Un ami pour Versi
Cet article sera l’occasion de vous redonner des nouvelles à propos de Versi, la rainette versicolore que j’ai capturée en juin 2009.
D’entrée, sachez que cette dernière est toujours en vie et se porte pour le mieux. Indéniablement, cet amphibien de nos forets s’adapte très bien à la vie en captivité. En effet, elle résiste bien au changement de température, ne semble pas stressée par les activités humaines à ses alentours et mange spontanément les insectes vivants que je lui propose. (D’ailleurs, cet animal ne m’apparait jamais rassasié tellement elle peut s’empiffrer).
D’autre part, les rainettes étant arboricoles, celles-ci utilisent l’ensemble de l’espace à leur disposition; une dynamique qui stimule notre intérêt à les regarder. Par ailleurs, parce qu’elles passent l’essentiel de leur vie dans les branches, les rainettes ont l’avantage à ne pas imposer à aux terrariophile un «système de piscine» complexe. Vivant plusieurs années, résistante, d’entretien aisé, changeant de couleur, la plus grosse des rainettes du Québec serait-elle l’amphibien parfait à maintenir en captivité ?
Cela dit, après une année complète de solitude, j’ai donc capturé un ami pour Versi. Une capture qui est une histoire en soit.
Évidemment, parce que Versi est vraisemblablement une femelle (je ne l’ai jamais entendu chanter), mon intérêt est accru par l’ajout d’un mâle dans son environnement. Effectivement, j’ai découvert ce spécimen, le soir, en sortant d’un mariage à Saint-Antoine sur le Richelieu. Ayant préalablement entendu le chant de la rainette versicolore par Internet, j’avais alors immédiatement identifié la nature du son émanant des alentours d’un étang artificiel. Après avoir ainsi découvert que le bruit provenait du haut d’un cèdre, j’envisageais toutefois mal de repérer l’animal étant donné la pénombre ambiante.
Après avoir fait rire de moi par un groupe qui me regardait chercher «des Ouaouarons dans les arbres» parce qu’à leurs yeux, j’étais trop imbécile pour réaliser que le son de grenouille venait d’un haut-parleur, j’ai eu l’idée de télécharger l’application flashlight dans mon cellulaire (roulant sous le système Android). Mon appareil projetant alors un faisceau de lumière, j’ai vite repéré la rainette à l’intérieur du cèdre. Puis en l’aveuglant ainsi pour l’immobiliser, ce fut un jeu d’enfant de l’attraper.
Alors, voilà, je ne sais trop comment se déroulera la suite des choses maintenant que j’ai un couple de rainettes.
une photo prise le 19 juillet 2010, 21:57
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