Vision Montréal
Ce parti politique montréalais est aujourd’hui dans le trouble

Vision Montréal est branché sur le respirateur artificiel. En effet, n’ayant plus de pertinence politique (si ce n’est que par son rôle statutaire d’opposition officielle) car sans cadre idéologique pour lui assurer une cohérence temporelle, Vision Montréal ne va pratiquement nulle part. De surcroît, cumulant les insuccès électoraux depuis la chute de Pierre Bourque en 2001, cette formation doit impérativement se relancer si elle compte demeurer concurrentielle. En guise de solution cependant, plutôt que de réfléchir à leur plate-forme électorale pour l’avenir de Montréal, Vision Montréal agira telle une entreprise déclarant faillite… en repartant sur un autre nom (hé oui, ceci est un petit scoop).

En passant, vous remarquerez dans la colonne de droite de ce blogue, un petit sondage à ce sujet ;)

Il était déjà bien ironique que cette formation se prétendre porteuse d’une vision quelconque dans sa nomenclature, faut-il vraiment s’étonner que cette dernière priorise la voie facile de l’image sur la substance à proposer aux citoyens. Mais voyez-vous, cet état de fait est finalement symptomatique de l’actuelle médiocrité de notre système politique… ce reflet de notre anémie démocratique.

Aujourd’hui, puisque les partis politiques sont confinés à suivre les règles d’un jeu définies par les forces du marché libre, ces derniers ont un pouvoir très restreint quant à leur réelle influence sur le cours des choses. Alors, faute de pouvoir appliquer des changements concrets, les formations politiques simulent à l’électorat de pouvoir en faire; si bien que tout n’est qu’image, cosmétique… et mensonge.

spectacle-politique
La politique est pratiquement rendue comme une émission de télé-vérité, un spectacle où les acteurs s’entrechoquent constamment

Alors, afin de déterminer l’équipe de carriéristes qui aura le privilège d’administrer les fonds publics (et les pots de vin), les élections montréalaises se jouent sur le terrain marketing plutôt que ceux des idées et des projets collectifs. Bref, tout est axé sur la présentation du véhicule politique (couleurs, nom, slogans, décorum). Puis, la tête de proue étant déterminante à cet effet, l’image publique du chef (sa personnalité, son sourire, sa visibilité) s’avère ainsi capitale pour alimenter les médias (promesses vaporeuses, surenchère mathématique des budgets alloués, accusations ludiques, émotions calculées, surabondances d’insipide poignée de main). Bref, les firmes de communication (à l’emploi contractuel des partis) nous imposent donc un bête concours de personnalité plutôt que d’en appeler à une réelle réflexion démocratique. Ensuite, «fort» de ce nivellement intellectuel vers le bas, les médias (corporatistes) accentuent notre aliénation en relayant les faits saillants de cette mascarade… plutôt que d’articuler les réels enjeux pour la population.

Tremblay/Bourque : bonnet blanc et blanc bonnet
À l’exception de leur personnalité propre et des noms de leurs partis réciproques, faites-vous réellement la différence entre les idées de blanc bonnet et bonnet blanc ?

Dans ce contexte, histoire de rivaliser avec le changement de nom du parti du maire Tremblay (ces derniers ont changé UCIM pour Union Montréal), Vision Montréal dévoilera bientôt, elle aussi, les couleurs de sa nouvelle voiture de course. Nouveau nom, nouveaux commanditaires… voire un nouveau pilote, Benoît Labonté est en effet appréhendé pour conduire les rennes de l’actuel parti d’opposition. Eh oui, l’actuel maire de l’arrondissement Ville-Marie, cet ambitieux transfuge, est perçu comme la meilleure tête de proue disponible pour relancer Vision Montréal.

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Changement de nom, slogan débile, sourire niais, palettes de couleurs étudiées : La présentation d’Union Montréal en 2005 était dès plus formatée. D’ailleurs, étant elle-même en avant-plan d’un fond blanc, cette photo officielle du maire agissait en soit comme un «brand». Dans cette dynamique de production en masse, il n’était même plus la peine de personnaliser les pancartes électorales des divers candidats de cette formation… il suffisait de faire du copier-coller avec la photo du maire dans Photoshop.

