Interpersonnelle, Sports
écoutez ici la mise en situation, c’est à dire un message de Zak laissé dans ma boîte vocale
Au tout début de mon blogue, je vous avais déjà parlé de Zak; mon ami avec qui je partage la passion du ballon rond. He bien, durant cet Euro prometteur pour l’équipe d’Espagne, je ne peux m’empêcher de lui souhaiter la meilleure des chances. En effet, les Bleus ayant été anémiques cette année, mon cœur se range cette fois du côté Espagnols (afin, entre autres, de faire pardonner les antérieures victoires françaises à leurs dépends).

à la dernière coupe du monde, Zak m’avait courageusement accompagné dans un repère français durant le match de quart Espagne-France (match gagné 3-1 par les Bleus). Etant alors le seul maillot rouge entouré dans une masse de Bleus, l’expérience pour Zak allait inévitablement être à double tranchant.
Voyez-vous, dans un tournoi international de football, tel présentement celui de l’Euro, ce n’est pas juste des équipes qui s’affrontent (comme pour l’ensemble des finales de sports professionnels), mais bien aussi des identités nationales qui s’y expriment. De la sorte, la consécration ici n’est pas qu’un simple trophée, mais bien plus le synonyme d’un rayonnement culturel pour le pays victorieux. D’ailleurs, il suffit d’analyser la symbiose entre les joueurs d’une équipe donnée, leurs partisans et les liens identitaires les unissant, pour constater que l’atmosphère ici n’a rien à voir avec un simple match de sport normal. Discernez-vous toute l’énergie qui anime le petit ballon rond; comprenez-vous pourquoi, au gré de son positionnement sur le terrain, des nations entières retiennent leurs souffles à l’unisson ?
D’autre part, puisque par définition, une seule équipe par tournois peut gagner, il est aussi très intéressant d’analyser le côté duquel se rangeront les partisans des équipes perdantes (et aussi non-participante). À cet effet, cette dynamique révèle ce que j’appelle l’identité du cœur, une composante de l’identité tout aussi valable que celles des origines ou de l’appartenance nationale.
Sacré Zak, c’est qu’il aime être en minorité… durant l’Euro 2002, j’avais été appuyé mon équipe B dans un pub irlandais.
À titre d’exemple, au moment où je vous écris présentement, j’écoute en sourdine le match Croatie-Turquie. A priori, je n’avais aucun parti pris pour ce match. Or, ma copine Anne-Marie «tripant» littéralement sur la Croatie depuis un voyage dans ce pays, j’appuie donc cette dernière contre la Turquie. Cependant, il faut dire qu’aujourd’hui, spécifiquement en ce jour d’anniversaire d’Anne-Marie, je lui ai préalablement acheté le maillot de la Croatie. J’espère que mon investissement en vaudra historiquement le cout, d’autant plus qu’une éventuelle finale Croatie-Espagne rassemblerait pour l’occasion quelques-uns de mes amis autour de Zak et Anne-Marie. Croisons-nous les doigts alors !
Histoire maintenant de revenir à nos toreros, sur la route de l’équipe d’Espagne dimanche prochain, en guise d’obstacle en quart de finale, se dresse l’immanquable Squadra Azzura (une équipe qui cultive cet art de gagner de toute les façons possibles). Mais ayant vu à l’œuvre la grande qualité technique du jeu de passes espagnoles contre la jeune équipe de Russie, puis la talentueuse Suède, tous les espoirs sont permis cette année.
Vamos España!
Viva España!
Allez!!! Venez nous rejoindre dans le fraternel esprit de l’Euro… célébrons ensemble le coloré mélanges des cultures et de nos identités. Quoiqu’avant de pouvoir partager son identité, encore faudrait-il commencer par en avoir une.
