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Aujourd’hui, je me permets un texte acidulé (Richard Martineau est professionnellement payé pour en écrire, les blogueurs peuvent donc en faire autant). Par ailleurs, je vous préviens d’avance, ce sera donc plus agressif que d’habitude, voire excessif. Mais voyez-vous, Richard Martineau est l’une des rares personnalités québécoises pour qui j’éprouve une aversion aussi puissante; et si j’ai été capable un jour de donner la main à Stéphane Dion (à mon grand étonnement), il est certain que je ne pourrai jamais en faire autant avec cet impertinent bouffon.
Mais pourquoi tant de haine ?
Dès que j’aperçois Riri le clown, je n’y peux rien : mon estomac se noue de dégoût et le sang me monte au cerveau… tout mon être se met en mode «agression» : et si j’ai le malheur de canaliser un tant soit peu mon regard sur sa face à claque, le primaire goût de lui faire violence s’invite d’emblée (j’exagère à peine, je suis très sérieux). Si bien, vous comprendrez, qu’afin de préserver mon humeur convenable, il y a bien longtemps que j’ai arrêté de le lire ses infectes feuilles de chou. Toutefois, depuis que son vernis «d’intellectuel» se désagrège, force est de constater que Riri le clown s’affirme maintenant comme une icône dans les sphères populaires.

Riri, finalement à sa place… il devrait maintenant s’y retrancher
Bref, certains bien-pensants me diront, «vivre et laissez vivre», nous sommes bien toujours libres de ne pas lire Martineau. Cependant, puisque ce dernier est partout (Il écrit ou il a écrit dans le JDM, le TV Hebdo, le Elle-Québec et L’actualité. Puis il sévit ou il a sévi sur les ondes de Radio-Canada ou du 98,5. Il est animateur à Télé-Québec et on l’a invité comme commentateur politique ou culturel sur toutes les chaînes), puisque Riri impose ses opinions «fa$t-food» sur tout et n’importe quoi, force est d’admettre que Richard Martineau influence… si bien que ce dernier accentue l’aliénation de notre société. Formellement, pendant que certaines personnes proposent concrètement des idées aux diverses problématiques sociopolitiques que l’avenir impose, le show de boucane à Riri lui, divertit l’attention publique… et contribue à nous faire socialement tourner en rond. Or, comme le dit si bien Rafael Ouellet, le fondateur du groupe Facebook «Martineau, quand est-ce que tu prends ta r’traite?», Martineau ne se soucie pas d’être conséquent, il se sert des ses différentes tribunes de façon irresponsable pour animer son petit $pectacle.

Le spectacle à Riri : le bouffon du roi
La censure moderne n’est plus la restriction à l’information (merci Internet), mais le déferlement continu d’information non pertinente à l’intérêt collectif (via les mass-médias). En envahissant l’espace intellectuel des Québécois, Richard Martineau s’avère une personnification idéale de ce système… il est l’un des barreaux de la prison intellectuelle des Québécois. Alors, par sa valeur «politique» pour les forces souhaitant faire du Québec une société immobile, il n’est pas étonnant que Martineau soit si bien rémunéré pour son «travail» de geôlier socioculturel. C’est à dire, d’attaquer de façon systématique les idées émergentes remettant en question l’ordre du système.