Voyez-vous, à l’heure où les partis servent les intérêts personnels de ses membres plutôt que de servir les intérêts d’une idéologie quelconque, le transfert d’allégeance n’est plus seulement une pratique tolérable, mais bien une option adaptée au contexte néolibéral. Ensuite, quand nous saisissons les fondements initiaux de Vision Montréal, ce «parti champignon» créé en 1994 par/ pour Pierre Bourque, nous comprenons ainsi que cette formation s’articule dans le culte d’un «grand cheuf». Si bien que sans un chef populaire, ce genre de parti populiste en arrive à perdre aussi sa simplette identité. Or ici, quant nous nous rappelons qu’en 1998, Vision Montréal fut rebaptisée Équipe Bourque/Vision Montréal, ne voilà t’il pas aujourd’hui, justement, le contrecoup d’avoir misé sur l’identité d’une seule personne plutôt que sur un réel programme politique. Alors, il n’est pas surprenant que l’ancien parti de Pierre Bourque cherche un second souffle en essayant d’appliquer d’instinct la même formule. Toutefois, Vision Montréal peut bien espérer surfer sur la vague de Benoît Labonté, je ne parierais pas pour autant que ce dernier compromet sa carrière à la prochaine élection. Est-ce dire ici, que Vision Montréal vivrait ces derniers jours d’existence? Assurément, si ce n’était pas du «payroll» alloué aux stationnés salariés de ce parti, Vision Montréal serait aujourd’hui beaucoup plus qu’en déroute.

Et franchement, admettons-le; l’arrivée de Projet Montréal aura concrètement modifié le paysage politique de Montréal. Effectivement, non seulement notre formation catalyse l’espoir des citoyens par l’intermédiaire d’idées emballantes (voire nécessaire à l’avenir), mais notre substance en soi conditionne le rythme des débats à Montréal; nous sommes pratiquement l’opposition officieuse. D’ailleurs, dois-je rappeler (aux médias) que cette perception s’est mathématiquement concrétisée aux deux dernières élections partielles, ou Projet Montréal est arrivé bon deuxième. En effet, le 16 décembre dernier dans l’arrondissement d’Outremont, notre candidat à la mairie, Jean-Claude Marsan, à obtenus 1649 votes (37.43 %), soit 424 votes de moins que Mme Cinq-Mars d’Union Montréal (47.05 %) et 990 votes de plus que Mme Hernandez de Vision Montréal (14.96 %).

La politique a horreur du vide; or si Vision Montréal n’offre plus rien à l’avenir, cette insipide formation ne peut plus rivaliser contre l’ascension naturelle des idées portées par Projet Montréal.

conférence de Richard Bergeron
Quoi de mieux qu’assister à une conférence de Richard Bergeron pour comprendre l’essence de notre programme. D’ailleurs, je parle ici, dans cet article, de ma rencontre initiale avec le chef de Projet Montréal.

Allez, «gens» de Vision, tirez la plogue de votre respirateur artificiel et réalisez que l’avenir ne peut s’organiser qu’aux côtés de Projet Montréal. Voyez-vous, nous avons des idées, un programme, une vision… et un authentique chef pour transporter le tout à destination. Et comment dire… afin d’offrir le meilleur à nos concitoyens et remettre Montréal sur les rails du futur… il vous est encore possible d’embarquer dans notre tramway. Ensemble, nous arriverions certainement à amener Montréal «vert» sa prochaine destination.

Avez-vous toujours le goût de servir Montréal ? En tout cas, nous avons toujours besoin de votre expérience.

Je ne suis pas en politique municipale pour durer. Je suis là pour agir
- Pierre Bourque

Hyperliens référencés

  1. Référence n°1
    http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/02/08/007-DGE-Vision-Montreal_n.shtml
  2. Référence n°2
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vision_Montr%C3%A9al
  3. Référence n°3
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourque
  4. Référence n°4
    http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rald_Tremblay
  5. Référence n°5
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_Montr%C3%A9al
  6. Référence n°6
    http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=87,2753554&_dad=portal&_schema=PORTAL
  7. Référence n°7
    http://www.cyberpresse.ca/article/20071124/CPACTUALITES/711240762/1019/CPACTUALITES
  8. Référence n°8
    http://en.wikipedia.org/wiki/Brand
  9. Référence n°9
    http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ral
  10. Référence n°10
    http://www.projetmontreal.org/
  11. Référence n°11
    http://www.projetmontreal.org/communiques/communiques.php?id=257
  12. Référence n°12
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Marsan
  13. Référence n°13
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Bergeron_%28homme_politique%29

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2 réponses à l'article “Le ciel obscurci de Vision Montréal; les signes d’une mort annoncée”

  1. dodNo Gravatar dit:

    Moi je propose comme nouveau nom de Vision, suite a la tentative de rapprochement vers Projet Montréal, Pro-Vision Montréal!

  2. Carl BoileauNo Gravatar dit:

    Héhé,

    Vision Montréal est vraiment en pleine débâcle.
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPACTUALITES/804040696/1019/CPACTUALITES

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