MOTS-CLÉS: Anne-Marie • football • nationalisme et identité • relations interpersonnelles • Sports • Zakaria Odda





![Track: Date of Expiration [Unit's Bad Eggs Mix by Unit 187]
Artist: Funker Vogt
Album: Revivor
Genre: Techno Industriel replacing](/images/blank.gif)

le 22 juin 2008 à 19:43
L’Espagne… enfin !
http://www.radio-canada.ca/sports/soccer/2008/06/22/003-EuroQuarts_Dimanche.shtml
le 22 juin 2008 à 20:34
Cette fois-ci je m’adresse à Zak via ce blogue.Sâche tout d’abord que je suis très contente pour toi, maintenant l’Espagne se rend aux carrés d’as… Vous l’avez mérité et merci d’avoir éliminé l’équipe théâtrale de l’Italie… Et moi ma Croatie a perdu
mais j’ai avant même d’avoir lu ce texte dit à Carl: C’est un rdv dans 2 ans au mondial ! Je garde espoir en mon équipe…
Carl m’a alors dit, j’aime bien ta réaction tu fais ton Zak, il faut toujours avoir espoir en notre équipe
On peut dite que le foot ce n’est pas qu’une question de sport, c’est toute l’émotion, le sentiment d’appartenance qui entre en jeu.
Et maintenant pour le reste de cet euro 2008, je n’ai qu’une seule chose à dire : Viva espagna !!!!
le 26 juin 2008 à 13:22
Une petite pensée pour l’Espagne pour cet après-midi !
le 26 juin 2008 à 21:56
Salut…
l’Espagne enfin en finale après 24 ans d’absence.
Cette équipe qui a toujours compter dans ses ranges les meilleurs techniciens du football peut finalement encore réussir à gagner comme lors de la coupe d’Europe de 1964.
Je vais garder la tête froide car je me souviens d’un allemand du nom de Gary Lineker, un grand joueur qui a évolué au Barça.
Il a eu un jour les propos suivant : le football se joue à 11 et les Allemands gagnent à la fin.
Mais nous tenteront de faire mentir le proverbe. Car il faut vraiment arriver à cette finale pour la gagner.
le 27 juin 2008 à 8:02
Pour ma part, c’est sur que ce dimanche je vais être devant un télévieur quelque part à regarder le match. L’espagne gagnera, j’ai de l’espoir !
le 1 juillet 2008 à 0:37
Et l’Espagne gagne à la fin
À la veille de la finale de l’Euro 2008, le sélectionneur espagnol, Luis Aragones, avait prévenu ses joueurs: «Celui qui perd tombe dans l’oubli.» Et Dieu sait que la Roja était passée maîtresse dans l’art de se laisser oublier. Éternelle favorite, sempiternelle déception. Dernier championnat en grand tournoi: Euro 1964 (plus l’or olympique à Barcelone en 1992). Et le contrat s’annonçait d’autant plus ardu qu’elle retrouvait hier le plus coriace des clients, l’Allemagne, constamment présente aux rendez-vous importants, imposante, méthodique, sans complexes. À l’issue de sa victoire contre la Russie en demi-finale, Aragones avait d’ailleurs rappelé la boutade de l’ancien attaquant anglais Gary Lineker: «Les Allemands gagnent toujours à la fin.»
Mais pas cette fois. Cette fois, les Espagnols sont arrivés soudés comme jamais, après des mois de virulentes critiques à la maison — la décision d’Aragones de ne pas retenir les services de Raúl, notamment, a enflammé le pays — avec cette attitude de nous-contre-le-monde qui a si souvent fait ses preuves par le passé. Cette fois, ils ont, pour reprendre l’expression du gardien Iker Casillas, «rompu avec la malédiction». Cette fois, ils ont joué du football inspiré jusqu’au bout. Cette fois, pour une fois, c’est l’Espagne qui gagne à la fin. Et succède à la Grèce comme championne d’Europe des nations.
Sur la pelouse du stade Ernst Happel de Vienne, dans un match tout à fait enlevant, âprement disputé, offrant une multitude d’occasions de marquer, à l’image de l’ensemble du tournoi, il faut le dire, les Espagnols ont pris la mesure des Allemands, qui avaient jusque-là trois fois plus de trophées qu’eux n’avaient de participations à des finales, par le score de 1-0. Et, ironie de l’histoire, par-delà 20 années de frustrations, ils ont reçu leurs médailles et leur coupe des mains du président de l’Union européenne de football, Michel Platini, le même qui, en leader des Bleus, les avait privés d’un titre lorsque la France leur avait ravi la finale en 1984.