Malgré son «à-plat-ventrisme», Martineau ne se sent pas petit. Est-ce à cause de son salaire ou parce qu’il adule les États-Unis qu’il se sent aussi grand ?
Le père spirituel des Plateausards
Par ailleurs, je pense aussi que Martineau a une part de responsabilité quant aux sentiments négatifs que peuvent éprouver les Québécois de l’extérieur de Montréal sur les habitants de leur métropole. En effet, à une certaine époque, fort de sa tribune dans le journal culturel Voir, ce dernier s’autoproclamait à tout vent comme un INTELLECTUEL… et crachait allègrement son venin contre le Québec «non culturel». Or, parallèlement, il faut dire qu’au début des années 90, le Plateau Mont-Royal commençait justement à défrayer la manchette comme un endroit en pleine ébullition culturelle. Si bien qu’il était parfaitement naturel pour le journal Voir de couvrir davantage les activités culturelles dans ce quartier (l’endroit où est concentré le plus d’artistes dans tout le Canada). Toutefois, se servant de l’attrait pour le Plateau, sieur Martineau en est arrivé à devenir officieusement un porte-parole (par association à la culture). Encensant ainsi de façon caricaturale les traits du Plateau Mont-Royal (sans vraiment l’habiter et le comprendre), Martineau poussait grossièrement son genre prétendument «branché». Se considérant comme un citoyen du monde, supposément à gauche de par son opposition binaire au nationalisme, il était pour lui de bon ton d’être condescendant envers les «attardés» du Québec profond. Baba cool et bien-pensant, «intellectuel» blasé au-dessus des partis-pris politiques, accent métrosexuel étudié, Martineau développa un genre en soi : un style pour tous les fumistes en recherche d’identité.
Non mais, écoutez-moi cet accent “zezottant”… vraiment énervant!!! Le pire c’est qu’il se pense cool et raffiné. D’ailleurs, observez bien le nombre de fois que cet hétérofolle se passe la main dans les cheveux.
Puis, j’ai commencé à m’apercevoir que des bourgeois fraîchement débarqués dans les condos de mon quartier se prétendaient être du Plateau (moi, les Yuppies de la banlieue qui s’installent cavalièrement dans mon quartier avec leurs grosses voitures, j’appelle ça des Plateausards). Dans leur bouche, particulièrement quand ils ont la chance de se faire remarquer sur l’une de nos terrasses extérieures, nous sentons cette emphase sur le mot «PlÂtoooh», cette volonté de se sentir «Hip»… ce pathétique besoin d’exprimer fortement «leur» nouvelle identité afin de démontrer leur «supériorité» culturelle. Or, en me mettant dans la perspective d’une personne de la région, j’ai compris qu’il y a avait vraiment matière, finalement, à détester «ces gens du Plateau» (du moins, nos caricatures). Subséquemment, en réaction, pouvons-nous penser que Martineau mettait ainsi en place les conditions sociologiques nécessaires à l’émergence du filionisme en région?

Le jour où le Plateau ne sera plus perçu comme le quartier «tendance» (j’hais ce mot), les Plateausards délaisseront mon quartier pour le nouvel endroit au goût du jour
Coke vs Pepsi
Parlant de Jeff Fillion justement, j’ai toujours pensé que ce dernier était à Québec ce que Martineau était à Montréal. Malgré leur supposée différence idéologique, ils sont les deux faces distinctes d’une même pièce de monnaie. Formellement, ces deux démagogues jouent exactement le même jeu : dire n’importe quoi pour attirer l’attention (et augmenter les revenus publicitaires de leurs employeurs respectifs). Finalement, c’est le profit de leur petite entreprise qui motive l’essence de leur propos… si bien que pour nos deux populistes nationaux, les idées ne servent ainsi qu’à mieux adapter leur objectif économique aux spécificités régionales des marchés visés. Bref, tels deux opposants au tennis, Martineau et Fillion pouvaient bien s’échanger mutuellement invectives et attentions… il n’en demeure pas moins qu’ils faisaient la promotion du même sport. Puis franchement, Martineau vs Filion, Montréal contre Québec… se battre les uns contre les autres (au nom du profit personnel de quelques baronets), ne sommes-nous pas en train de perdre l’objectif collectif d’une société meilleure. Pas étonnant que Riri et Jeff ont toujours matière à dire contres les idées progressistes qui menacent l’ordre de leurs petits fiefs respectifs.

Déconnecté de l’intérêt collectif (comprendre socialement corrompus ?!?), Martineau et Fillion peuvent bien affirmer que la souveraineté du Québec est un concept dépassé.
Si bien que, comme le dit l’internaute Matt Legrind sur le blogue de Steve Proulx, ce qui agace avec Martineau n’est pas tant le fait qu’il soit un populiste fini dont la seule occupation est de haranguer la foule, mais plutôt qu’il refuse de se percevoir comme tel. C’est-à-dire le digne successeur d’André Arthur et Gilles Proulx… un démagogue dont la seule pertinence est de faire rentrer des profits dans les poches de ses patrons en provoquant des réactions. Bref, la recette de Martineau est finalement simple : parlez-en en bien, parlez-en en mal, l’important est de faire parler de soi. Or, bien qu’il y aura toujours des (petits) opportunistes pour exploiter les avantages de ce mécanisme sociomédiatique, nous devons cependant constater que les adeptes de cette formule ne sont pas réellement motivés par un authentique désir de réflexion… si bien que Richard Martineau ne devrait jamais plus être qualifié d’intellectuel.

