rentrer à l’intérieur de nos maisons… mais bon, leur place est dans la cave, au grenier ou encore dehors si vous êtes arachnophobes… Mais ne les tuez pas… un verre dessus, un carton en dessous et zou… dehors !!
Je les prend en photos depuis quelques années maintenant mais chacun à sa place… la chambre à coucher doit être “clean”…
Voilà une première réaction à cet intéressant article…
Richard
richardunord’s last blog post..Dysdera marocaine - Araignée
le 3 avril 2008 à 9:40
Salut!
Je viens tout juste de tuer une de ces araignées. J’avais des remords… Je n’en ai plus.
Je croyais à tord également, que les araignées du Québec étaient inoffensive. Maintenant, je sais et plus jamais je ne dormirai sur mes deux oreilles. Plus jamais, je ne dormirai nue.
J’ai peur!
le 17 mai 2008 à 16:43
Salut Carl,
Je suis un collectionneur d’insectes et j’ai trouvé cette araignée… En fait, il y avait une colonie de cette espèce dessous mon cabanon. Je trouvait son comportement bizarre alors j’ai décidé d’en apprendre plus sur cette araignée et je suis tombé sur ton site. J’ai trouvé ton site très intéressant et j’ai beaucoup appris en lisant le texte. Je vais pouvoir me méfier et observer d’avantage la Chiracanthium mildei grâce à ton site donc je te remercie pour les informations pertinentes…
le 10 juin 2008 à 15:41
bonjour,
Il y a quelques jours jài séjourné une nuit dans un hôtel de Lévis et lendemain midi mes yeux ont commencé à enfler et jài constaté une trentaine de piqures sous un bras. Lènflure est presque terminée, sauf sur une joue. Mon épouse n`a eu aucune piqûre. Dans vos articles, je n`ai pas lu que de telles réactions ^puissent se produire. S`agit-il vraiment dùne piqûre par une araignée jaune ou si ces piqûres ont pu être faites par un autre insecte, telle que puces, punaises, etc?.Merci pour notre réponse.
le 10 juin 2008 à 16:31
Bonjour Claude,
Depuis (un an) que cet article a été publié, je n’ai toujours pas eu de réponse équivoque quant à l’existence de morsure nocturne d’araignée au Québec. Par ailleurs, l’araignée n’ayant aucunement besoin de sang humain, une multitude de morsures démontre assurément que ton malfaiteur n’est pas une araignée.
Dans une chambre d’hôtel comme dans ton cas, tout me laisse entendre que tu as eu affaire à des punaises de lit (Bed bugs), un classique. C’est d’ailleurs au Québec, le pire insecte à côtoyer en état de sommeil.
Je te cite ici cet extrait tiré de Wikipédia :
« Les punaises des lits sont actives la nuit lors du sommeil de leur hôte. Leurs piqûres désagréables peuvent s’avérer très incommodantes pour les personnes allergiques. Les infestations de maisons et d’hôtels sont en forte augmentation depuis quelques années ».
La prochaine fois, à titre préventif lorsque vous voyagez, n’hésitez pas à poser la question si l’hôtel éprouve ce genre de problème avant de choisir votre chambre à coucher.
le 22 juin 2008 à 18:36
J’ai beaucoup de ces araignées chez-moi, j’habite à Trois-Rivières …. si celles-ci sont vénimeuses et donc, nuisibles à l’humain…. elles le sont certainement pour mon chaton? On diraient qu’elles viennent par périodes … pendant deux à trois semaines j,en ai beaucoup, je les chasse… elles disparaîssent…. un mois après, elles reviennent, ainsi de suite. Ton article a été comme une alarme pour moi, qui les croyais innofensives. Comme plusieurs, j,ai les cocons dans les coins des murs et ;a plusieurs reprises j’en ai trouvé dans ma lessive ( la face que j’ai faite la première fois…. elles se déplacent TRÈS vite)!
le 28 juin 2008 à 18:51
Merci, pour tes précieux renseignements, je savais que je m’étais fait piquer par une araignée. Voici mon histoire Il y a 1 mois et 1/2, je me suis fait réveillée par une forte démanagaison, j’ai constaté que j’avais été piquée probablement par une araignée sur ma cuisse droite. Deux jours plus tard, cela me semblait infecté et j’ai fait une pression avec mes doigts pour faire sortir le pus… erreur!! Deux jours plus tard, le médecin m’a dit que j’avais de l’herpes et m’a prescrit des antiviraux… le lendemain j’avais des antibiotique et le surlendemain j’étais aux urgences au CHUL à Québec diagnostique: herbe à puce surinfecté!! traitement: antibiotique intra-veineux X 10 jours + 5 jours par la bouche. J’ai eu beau dire aux médecins que je connaissais bien l’herbe à puce et que je n’avais pas été en contact avec cette herbe. Ils n’ont jamais crus à mon histoire de piqure et moi jamais à la leur. Je peux affirmer que la photo qui est plus haute est réaliste, lorsque je la regarde, je revois ce que j’avais sur la cuisse. Horreur!! j’ai été malade 3 semaines et j’ai encore la peau marqué.
Donc il y a de ces araignées à Québec des “Chiracanthiums” je ne souhaite à personne de se faire piquer par ces bébètes.
Je vais faire parvenir ces précieux renseignements à l’infectioloque qui m’a suivi.
Encore merci France