La Roja partait pourtant handicapée, privée de son attaquant David Villa, meilleur buteur du tournoi avec quatre réalisations, blessé au proverbial ischio-jambier. Il appartenait dès lors au jeune prodige de 24 ans de Liverpool, Fernando Torres, de prendre les choses en mains (façon de parler). Annoncé comme l’une des têtes d’affiche de l’Euro, Torres s’était fait relativement discret depuis le début du tournoi. Ses défenseurs arguaient qu’il s’effaçait plutôt pour mieux servir l’efficace collectif espagnol. En tout cas, hier, il a jailli, et au moment propice.
Des experts ont raconté que le premier but de cette finale allait être crucial. C’est très très vrai lorsqu’un match se termine 1-0. Et Torres s’est chargé de se faire le livreur de marchandise. Déjà , après un premier quart d’heure de jeu dominé par l’Allemagne, qui contrôlait le ballon, les Espagnols avaient soudain relevé la tête et lancé l’attaque. À la 22e minute, Torres dépassait en impulsion un défenseur adverse et parvenait à rediriger de la tête un centre de Sergio Ramos, mais le ballon a abouti sur le poteau à la droite du gardien allemand, Jens Lehmann.
Mais, à la 33e, «El Niño» se reprenait, pour de bon et de fort jolie façon. Le milieu de terrain Xavi Hernández, dans l’axe mais éloigné du filet, repère son coéquipier légèrement décalé sur la droite et lui envoie la passe. Torres est étroitement marqué par Philip Lahm, qui semble avoir une enjambée d’avance sur lui. Mais Torres bat le défenseur de vitesse et arrive de justesse premier au ballon. Ayant flairé le danger, Lehmann quitte sa cage et fond sur Torres à l’entrée de la zone de réparation. Il arrive trop tard et n’a d’autre possibilité que de se jeter au sol en espérant que le ballon le touche. Mais Torres parvient à soulever la balle par-dessus le gardien et celle-ci roule jusque dans le petit filet côté gauche. Cela devait suffire à coiffer l’Espagne du titre de reine du soccer européen.
Les Allemands, de leur côté, n’ont jamais abandonné, mais ils ont manqué de ressources lorsque venait le temps de compléter leurs actions en attaque, et Casillas a rarement été véritablement inquiété (quatre tirs seulement, contre 14 à l’autre bout). Le capitaine de la Nationalmannschaft, Michael Ballack, brillant jusque-là dans le tournoi mais qui représentait un cas douteux avant la rencontre en raison d’une blessure à un mollet, a connu un match difficile, coupé au visage par un coup de tête accidentel et saignant abondamment. Il a dû quitter la rencontre pendant quelques minutes, avant de revenir. Des critiques à son endroit et à l’endroit de l’ensemble de la sélection pourraient ressurgir, à la lumière du fait que l’Allemagne, bien que finaliste à la Coupe du monde de 2002 et à cet Euro, n’a rien gagné depuis l’Euro 1996.
Les Espagnols, eux, désireux de clouer définitivement le cercueil, ont continué de presser offensivement jusqu’à la fin, mais Lehmann, lui aussi objet de reproches épisodiques, a gardé son équipe dans la partie avec quelques beaux arrêts. Cela, toutefois, ne devait pas suffire.
Quant au controversé Luis Aragones, qui aura 70 ans le mois prochain, il s’agissait de son dernier match aux rênes de la sélection espagnole. Il s’en va, a-t-il raconté, «parce que personne ne m’a demandé de rester». Il part évidemment en pleine gloire, ayant pris le pari audacieux de constituer une équipe jeune, qu’il n’aura cependant pas la chance de guider vers la Coupe du monde de 2010.
Mais si celui qui perd tombe dans l’oubli, lui et les siens resteront longtemps dans les mémoires.