(D’ailleurs, tentant justement de définir ce que devrait être un intellectuel, Dany Laferrière a dernièrement écrit un excellent article à ce sujet).
Une recette facile et socialement non constructive
Ayant donc perdu sa couverture d’un supposé homme du Plateau (il est de Verdun), étant rejeté par les vrais intellectuelles, admirez maintenant dans cette nouvelle chronique, le virage à 180° de Richard «l’anguille» Martineau. Bien qu’en termes de propos, je suis cette fois parfaitement d’accord avec la teneur de cette chronique, je trouve bien paradoxal que Riri évoque FINALEMENT le discours de la région. Tabarnaque, après avoir joué à fond la carte montréalo-centriste des années durant (d’ailleurs, il avoue dans cet article être lui-même perçu en région comme un «fendant du Plateau»), ne le voilà t’il pas considérer l’autre point de vue. Or, doit-on dire merci à la commission Taylor-Bouchard pour ce changement d’opinion… où est-ce simplement que Riri se met au diapason de sa nouvelle clientèle (celle s’alimentant au réseau Québécor).

Après s’être approprié l’identité de mon quartier (pour mieux la galvauder), après s’être approprié le statut d’intellectuel, après s’être approprié les vertus démocratiques de la franchise et de la libre expression, Riri le clown se fait maintenant un fervant promoteur de la culture populaire… ou devrions nous dire, de la «peopoli$ation»
Voyez-vous, Martineau a le sens de savoir exprimer ce qui lui donnera une position unique; il appelle cette formule «faire l’avocat du diable». Si je conviens qu’il devrait être essentiel d’appréhender les perspectives de la position opposée avant de critiquer un sujet donné, Riri n’agit pas ainsi par honnêteté intellectuelle. En effet, dans le cas de Martineau, l’objectif est souvant de démarquer ses opinions des autres commentateurs afin d’exploiter l’attention issue d’une position unique. En définitive, je persiste à penser que les propos de Martineau seraient conditionnés par une logique de marché (les propos qui se traduiront en rentabilité économique) plutôt que par ses réelles opinions. Et maintenant, dire que son actuelle chronique au JDM est ironiquement intitulée «Franc-parler».

Lorsqu’il était rédacteur au Voir, face à un lectorat de gauche, la formule de Martineau consistait à être l’intellectuel cool qui allait à contre-courant des idées naturelles de son public (comprendre ici l’avocat du diable… ou de la droite selon le point de vu). D’ailleurs, après la défaite référendaire, rappelons-nous que Martineau fut le premier des «gauchistes-intellos» à entamer la litanie du blues souverainiste. PQ-Bashing au menu, Martineau aimait bien dénigrer le nationalisme québécois, ce supposé projet xénophobe issus de la droite régionale. Déjà donc, je pense que Martineau télégraphiait son intention de graduer les échelons salariaux en direction des tribunes corporatistes. Avons-nous en Martineau le digne successeur d’André Pratte à La Presse ?

Dans un de mes précédents articles : Normaliser le radicalisme pour oxygéner notre démocratie, je préconise le radicalisme intellectuel afin contrer la pensée unique issue du discours adaptable des employés du système.
Les supposés « francs-tireurs »
Ainsi donc, dans notre société structurée dans l’idéologie néolibérale, n’est-il pas triste de constater que ce sont les éléments les plus intellectuellement malléables (corruptibles) qui dénotent les meilleures aptitudes à atteindre le succès (l’actuelle affaire Schreiber en est d’ailleurs un autre exemple que les politiciens corruptibles réussissent mieux que leur contraire). Parallèlement, puisque le modèle Martineau est parfaitement adapté au système en place, il est logique, malheureusement, qu’il soit aussi un exemple gagnant pour qui le succès économique est une priorité. En ce sens, le meilleur exemple ici est évidemment le cas de Patrick Lagacé, le coanimateur de Richard Martineau à l’émission Les Francs-Tireurs.

À la place de Lagacé, je me méfierais quand même de son nouveau pote. En effet, sans aucune gène que ce soit, Martineau a par le passé trahi quelques partenaires (Jean Barbe, Benoît Dutrizac, et l‘équipe du Voir au grand complet). Voyez-vous, dans sa grille de valeur, les affaires semble être priorisé sur la loyauté et l’amitié
Déjà, qu’entre les reportages de leur émission, ce duo se permet de lâchement commenter les idées de leurs invités, tous laissent entendre que le jeune équipier de Riri soit aussi son réel complice dans la vie de tous les jours… voire carrément son disciple. Or, non seulement, ces deux «journalistes» font de la polémique leur principale recette pour attirer l’attention populaire, mais nous pouvons certainement penser qu’il y a une collusion professionnelle entre les deux acolytes. Franchement, ne trouvez-vous pas particulier qu’en 2006, Lagacé a quitté le Journal de Montréal pour La Presse, puis soit instantanément remplacé au JDM par son mentor des Francs-Tireurs (qui était auparavant au journal Voir)? De la sorte, si cette combine fut certainement tramée des jours en avance, voire carrément planifiée en catimini, il me semble évident que ces complices peuvent aussi très bien ajuster l’objectif de leur propos (politique) dans leur tribune respective. Vous le constaterez donc, le milieu des médias au Québec est malheureusement tissé serré, et tout ce petit monde gravite autour des mêmes univers… voire des mêmes intérêts.

Vous savez peut-être que Madame Martineau, (Sophie Durocher) détient une chronique d’humeur dans le Châtelaine… alors que Riri a également sa propre chronique mensuelle dans le Elle-Québec.
Les Franc tireurs à Télé-Québec, Martineau à Quebecor, Lagacé à Gesca, Madame Martineau à la SRC!!! Décidément, ce petit réseau en couvre bien large. Et maintenant, combien vaut (politiquement) pareille caisse de résonance médiatique ? Certainement le prix de leur gras salaire. Pas étonnant que pour Lagacé, les mécanismes de sélection sociale générée par le système néo-libéral, les liens entre les médias corporatistes et les intérêts politiques, la convergence médiatique, puis les complots politiques de tout acabit, sont évidemment des idées totalement farfelues.
Patrick Lagacé à tout le monde en parle, admirez la couleuvre pa-potiner.
Le cheminement journalistique de Lagacé
Tant qu’à s’arrêter sur le sujet Patrick Lagacé, il est intéressant d’analyser l’évolution de son cheminement professionnel. Pionnier québécois de la blogosphère journalistique, Lagacé a rapidement su saisir l’avantage de sa position novatrice en mêlant à qui mieux-mieux ses opinions personnelles au journalisme d’enquête. À cet effet, ce dernier s’est vraiment fait connaître au JDM par la révélation d’un supposé système d’écoute secret chez le syndicat des cols bleus de Montréal (les affirmations de Lagacé sont très bien démontées ici par Pierre Dubuc). Or, cet acharnement contre son président d’alors, Jean Lapierre, était bizarrement publié dans le contexte d’une lutte électorale à la direction de ce syndicat, si bien que ces attaques cherchaient probablement à déstabiliser l’organisation des cols bleus. Jeune loup au caractère intrépide, Lagacé démontrait ainsi son audace et ses capacités à pouvoir jouer dans le ring politique… mais surtout, sa disposition à se faire employer par les intérêts du capital. S’en prenant ainsi à divers souverainistes notoires (Jean Lapierre, Richard Bergeron, Julien Poulin, Pierre Falardeau), Patrick Lagacé aura finalement trouvé chaussure à son pied en $cribouillant pour le compte de Power corporation.
D’ailleurs, un ami m’a dernièrement témoigné ne pas comprendre le lien quant au style populiste de Patrick Lagacé et les intérêts élitistes de son journal fédéraliste. Pour ma part, je pense que Lagacé amène justement vers La Presse un nouveau genre de clientèle. C’est-à-dire un habile mélange entre l’internaute branché (par son blogue prolifique quelquefois intéressant) à un genre régional proche de l’ADQ. Ensuite, parce que Lagacé avait déjà un certain public au JDM, il est logique de penser que ses lecteurs auront continué de suivre ses articles dans la cyberpresse. D’autre part, la valeur politique de Patrick Lagacé réside justement dans le fait qu’il repousse toute étiquette que ce soit (tout comme Richard Martineau). S’affichant ouvertement comme un électeur refusant fièrement de voter, ce dernier recherche probablement à s’affilier la clientèle indécise (voire confondre les souverainistes). Mais ne soyons pas naïfs, comme tout bon journaliste de Power corporation, Patrick Lagacé connaît les limites de son employeur; or, si ce dernier peut malmener des souverainistes en toute impunité, en faire autant avec des fédéralistes lui est surement interdit. Puis, Lagacé sait monter au front lorsque nécessaire. À ce sujet, mentionnons son dernier fait d’armes, et non le moindre : c’est-à-dire d’être le premier commentateur médiatique du Québec à dénigrer le projet de loi du PQ sur la citoyenneté québécoise. En définitive, si présentement Patrick Lagacé se prétend «neutre» sur la question nationale… vous pouvez toutefois être assurés que son employeur l’enverra en première ligne lorsque sera le temps de contrer un troisième référendum sur l’indépendance du Québec. Bref, à ceux qui ne le comprennent pas encore, Patrick Lagacé est une excellente acquisition pour la fédéraliste équipe de Gesca.

Qui ici a encore des doutes sur la démarche politique de Patrick Lagacé ?
Contre-attaque 2.0
À lire mes griefs contre le tandem Martineau/Lagacé, certains penseront que je règle simplement des comptes personnels. En effet, il est vrai, j’ai déjà eu maille à partir avec ces derniers : Lagacé m’ayant déjà répondu par un texte dédié sur son blogue, Martineau ayant censuré la plupart de mes commentaires sur le site web du Voir (quel grand démocrate).

Dans mon article, L’histoire d’une boucle bouclée, j’y explique la genèse de mon ressentiment initial envers Martineau
Mais la vérité est encore plus simple : formellement, je suis un militant… un activiste se battant contre un système socio-économique; or, je réagis naturellement à la malhonnêteté intellectuelle des valets de cet ordre. Puis, quoi de plus enrageant que de s’apercevoir que ces «critiques» à la solde du pouvoir puissent atteindre le succès en crachant leur mépris (rémunéré) sur les réelles lumières intellectuelles… ces personnes qui tentent de faire progresser notre société. Voyez-vous, au centre du propos de Richard Martineau, il y a cet axe qui discrédite tout mouvement émancipateur. En aucun cas, ce supposé critique… n’attise justement la pensée critique. Au contraire, il l’étouffe, la nivelle… il est une insulte à notre intelligence collective. Sans jamais à être constructif et respectueux de l’intelligence d’autrui, Martineau s’accapare pourtant les titres de critique et d’intellectuel, puis, s’impose ironiquement dans la sphère publique comme un champion du franc-parler et de la liberté d’expression. Pourtant, du haut de son statut de chroniqueurs professionnels, Martineau aura toujours craché sur le potentiel démocratique du Web 2.0.
Déjà, à la fin des années 90, Martineau s’en prenait à la crédibilité de l’Internet. Digne de n’importe quel réactionnaire à la solde de l’ordre établi, ce dernier n’appréciait manifestement pas de partager son privilège d’expression avec les Internautes. Or, un critique… qui évite d’affronter la critique; un chroniqueur valorisant la liberté d’expression… qui dévalorise l’Internet et censure des commentaires pertinents sur son blogue!!! N’y t’il pas un son qui cloche ici… pouvons-nous penser que Martineau sentait son statut menacé par l’émergence du Web 2.0 ? En définitive, n’avions-nous pas déjà les signes que Martineau n’avait simplement pas le talent pour occuper son emploi ?
D’ailleurs, cette impression m’a dernièrement été confirmée lorsque l’humoriste Dieudonné a planté le couple Martineau-Durocher sur les ondes de TV5. Effectivement, durant un souper animé chez Luck Mervil, Dieudonné y affirmera aimer l’Internet parce qu’il permet à tout et chacun de s’exprimer. Puis, l’humoriste y prédira même la disparition de la profession de journaliste au profit de ce dernier : «Internet permet un dialogue et un discours, un vrai débat avec de vraies oppositions. Aujourd’hui, on a des médias avec une sorte de pensée unique où le débat est extrêmement limité». Ce à quoi Madame Martineau répliquera, insurgée : «Les journalistes sont imputables. Alors que sur l’Internet, tout le monde peut dire n’importe quoi!».

«Je vous trouve médiocre dans votre raisonnement, vous êtes facile»
- direct de Dieudonné dans la face de Richard Martineau
«En vieillissant, on s’embourgeoise un peu et on entre dans des cases, des carrières, qui font faire des concessions. Je ne parle pas de Richard particulièrement…»
- crochet gauche de Dieudonné dans la face de Richard Martineau
Bref, à une certaine époque, lorsque Richard Martineau était chroniqueur au Voir, mon opinion à son sujet était forcément marginale (puisque mon pouvoir de diffusion était quasiment nul), voire carrément censuré par ce dernier. Or aujourd’hui, à l’heure du Web 2.0, permettez-moi de prendre un certain plaisir à constater que je ne suis pas le seul à honnir la position sociale de Richard Martineau.

D’ailleurs, grâce à Facebook, voilà que les partisans «pour sa retraite» se recensent dorénavant dans un groupe. Évidemment, étant un membre assumé de ce groupe, je vous invite à y adhérer; d’autant plus qu’il y a même quelques personnalités publiques qui s’y sont déjà inscrites.
Puis, en guise de conclusion, je vous laisserai ci-dessous une collection des meilleurs textes du Web anti-Martineau (je vous conseille fortement de lire celui de Christian Mistral… Totalement jouissif). Et n’en déplaise au principal intéressé, mon blogue est bien indexé, voire, apprécié par Google. Cette fois, mes griefs trouveront écoute… cette fois, le public jugera de lui-même si mes propos à son égard méritaient d’être censurés. D’ailleurs, au passage, je vous invite même à comparer la qualité globale de mon blogue (bénévole) à celui rémunéré de Richard Martineau… et dites-moi qui d’entre nous deux détient réellement le franc-parler.
Alors, M. Martineau, je vous souhaite bien du plaisir au purgatoire de la blogosphère. Peut-être êtes-vous parvenu à ramper jusqu’au succès économique, mais vous ne l’emporterez pas dans les archives de nos mémoires collectives.
Maintenant, vous m’excuserez; mais j’ai assez perdu temps avec cet impertinent fumiste… ce pathétique bouffon du roi.
Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens. Il dépense plus qu’il ne possède. Un jour, il fera faillite!
- Dany Laferrière
• Re : Le Procès (de moi-même, un texte datant de 10 ans déjà)
• Libérez-nous de Martineau (de Michel Brûlé)
•Richard Martineau fait un fou de lui (de Louise Cousineau)
• Maintenant, le cas Martineau (de Renart L’éveillé)
• Mettre en contexte pour se mettre en train (de Christian Mistral)
• Tant qu’à rien dire… dites-le à tout le monde (de Rantes)
MOTS-CLÉS: convergence médiatique • culture populaire • Jeff Fillion • journal Voir • manipulation médiatique • médias • néolibéralisme • Patrick Lagacé • Plateau Mont-Royal • Plateausard • Politique nationale • Québécor • Richard Martineau • Sociologie • Web 2.0





![Track: Date of Expiration [Unit's Bad Eggs Mix by Unit 187]
Artist: Funker Vogt
Album: Revivor
Genre: Techno Industriel replacing](/images/blank.gif)

le 8 janvier 2008 à 23:18
Jouissif le texte!
Merci pour la plogue!
le 9 janvier 2008 à 15:10
Très bien, j’aurais aimé avoir les capacités d’en faire autant et aussi bien. Bon travail.
http://lewannabe.blogspot.com/2008/01/martineau.html
le 9 janvier 2008 à 16:10
Excellent !
le 9 janvier 2008 à 17:00
Méchant billet! Excellente description de la pollution qui règne dans les médias.
le 9 janvier 2008 à 19:48
Wow… Merci pour avoir (enfin) exorcisé ma haine envers ce bouffon inutile. Quand il a remplacé l’excellent Jean Barbe à l’éditorial de Voir, il était pas mal. Belle plume, sujets intéressants… Mais on a vite compris la recette. Monsieur disait le contraire de sa pensée et celle du Plâteau afin de provoquer. Y’en a comme ça. Ça les sécurise. J’ai vraiment décroché lorsqu’il s’est mis à “blaster” Michael Moore. Et puis son passage à la radio… intolérable. Une voix qui résonne comme un vilon joué par un enfant de trois ans…
Bravo encore pour l’article. T’as travaillé fort!
le 10 janvier 2008 à 13:49
Le simple fait de se bâtir une carrière sur le dos d’une ressource naturelle et par surcroît la corrompre pour ensuite la “livrer” gratuitement à quiconque est susceptible de faire rouler l’économie locale me suffisait déjà à le mépriser mais maintenant suite à cette lecture il aura presque réussi à atteindre le même niveau d’aversion que m’inspire un certain Mario et c’est avec une grande jouissance que je le dis en prenant soin de n’utiliser aucune figure de style,aucun jeu de mots et surtout aucun calembour qui auront tant contribué à me faire détester l’ecriture de la personne intéressée dont il est question ici.
Quelle charge!Bravo Radicarl
le 20 janvier 2008 à 12:57
Bravo pour cet excellent article !
le 24 janvier 2008 à 10:48
C’est vrai qu’il est un peu n’importe quoi ; hier il parlait au Doc Mailloux à son émission sur LCN, alors qu’il y a quelques moi il traitait Mailloux de dangereux psychopathes. En fait Martineau est un peu le Éric Zemmour québecois.
le 25 janvier 2008 à 21:07
Ca me fait toujours plaisir de lire des gens comme moi qui ne peuvent pas sentir Tartineau et,entre nous,je croyais que la carrière de ce radoteur allait prendre un sérieux coup après sa piteuse prestation au 3950 mais quelle ne fut ma surprise de l’entendre quelques jours plus tard chez Paul Arcand à titre de remplaçant provisoire de Jean Lapierre…faut le faire…
Que voulez-vous,beaucoup de gens et à plus forte raison lui-même ne sont pas prêt d’avoir le sentiment de son néant…
le 5 février 2008 à 17:39
Ciel! J’suis vraiment content de voir, de lire, que des gens sont comme moi, qu’ils détestent tout autant que moi ce bouffon qui a une opinion sur tout tout tout et surtout sur rien. Parfois j’aime l’appeler Richard HomirtiRoy…tout aussi imbuvable que le brillant, le trop brillant imbu de lui-même DemiRoy de la Première Chaîne (contrat de 10 ans, faut l’faire tabarnak). Ces gens sont incrustés pour longtemps car les epsilions préfèrent qu’on pensent pour eux…Si tout l’monde en parle c’est que ça doit être vrai et bon…Moi qui écoutait abondamment la radio hertzienne je n’en n’écoute presque plus depuis l’avènement de la baladodiffusion et des lecteurs MP3. Je vous invite à découvre sur BFM Chine Hebdo ou sur France Inter “2000 ans d’histoire”…on se rend ainsi compte qu’on fait pic pic en radio ici. À part les Bouchard et Languirand, que du remâché, du mal remâché en plus!
Vive les médias non conventionnels!
le 22 février 2008 à 3:48
Je considère aussi Martineau comme un être au raisonnement médiocre, mais de la à vouloir le censurer…
Il s’enlise lui-même en courrant 25 lièvres (tribunes) à la fois. Laissons le faire pendant que nous nous bidonnons grassement sur son cas.
“The show must go on”
le 28 février 2008 à 17:28
Je suis un peu content que vous vous en preniez à Richard Martineau parce qu’il y a un fond de vrai dans ce que vous dites.
Mais en tombant sur son cas, n’êtes-vous pas en train de faire un Richard Martineau de vous-même?
Ça ne ressemble pas au poisson qui mange le poisson qui mange le poisson?
le 28 février 2008 à 18:18
Bonjour Tym Machine.
Il est vrai que je sais utiliser la provocation pour quelquefois attirer l’attention vers mes opinions; mais ce n’est pas de facto une habitude. Cependant, j’honnis ce concept (commerciale) de travestir ses propres idées ; avoir de l’attention pour avoir de l’attention, c’est idiot. À ce sujet, j’explique très bien ici ma philosophie sur la question.
Bon, cela dit, je profiterai de l’occasion pour vous remercier tous de vos commentaires ainsi que de votre appui moral envers ma (vaine) attaque frontale sur Martineau. Pour ma part, depuis longtemps, je suis passé à d’autres préoccupations. Or, cet article appartient maintenant à la blogosphère… Je me suis libéré de ma haine pour Martineau ; aussi bien ne plus revenir sur le sujet.
le 20 mars 2008 à 15:50
Je suis sidéré!!!
Honnêtement, c’est la première fois que je constate autant d’énergie (non mais, le texte est rudement bien écrit) dépensée à descendre quelqu’un. Je suis loin d’être un fan de Martineau mais, le fondement de l’éditorial n’est-il pas de présenter une opinion, généralement très subjective, d’un événement ou tout autre sujet digne d’intérêt?
M. Boileau, vous avez un talent indéniable pour l’écriture mais, malheureusement votre tentative d’exorciser votre haine vis-à-vis Martineau et de ce qu’il représente est futile. Martineau, tel qu’il se représente publiquement est un personnage. Rien de plus, rien de moins. Tout éditorialiste écrit en fonction d’une chose : faire réfléchir la population. En ce sens, il est relégué à rejouer, de façon interminable, l’avocat du diable. Certains sont bons, d’autres moins… Après la lecture de votre article je n’ai pu qu’esquisser un sourire et de me dire que cette personne, ou plutôt ce personnage, pour qui vous vouez une haine indiscutable à, ironiquement, réussi…
Mais, comme je vous l’ai déjà dit, vous écrivez indiscutablement bien!
le 6 juin 2008 à 17:47
Le blogue Reactionism Watch nous propose aujourd’hui un billet sur l’incohérence intellectuelle de Richard Martineau.
http://reactionismwatch.wordpress.com/2008/06/06/leffondrement-de-la-tour-divoire/
Ainsi donc, la tour d’ivoire d’un des plus grands défenseurs de la “mission” canadienne en Afghanistan, Richard Martineau, vient de s’effondrer. Dans un article paru le 4 juin dernier, ce réactionnaire de renommée a affirmé ne plus croire au bien fondé de cette aventure impérialiste. Cet homme qui prétendait, il n’y a pas si longtemps, que la “mission” en afghanistan était comparable à la libération de la France de l’Allemagne nazie par les alliés, s’est rendu à l’évidence: Il n’y a pas de lien faisable entre ces deux événements.
Alors que la France a été libéré de la machine de guerre la plus meurtrière de l’histoire dans la joie et l’euphorie, ayant mené une lutte de résistance héroïque contre l’occupation nazie et recevant ensuite une démocratie en bonne et du forme, l’OTAN a “libéré” l’Afghanistan en bombardant des villages et des civils sans retenu, en répendant le chaos à travers ses alliés de “l’Alliance du Nord” (Talibans rasés) et en y installant un régime fantoche “élu” par à peine 15% de la population! Et ce n’est même pas pour ces raisons que Martineau s’est rendu à l’évidence, il s’est juste rendu compte, quelques années en retard après tout le monde, que le régime d’Hamid Karzaï est aussi obscurantiste que celui des talibans. Bien-sûr, le reste de son texte est teinté de son islamophobie habituelle, mais on voit quand même que cet homme a abandonné sa prise de position absurde en faveur de la “mission” afghane.
Avec le départ imminent de l’impérialiste Rick Hillier, la sortie de Roméo Dallaire et la désillusion du réactionnaire Martineau, les supporters de l’intervention en Afghanistan se font plutot rares. Le gouvernement Harper en est à ses derniers pas dans ce pays, je lui conseille de faire ses adieus au pouvoir. Il ne faut pas oublier l’opposition conjointe du Québec et de l’Ontario aux politiques stupides du “gouvernement” conservateur. Je ne crois pas qu’il soit possible pour Harper de rester au pouvoir avec seulement l’Alberta et la Saskatchewan. Je sais qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant qu’il ne soit mort, mais disons que ça s’annonce bien.
Pour finir avec Martineau, je suis bien content de le voir se contredire dans ses propres positions. Ça ne fait que montrer encore plus aux gens qu’il est tout SAUF un journaliste sérieux!